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 Kerviel et la Société générale : où est la vérité ? La Société générale s'inscrit dans un système bancaire et financier sans âme ni humanité.

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Claude Millet
Fondateur
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MessageSujet: Kerviel et la Société générale : où est la vérité ? La Société générale s'inscrit dans un système bancaire et financier sans âme ni humanité.    Lun 18 Jan 2016 - 23:48

Kerviel et la Société générale : où est la vérité ?

La Société générale s'inscrit dans un système bancaire et financier sans âme ni humanité.

Philippe Rodier
Manager d’entreprise et chargé d’enseignement
Docteur en droit
Accueillir des réfugiés, oui. Mais accueillir les vraies victimes : les chrétiens d’OrientD’un fait divers dans la rue avec des musulmansCourageuse Rania de Jordanie



Selon certains médias, on apprend aujourd’hui que l’enquête sur le scandale Kerviel-Société générale aurait été « orientée » pour innocenter la banque. Si cela est avéré, ce serait parfaitement conforme avec les discours de son président de l’époque qui rejetait toute responsabilité juridique et morale dans cette affaire et évoquait un « terroriste » ayant « déjoué tous les systèmes de sécurité et de contrôle de la banque ».
Outre le fait que cette analyse est erronée car un terroriste agit au nom d’une cause pour laquelle il est généralement prêt à se sacrifier, alors que M. Kerviel agissait pour l’intérêt de son employeur et le sien, quiconque a un minimum de bon sens et de connaissances dans les procédures économiques, financières et informatiques ne pouvait que rire de ce propos au regard de l’ampleur des sommes monétaires engagées et générées.
Soyons sérieux ! Même si les responsables de cette banque nous ont pris pour des crétins crédules, il ne s’agissait pas de quelques milliers d’euros, ou même centaines de milliers d’euros noyés dans une grosse masse de milliards. Non, il s’agissait de dizaines de milliards d’euros engagés qui en généraient autant chaque année sans que personne, parait-il, ne voyait rien ! Ils étaient tous tellement désintéressés et agissant pour le bien-être de l’humanité qu’ils étaient trop naïfs pour voir la supercherie !
La Société générale s’inscrit dans un système bancaire et financier sans âme ni humanité. Un système qui a fait de l’argent une finalité et non plus un moyen de développement et d’investissement. Une fuite en avant permanente : toujours plus pour enrichir des actionnaires qui ne prennent des parts sociales que pour toucher des dividendes. La spéculation est leur religion, les traders leur clergé, les présidents de banques et institutions financières leurs cardinaux, le patron de Goldman Sachs leur souverain pontife et l’argent leur nouveau Dieu unique. Et n’allons surtout pas croire que ça ait changé depuis !
Vu l’ampleur du scandale et l’enjeu financier pour le système bancaire national, on imagine aisément que tout fut mis en œuvre à Bercy et place Vendôme pour protéger la banque et charger la responsabilité sur un seul individu, certes aussi responsable que sa hiérarchie, mais néanmoins bouc émissaire de cette affaire. Mieux vaut sacrifier un homme qu’une banque qui pèse dans la finance française.
L’homme en question aurait fait œuvre de rédemption : il a rencontré le pape (s’est-il confessé pour son idolâtrie de l’argent et sa tricherie ?) et fait pénitence en marchant à pied. Il ne nous appartient pas de juger les âmes et les cœurs et je lui souhaite d’être sincère dans sa renaissance spirituelle et sa découverte des vraies valeurs.
Quant à la banque concernée, il ne reste plus qu’à espérer que la vraie justice passe enfin et que ses anciens dirigeants soient reconnus comme ayant favorisé et incité de telles actions hautement spéculatives.
Philippe Rodier
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ar75
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MessageSujet: Re: Kerviel et la Société générale : où est la vérité ? La Société générale s'inscrit dans un système bancaire et financier sans âme ni humanité.    Mer 20 Jan 2016 - 16:18

Affaire Kerviel : de l’imposture à la malhonnêteté intellectuelle

Il est impensable que la ligne hiérarchique de ce salarié n’ait pas eu connaissance de l’apparente frénésie spéculative de ce jeune opérateur de marché.

Patrick Verro


Pourquoi je n’ai pas mis de drapeau tricolore à ma fenêtreQuelques candidats supplémentaires aux Molières de la malhonnêteté intellectuelle


Dans la deuxième partie de l’émission « Envoyé spécial » du 14 janvier dernier, intitulée « Complément d’enquête », il fut question des mésaventures du jeune ex-trader de la finance, Jérôme Kerviel, aux prises avec les manœuvres de la mafia du clan des banquiers.
Alors là, je vais coiffer ma casquette d’homme de l’art – diplômé de Haute Finance et de l’Institut des techniques de marché (financier), collaborateur-conseil d’un groupe indépendant de conseil spécialisé (entre autres) dans les progiciels de contrôle de salles de marché – pour répéter ce que j’ai toujours proclamé, à savoir qu’il est impensable que la ligne hiérarchique de ce salarié n’ait pas eu connaissance de l’apparente frénésie spéculative de ce jeune opérateur de marché, et invraisemblable que le « back office » n’ait pas pu jouer son rôle de contrôle (en termes de limites fixées par contrepartie) des opérations de « front office ». J’ajoute qu’il est délirant d’imaginer que M. Kerviel ait pu contourner, à lui tout seul, tous les clignotants d’indicateurs de risques dans ce qui était « la 35e banque la plus sûre au monde », blindée par une armada d’ingénieurs des plus grandes écoles…
Dans cette émission, on peut apprécier « in video », si je puis dire, ce que la commandante de la brigade financière de la police en charge de l’enquête avoue elle-même, à savoir que plusieurs éléments établiraient que des dirigeants de la banque étaient au courant des agissements de l’ex-trader Jérôme Kerviel, la conduisant même, devant les caméras, à retourner sa colère contre elle-même au motif de s’être laissée « instrumentaliser ». Cet adminicule est corroboré par des témoignages très troublants :
– la visualisation des « appels de marge » exorbitants passés sur le compte du trader Kerviel (sur un seul jour, plus de 500 millions d’euros !), à telle enseigne que la filiale de la banque gestionnaire des flux informatiques d’ordres concernant les produits dérivés est tombée plusieurs fois en panne face au gigantisme des données à gérer ;
– les « blancs » relatifs aux explications de l’accusé face aux questions des experts de la banque figurant sur la bande magnétique enregistrée (et mise sous scellés au préalable par cette dernière) ;
– la disparition totale du registre du personnel des membres de l’équipe, y compris son supérieur hiérarchique, entourant l’ex-trader mis en cause ; le fait qu’ils ont touché de confortables bonus (de 300.000 à 700.000 euros) et la grande difficulté à les faire témoigner (à considérer l’extrême arrogance d’un interviewé, devenu fabricant de whisky).
Lire aussi : Kerviel et la Société générale : où est la vérité ?
Mais le plus difficile à supporter est encore la « tartufferie » des réponses du cadre supérieur de la banque commis sur le plateau, vraisemblablement pour « enfumer » son monde, et qui mérite bien la palme d’or des Molières de la malhonnêteté intellectuelle. Jugez vous-même :
– la supervision des ordres passés et de leurs contreparties était « globale » (des lignes de plus de 500 millions d’euros n’auraient aucunement attiré l’attention) ;
– l’arrêt et le blocage immédiat de l’appareil enregistreur dès qu’un « silence » se produisait (bien sûr, uniquement ceux de Kerviel) ;
– l’affirmation que ces « super bonus » n’étaient que des salaires différés sur plusieurs années (jusqu’à 6 ans).
La « cerise sur le gâteau » fut encore cette capacité éhontée à défendre ce montant de déduction fiscale de plus de 2 milliards d’euros que l’établissement bancaire aurait obtenu, à l’époque, du Premier ministre et de « sa » ministre de l’Économie, des Finances et de l’Industrie pour prétendument « lui éviter la faillite » (alors que, durant la même année, il distribuait des dividendes à ses actionnaires).
Ainsi va le monde avec sa cohorte d’imposteurs en « col blanc » cyniques et cupides…
Patrick Verro
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