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 LA FRANCE EST-ELLE VRAIMENT EN GUERRE? L’intérêt d’une formule lapidaire choc comme celle-ci, est qu’elle capte immédiatement l’attention des médias.

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Claude Millet
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MessageSujet: LA FRANCE EST-ELLE VRAIMENT EN GUERRE? L’intérêt d’une formule lapidaire choc comme celle-ci, est qu’elle capte immédiatement l’attention des médias.    Mar 2 Fév 2016 - 10:38

de Yves

Excellente synthèse d'une situation qui dérape par lâche idéologie...
La France est-elle vraiment en guerre ?
Publié le 1 février 2016 - par Alain Wagner -Riposte Laïque 
« La France est en guerre » est une formule en vogue cet an-ci.
Lancée publiquement la première fois par Aymeric Chauprade en janvier 2015 (ce qui lui vaut un procès), cette formule a été depuis lors reprise par l’ensemble de la classe politique ou presque.
L’intérêt d’une formule lapidaire choc comme celle-ci, est qu’elle capte immédiatement l’attention des médias.
Elle provoque également chez ceux qui l’entendent un effet émotionnel proche de la sidération qui ne favorise pas, si elle n’est pas solidement accompagnée d’un discours argumentatif structuré, l’exercice de la pensée rationnelle ni de l’esprit critique. A vrai dire, c’est fait exprès…
La guerre ?
Le lendemain ou presque d’un mitraillage dans une salle de concert et devant quelques bistrots parisiens, celui qui fait office de Président de la République nous déclara le 16 novembre 2015 que « la France est en guerre » contre un état islamique qui n’est pas islamique, composé de Musulmans qui ne sont pas musulmans et qu’il convient d’aller bombarder quelques baraquements en Syrie pour montrer qu’on défendra jusqu’au bout le droit d’aller au bistrot tranquille. Puis annonça qu’il convenait de déclarer un état d’urgence (renouvelable), d’espionner toutes nos communications et enfin de modifier notre Constitution afin de donner encore plus de pouvoir à l’exécutif dans les « situations de  crise ». C’est bien pratique la guerre pour faire accepter à toute vitesse des mesures que tout le monde aurait refusé en temps normal…
Ou pas ?
D’habitude quand on est en guerre, il est d’usage de scruter le ciel pour guetter les bombardiers, on cherche les uniformes ennemis, on examine les cartes pour voir les parties du pays envahies par les troupes ennemies. Ici pourtant, rien de tout cela. L’ennemi n’arrive pas de Syrie mais de Molenbeek en Belgique, il n’a pas d’uniforme et est majoritairement composé de Français. Certains observateurs mal intentionnés firent remarquer que tous les membres des commandos mitrailleurs étaient musulmans, mais les autorités compétentes nous affirmèrent que cela n’avait, bien évidemment et au soulagement général, aucun rapport avec l’affaire.
C’est quand même étrange que dans une guerre avec un état situé au Moyen Orient, ceux qui vous attaquent soient originaires de votre propre pays. C’est également étonnant qu’une partie non négligeable de vos citoyens manifestent bruyamment leur soutien à l’ennemi sur les réseaux sociaux et de manière presque ouverte dans la rue et dans leurs comportements quotidiens calqués sur ceux de l’ennemi qui nous est désigné comme responsable de nos malheurs.
Ça, une guerre ? Ça ressemble plutôt à une rébellion
Quand une partie de la population d’un pays cesse d’être loyale au reste de la Nation, quand elle prend fait et cause pour un ennemi déclaré, commet d’innombrables déprédations, violences et agressions, quand elle affiche au quotidien mépris et irrespect des codes sociaux et culturels du pays et du reste de la population, ce n’est pas une guerre, c’est une rébellion.
Les spécialistes du déni de réalité qui nous gouvernent parlent de terrorisme quand les armes sont utilisées et de délinquance le reste du temps, mais si les moyens diffèrent (tout le monde n’a pas de Kalachnikov), la dynamique et motivations sont les mêmes : l’agression de la France et la volonté de l’affaiblir, la haine de sa population et la volonté de nuire et d’humilier.
Ces rebelles ne sont pas tous les Musulmans, mais ceux, et ils sont de plus en plus nombreux, qui répudient volontairement la citoyenneté française. Ceux-là rejettent la liberté pour la soumission aux lois étrangères de la charia, ils rejettent l’égalité pour l’adhésion à une idéologie discriminatoire et enfin, ils rejettent la fraternité avec leurs concitoyens pour l’approbation du jihad contre les mécréants.
Des citoyens déloyaux
En changeant d’allégeance, en abandonnant la loyauté qu’ils devaient à la France et à sa Nation ces rebelles ralliés à la cause de la charia ont, de leur propre fait, quitté la citoyenneté française. Ils ne sont plus français.
Que ces individus soient encore administrativement des Français ne signifie rien et ne mène nulle part, cela crée de facto une catégorie aberrante de citoyens : des citoyens déloyaux haïssant la Nation. En maintenant contre leur gré ces individus au sein de la communauté nationale, la République ne rend service à personne, elle ne fait que maintenir des traitres en son sein pour le malheur de tous.
Notre gouvernement nous ment quand il prétend que nous sommes en guerre contre un état lointain. L’état d’urgence ne sert qu’à tenter de juguler les actes meurtriers de la frange la plus violente des citoyens déloyaux devenus rebelles à la France, assistés de ceux qui franchissent nos frontières en étant déjà acquis à l’idéologie de la charia et à la haine de l’Occident.
Et le déni de réalité
Mais que peut cet état d’urgence contre la rébellion islamique en cours puisque tous refusent de la voir alors même qu’elle sert de terreau à toutes les violences et les haines ? Il n’est au fond qu’une gesticulation de plus dans le grand déni de réalité dans lequel se vautre la classe politique actuelle.
L’absurde concept, importé d’Amérique, de « guerre au terrorisme » ne sert qu’à camoufler la désagréable réalité de la révolte islamique. Cette « rébellion de la charia » en cours en France comme dans toute l’Europe, si elle n’est pas reconnue pour ce qu’elle est et traitée de manière adéquate, ne fera qu’empirer et devenir la véritable guerre civile que beaucoup commencent à pressentir dès aujourd’hui comme l’avenir de nos enfants.
« Mal nommer les choses, c’est ajouter aux malheurs du monde » disait Albert Camus, qui parmi ceux qui prétendent nous gouverner aura le courage d’être premier à enfin bien nommer ce qui arrive à notre pays ?
Alain Wagner

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