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 Mathieu Arrag, président de la coordination des harkis du Gard depuis 2011 ici à Santa Cruz devant la stèle du Bachaga Saïd Boualam

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MessageSujet: Mathieu Arrag, président de la coordination des harkis du Gard depuis 2011 ici à Santa Cruz devant la stèle du Bachaga Saïd Boualam    Mar 26 Jan 2016 - 10:24

GARD Harkis, le mouvement de la rennaissance sociale
Anthony Maurin 25 janvier 2016 à 11:00 A la une, Actualités 1 Comment

Mathieu Arrag, président de la coordination des harkis du Gard depuis 2011 ici à Santa Cruz devant la stèle du Bachaga Saïd Boualam (Photo Anthony Maurin : ObjectifGard).
Fraîchement réélu Président de la coordination des harkis du Gard, Mathieu Arrag, très sensible à l'argumentaire social et élu depuis 2011 à la tête de cette association, tente de rassembler les 1500 familles gardoises de harkis en leur proposant un avenir commun, apaisé et où le dialogue sera possible.
Pour la première fois dans le département, sur un drapeau de commémoration, on peu voir le mot "harkis" brodé en lettres d'or. Cette inscription redore le blason de ces personnes oubliées par la France. Matthieu Arrag, président de la coordination des harkis du Gard veut poursuivre le devoir de mémoire et travailler vers une amélioration sociale de la condition des harkis et de leurs descendants.
 
Comment se porte la communauté harkis dans le Gard?
Les harkis connaissent un handicap psychologique. L'accueil réservé aux harkis arrivés en 1962 en France n'a pas été très bon... La France avait honte d'eux. Les camps, on peut même dire les camps de concentration, séparaient les célibataires, des schizophrènes (NDLR ceux qui ont participé à trois guerre pour la France) et des familles.  Il n'y avait pas d'école, on parlait arabe partout, il y avait un couvre-feu à 22h et on ne voyait les politiques qu'en période électorale. Je suis amoureux de la France. La Marseillaise a été la première chanson que j'ai appris mais les enfants de harkis ont gardé les plaies ouvertes de leurs parents. Nous voulons que l’État assume et paie ces problèmes avec par exemple un suivi psychologique, des logements réservés ou encore l'obligation d'avoir des emplois réservés aux harkis dans, l'administration.
 
Vous proposez d'autres idées, d'autres solutions pour que les harkis vivent mieux leur situation?
On demande une aide de 10000 euros pour l'accession à la propriété mais aussi que les lois réalisées sous Mitterrand et Chirac soient remises au goût du jour. 5000 euros pour l'amélioration de l'habitat avec la mise en place d'une convention entre les HLM, la Région et le Département pourraient aussi aider. Pour des raisons de mobilités, d'emploi et de famille, 3000 euros pour les descendants seraient les bienvenus. Nous regrettons le départ de Damien Alary qui était à l'écoute mais nous allons demander à Carole Delga un siège au Conseil économique, social et environnemental de la Région. Nous aimerions aussi mettre en place des coordinateurs-médiateurs pour aider à l'emploi. Une sorte d'interface entre les pouvoirs publics et les bénéficiaires. Une aide aux employeurs de 4500 euros serait attractive et permettrait d'embaucher des enfants de supplétifs. L’État doit sensibiliser tous ses partenaires à l'histoire des harkis comme celle d'un groupe social spécifique pour une meilleure approche humaine et préparer les descendants aux concours de la fonction publique ou à d'autres métiers. Enfin, une bourse universitaire pourrait être octroyée pour pallier au faible taux de descendants de harkis dans les facultés.
 
Qu'attendez-vous du Président de la République?
La coordination souhaite que le Président François Hollande fasse ce qu'il a promis alors qu'il était en campagne. Nous voulons qu'il reconnaisse le génocide des harkis. Il faut savoir qu'après le 19 mars 1962, plus de 150000 harkis furent tués par les hommes du FLN alors que la guerre était finie. Dans les camps de rétention, dès qu'on se révoltait un peu, on finissait au Mas Careiron à Uzès, on nous faisait passer pour des fous! J'ai 10 ou 15 ans de retard par rapport à l'enfant d'immigré qui est venu pour travailler la terre ou les routes. Nous, nous sommes venus pour des raisons politiques. 2017 est une année importante et les politiques doivent rattraper le mal qui a été fait par le passé. En mai, nous allons organiser une grande primaire des harkis et nous désignerons un porte-parole qui sera en contact avec tous les candidats à l'élection présidentielle. Je me porte candidat pour la délégation gardoise. Nous aimons les valeurs saines de la République mais nous ne souhaitons plus être manipulés, le vote des harkis peur faire basculer une élection!
 
Comment les attentats de 2015 sont-ils perçus par la coordination des harkis du Gard?
Concernant les attentats, évidemment, les harkis ne se reconnaissent pas dans cela. Ces actes nous rappellent les lâches attentats perpétrés par le FLN en Algérie... Je veux que la France sache que les harkis ne sont pas des gens comme ça! Par contre, la question de la déchéance de la nationalité nous interroge beaucoup. On ne sait pas où nous nous situons et surtout, où nous situent les politiques. Il faut éclaircir tout cela.
 
2016 sera l'année du renouveau des harkis?
Le 25 septembre prochain, la rue du four, celle de notre siège à Vers-Pont-du-Gard, sera rebaptisée "rue des harkis" car notre association y a son siège. Une stèle commémorative sera également mise en place au monument aux morts du village. Je suis né à Vers et nous étions la seule famille de harkis. Nous nous sentions un peu rejetés, on ne me laissait pas jouer avec les autres enfants, je pense qu'on ne voulait pas de moi alors, je me suis fait ma place! La mémoire est primordiale. Dans certaines grandes villes, les adjoints qui sont en poste sur les questions des harkis ne sont pas compétents et ne servent pas à grand chose. En 2020, il faudra que cela change, y compris à la mairie de Nîmes.

Un devoir de mémoire pour Mathieu Arrag, la photo de son père médaillé entre ses mains et des livres pour ne pas oublier les moments de douleur (Photo Anthony Maurin : ObjectifGard)

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