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 La Russie est-elle une «menace» pour l'Otan ?

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Juan
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MessageSujet: La Russie est-elle une «menace» pour l'Otan ?   Dim 10 Juil 2016 - 15:02

Les pays de l'Otan, dont le sommet s'est achevé samedi à Varsovie, ont confirmé le renforcement de leur présence militaire à l'Est de l'Europe pour rassurer leurs partenaires de l'ex-bloc soviétique face à la Russie qu'ils appellent dans le même temps à dialoguer.

Envoyé spécial à Varsovie.

La Russie doit-t-elle être considérée comme une «menace»? Non, répond l'Otan stricto sensu en évitant de la définir ainsi dans la déclaration finale du sommet de Varsovie. Une approche que, sur le fond, des membres de l'Alliance, principalement les pays baltes et la Pologne, ne partagent pas et qui souligne la persistance de différences de vues profondes entre les Vingt-huit sur la question des relations avec Moscou.

Dans leur déclaration conjointe, les partenaires de l'Otan affichent l'«unité» et la «solidarité», socles de la défense collective, leur «responsabilité fondamentale». Parmi les principaux défis sécuritaires de l'Alliance, le rôle joué par la Russie dans la crise ukrainienne et son annexion de la Crimée n'est pas qualifié littéralement de «menaçant» mais est décrit plus diplomatiquement comme «portant atteinte à l'ordre fondé sur les règles en Europe». Le communiqué va même jusqu'à inverser la proposition: c'est l'«Otan (qui) ne constitue une menace pour aucun pays», peut-on lire dans le texte, qui résulte par nature d'un compromis.

Cette ligne est défendue avec constance par le secrétaire général de l'Otan, le Norvégien Jens Stoltenberg qui plaide à la fois pour une «défense forte et un dialogue constructif» vis-à-vis de la Russie. «Nous ne voyons aucune menace immédiate vis-à-vis d'un allié de l'Otan», souligne-t-il. «Nous n'avons le partenariat stratégique que nous avons tenté de développer après la guerre froide mais nous ne sommes pas non plus dans une situation de guerre froide», a dit Jens Stoltenberg. Cette position voulant équilibrer «fermeté et dialogue» est illustrée par les décisions prises à Varsovie.

La Russie «n'est pas une menace ni un adversaire»

D'une part, les pays de l'Alliance ont confirmé la montée en puissance de leur présence militaire en Europe de l'Est où quatre bataillons, soit jusqu'à 4000 militaires, seront déployés par rotation dans les trois pays baltes et en Pologne. La France enverra en 2017 une compagnie (150 hommes) en Estonie et une autre en 2018 en Lituanie, dans le cadre de la Brigade franco-allemande. D'autre part, les participants ont annoncé la tenue dans la foulée du sommet, le 13 juillet, d'une réunion au niveau des ambassadeurs du conseil Otan-Russie, une instance de concertation gelée pendant deux ans à la suite de la crise ukrainienne.

Pourtant, d'autres propos entendus lors du sommet tranchent singulièrement avec la déclaration finale. Le président polonais, Andrzej Duda a mis les pieds dans le plat en estimant que «l'agression de la Russie contre l'Ukraine a dévasté l'ordre international tel que nous le connaissions». Pour le chef de l'État polonais, les agissements de Vladimir Poutine à l'encontre des voisins de la Russie ne sont rien moins que des «menaces contre la paix». Le président polonais a rejeté par ailleurs l'idée d'un dialogue avec Moscou, cette piste ayant, selon lui, déjà été tentée sans résultat.

A contrario, François Hollande a souligné que la Russie «n'est pas une menace ni un adversaire». C'est «un partenaire qui, c'est vrai, peut parfois utiliser la force» comme en Ukraine, a-t-il déclaré à son arrivée à Varsovie. Certes, lors de sa conférence de presse, le président de la République a repris les «éléments de langage» du sommet en déclarant que «c'est la fermeté qui permet le dialogue et c'est le dialogue qui permet ensuite de trouver des solutions». Mais il avait estimé la veille que l'«Otan n'a pas du tout vocation à peser sur les relations que l'Europe doit avoir avec la Russie», résumant de la position de la France vis-à-vis de son grand partenaire à l'Est. L'Allemagne et l'Italie ont également envoyé des signaux confirmant une prise de distance avec la ligne «dure» de l'Alliance exprimée après le déclenchement de la crise ukrainienne.

«Rester attentif et vigilant»

Au final, les vingt-huit pays de l'Alliance ont pu trouver un consensus sans trop de heurts. «Lors du sommet, les partenaires du président Duda se sont efforcés de le calmer», explique une bonne source. «Il aurait suffi qu'un seul participant lève la main pour refuser le conseil Otan-Russie, par exemple, mais tel n'a pas été le cas», plaide une source diplomatique française. «L'Otan, c'est habituellement 99% d'ennui et 1% d'hystérie, cette fois on n'a pas eu d'hystérie», résume cette source avec humour.

Au total, la Russie peut-elle être considérée comme une menace ou un partenaire? «La question est plutôt de se demander si ce pays produit de la stabilité ou de l'instabilité?», souligne Thomas Gomart, le directeur de l'Institut français des relations internationales (IFRI) qui participait au sommet de Varsovie en tant qu'expert. «C'est un partenaire parce que sans la Russie, le règlement de grands sujets globaux, comme l'Iran ou la Syrie n'est pas possible. Mais c'est en même temps un adversaire parce que ce pays adopte une attitude agressive, notamment en Ukraine, et intrusive, dans certaines capitales européennes», analyse-t-il, estimant qu'«à cause de sa capacité à créer de l'incertitude, la Russie est donc à la fois un partenaire et un adversaire vis à vis duquel il faut rester attentif et vigilant».

Alain Barluet
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