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 CEITO - Camp du Larzac: L'arrivée de la Légion agite le Sud Aveyron

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Claude Millet
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MessageSujet: CEITO - Camp du Larzac: L'arrivée de la Légion agite le Sud Aveyron   Mer 2 Sep 2015 - 23:58

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La nouvelle
bataille du Larzac



La Dépêche du Midi
@ladepechedumidi

L'arrivée de la Légion agite le Sud Aveyron

Quarante ans après la lutte historique contre l'extension du camp militaire du Larzac, une nouvelle bataille va-t-elle s’ouvrir sur le vaste plateau sud-Aveyronnais ?On n’en est certes pas encore là, mais la requalification du centre d’entrainement au tir interarmées (Ceito) annoncée le 31 juillet dernier par le ministère de la Défense suscite de nombreuses réactions bien tranchées, à la fois d’enthousiasme et d’hostitilité. Dans le cadre de la refonte de la carte militaire, le camp du Larzac va, en effet, «être densifié», selon l’expression du ministère de la Défense. 

Transfert de la Légion 

Le document de 16 pages rendu public le 31 juillet sur les principales mesures de restructurations des armées qui seront mise en œuvre en 2016 indique que «la 13e demi-brigade de la légion étrangère actuellement stationnée aux Emira arabes unis sera transférée sur le camp du Larzac et sera renforcée.» Cette unité, longtemps en place à Djibouti, actuellement basée à Abou Dhabi, a été créée le 27 février 1940 et a compté dans ses rangs l’ancien Premier ministre Pierre Messmer et surtout le général Jacques Pâris de Bollardière, celui-là même qui deviendra plus tard une figure de la non-violence et rejoindra... les militants et paysans opposés à l’extension du camp du Larzac dans les annés 70.Curieux pied de nez de l’histoire... 

Un appel à François Hollande 

Loin de ces considérations historiques, les élus et les commerçants des villages environnant le camp militaire se réjouissent majoritairemment de l’arrivée des quelque 1200 légionnnaireset de leur familles d’ici 2018.L’union sacrée des élus a même été de mise dans un sud Aveyron où l’on n’aime rien tant que les joutes politiques.Ainsi le sénateur Les RépublicainsAlain Marc et le maire socialiste de Saint-Affrique Alain Fauconnier défendent de concert le transfert de la Légion sur le Larzac pour remplacer un Ceito dont les effectifs allaient en diminuant. Les retombées financières pourraient atteindre 2 millions d’euros supplémentaires.Des recettes de nature à financer plusiers projets comme un éventuel collège à La Cavalerie, le bourg le plus proche du camp. 
Mais l’arrivée de la Légion ne fait pas que des heureux, à commencer par les figures historiques du Larzac qui se sont battues pour limiter la présence militaire sur le plateau et rêver de voir fermer le Ceito.Henri Celié, Christian Burguiere, Marisette Tarlier et 67 autres «paysans et citoyens ont interpellé le 4 août François Hollande. Estimant que «l’Etat rompt le contrat moral établi par François Mitterrand en 1981», ils demandent au chef de l’Etat «d’annuler» la décision. En attendant, les opposants au transfert de la Légion battent le rappel des troupes.Ce soir, commeil y a quatre décennies, ils se réunissent pour organiser la résistance.Gardarem lo Larzac version 2015. 
Philippe Rioux

La nouvelle bataille





L'A75 traverse le Larzac.

Pas un nuage à l'horizon ce samedi matin sur le Larzac.Le soleil écrase de sa chaleur ce vaste plateau du causse où file le ruban d’asphalte de l’A75, entre Hérault et Aveyron, qui conduit au célèbre viaduc de Millau ; l’ouvrage de Norman Foster qui vient de fêter son 50 millionième véhicule.Le vent se lève, balaye cette étendue majestueuse devenue parc naturel régional.

Une cardabelle, fleur emblématique du causse

Le souffle chaud qui couche les herbes et plaque les cardabelles est aussi celui de l’Histoire.Les cités templières et hospitalières ont récemment été classées au patrimoine mondial de l’Unesco et attirent des touristes en quête d’authenticité. Près de l’une d’elles, La Cavalerie, se trouve le plus petit camp militaire de France, mais aussi le plus célèbre.Il y a quarante ans, son extension avait fait se lever un vent de colère et de révolte sur le plateau, fédérant militants et paysans.L’extension stoppée par François Mitterrand en 1981 a ouvert une ère de cohabitation entre le camp de 3 000 hectares, devenu Centre d’entraînement de l’infanterie au tir opérationnel (Ceito), et la population. Un centre unique en Europe et un camp inédit en France où, entre deux tirs, chasseurs et cueilleurs de champignons peuvent pénétrer dans son enceinte et où les éleveurs sont autorisés à faire paître les brebis, dont le lait fera le roquefort. 

Un des bâtiments du camp à l'entrée du village de La Cavalerie

Pas d’extension du camp

Mais le paisible plateau est redevenu agité depuis que fin juillet, on a appris la venue prochaine de la 13e demi-brigade de la Légion étrangère en remplacement du Ceito, amené à déménager au camp de Canjuers (Var).Cette arrivée, programmée l’année prochaine, électrise déjà le sud Aveyron. 
Du côté des défenseurs de la Légion, on trouve les élus de tous bords qui se sont mobilisés dès le mois de mai auprès du ministère de la Défense pour que le Larzac soit choisi parmi d’autres possibilités, et qui comprennent mal la contestation.« Nous avons eu des garanties sur le maintien voire le rétrécissement du périmètre, sur les baux ruraux.Le comité de suivi entre l’armée, l’État, les élus, le Parc, etc. va porter un vrai projet d’intégration respectueux entre Millau, Saint-Affrique et les villages, qui aura un réel impact économique » assure Alain Fauconnier, maire PS de Saint-Affrique.
« J’ai manifesté à l’époque contre l’extension mais je ne suis pas antimilitariste.Je peux comprendre le regard particulier, la sensibilité, mais le contexte a changé. » 
Même son de cloche chez Alain Marc, sénateur LR : « Je n’arrive pas à comprendre pourquoi on peut être contre.La Légion a changé, ce ne sont pas des barbares. Il y a un véritable projet de territoire.L’État investira 40M€ sur le camp, le Département entre 15 et 20 M€ pour les infrastructures périphériques : ce sera un bol d’oxygène pour le sud Aveyron, pour l’économie, la construction, l’écologie. Sans compter que la solde des légionnaires sera de 24 M€ par an, et le fonctionnement du camp amènera 2 M€ supplémentaires.Ce ne sera pas neutre ». 

L'église et l'une des portes du rempart de La Cavalerie

Cette manne fait rêver les communes alentours.A La Cavalerie, au pied de remparts superbement restaurés, le jeune maire Bruno Ferrand, 30 ans, fourmille déjà de projets en attendant l’arrivée des légionnaires, une centaine d’abord, puis 400, puis 1 200 environ.« Nous sommes prêts à les accueillir avec leurs familles » assure l’élu sans étiquette, soulignant l’entente actuelle parfaite avec le camp, qui a donné lieu à une garderie et des activités communes.Nouveau gymnase, peut-être un nouveau collège et impact sur les commerces ont fini par emporter l’adhésion de l’élu. 

Bruno Ferrand, maire de La Cavalerie

« Ceux qui s’opposent sont dans le souvenir.Moi je ne vois que du positif. La Légion aura un effet booster comme le viaduc de Millau ». Les commerçants de La Cavalerie partagent ce sentiment.« C’est vraiment positif, une chance », explique le barman du café-restaurant le plus proche du camp.Au centre du village, une restauratrice est plus mesurée.« Je ne suis ni pour ni contre.On verra bien. » 

Une autre idée du Larzac

Si l’arrivée de la Légion « recueillerait 95 % d’avis positifs en cas de consultation » selon le sénateur Marc, il n’en reste pas moins qu’elle ne fait pas l’unanimité.Le communiste millavois André Pérez, dénonce ainsi au nom du Front de gauche « un déni démocratique », le fait accompli et doute des retombées économiques promises. « Ségolène Royal est venue en juillet saluer le travail de mise en valeur qui est fait sur le Larzac.A aucun moment il n’a été question du camp.La décision de transférer la Légion n’a pas fait l’objet d’un débat démocratique avec la population », souligne Gilles Gesson, membre du collectif d’opposants qui s’est monté début août. 

Gilles Gesson, Jean-Paul Hamelle et Mattheu Thelen devant la Maison du Larzac, une jasse superbement restaurée.

Il dénonce lui aussi des « effets d’annonce » et des chiffres « largement surévalués. »«Puisque l’État va investir 40 M€, pourquoi cette somme n’est-elle pas utilisée ailleurs », s’étonne Jean-Louis Hamelle de la Fédération des grands causses. Pour ces militants, le déménagement du Ceito aurait dû poser le débat d’un avenir civil du Larzac que jugent illusoire les défenseurs de la Légion… qui mettent en avant la modération de certains historiques du plateau, comme Léon Maillé, ou José Bové qui parle « d’affaire interne à l’armée. » «Nous ne sommes peut-être qu’une centaine, mais nous nous sentons héritiers de ce qui s’est passé il y a quarante ans et d’une autre vision du Larzac », explique Mathieu Thelen, qui indique que le collectif qui se réunit ce soir prépare des actions « cré-actives » début septembre. 
La nouvelle bataille du Larzac est sans doute moins frontale que celle des années 70, mais elle porte finalement en elle les deux identités contemporaines de ce causse si singulier : l’identité militaire qu’a apportée le camp depuis 1902 et l’identité pacifiste solidaire qui l’a fait connaître dans le monde entier. Philippe Rioux

Il y a 40 ans la lutte contre l'extension

À l'heure où un nouveau bras de fer s’engage entre pacifistes et paysans d’un côté, armée et élus de l’autre sur une requalification du camp militaire du Larzac – officiellement centre d’entraînement de l’infanterie au tir opérationnel (CEITO) – difficile de ne pas se remémorer l’épopée que constitua dans les années 70 la lutte contre l’extension de ce camp militaire perdu sur le causse sud Aveyronnais. Une lutte de près de dix ans, élevée presque au rang de mythe, qui apparaît aujourd’hui comme le point de départ d’une réflexion ayant abouti ces dernières années à l’émergence du mouvement altermondialiste, de la lutte contre les OGM, la « mal-bouffe » et l’ultralibéralisme. Pourtant, rien au départ ne laissait présager que le désertique et immense plateau du Larzac allait connaître un tel destin. « Gardarem lo Larzac » Tout commence le 11 octobre 1970. Dans un restaurant de la Cavalerie, au cours d’une réunion de l’UDR, le secrétaire d’État à la Défense, Alain Fanton, dévoile un projet confirmé ensuite à la télévision par Michel Debré dont la rumeur était ancienne : l’extension du camp militaire du Larzac, dont l’enceinte doit passer de 3 200 à 14 000 hectares pour entraîner les divisions blindées et les engins lance-missiles. Immédiatement se font jour les premières protestations qui vont souder, et pour toujours, autour du « Gardarem lo Larzac » la centaine de paysans dont les « néo-ruraux » adeptes du retour à la terre, installés après 1968 qui jusqu’alors s’ignoraient entre eux.


Gardarem lo Larzac : le slogan devenu mythique

Le 5 mai 1971, alors qu’ils pensaient n’être qu’une poignée, ils se retrouvent 1 500 à défiler à Millau. Six mois plus tard, ils sont 6 000. Les réunions grossissent ; les responsables de la FDSEA de l’Aveyron, emmenés par Raymond Lacombe, épousent la cause ; des Comités Larzac se créent un peu partout en France ; une pétition réunit 30 000 signatures. Alors que le préfet valide l’extension fin 1971, c’est à Pâques 1972 que la lutte connaît un tournant. Aux paysans aveyronnais, les « purs porcs », vont se joindre, en effet, les mouvements pacifistes et anti-nucléaires. 

Jean-Marie Muller, Lanza del Vasto, Jacques Pâris de Bollardière sur le plateau du Larzac. Photo communauté de l'arche.

Leur implication commence par le jeûne de quinze jours du pacifiste Lanza Del Vasto, disciple de Gandhi et fondateur de l’Arche, une communauté non-violente basée près de Lodève. Le serment des 103 Ce jeûne connaît un fort retentissement. L’évêque de Rodez, Mgr Ménard, puis celui de Montpellier, décident de l’accompagner. Une position qui fait basculer une partie de la droite catholique. En mars 1972, au hameau de Potensac, 103 des 107 paysans dont les terres sont menacées par l’extension du camp font le serment de ne jamais les vendre à l’armée, alors que le gouvernement Messmer multiplie les propositions financières. Ce « serment des 103 » ne sera jamais rompu. 
Les manifestations, les « coups » médiatiques déjà pour conquérir l’opinion vont alors se multiplier. 

Des brebis à la Tour Eiffel

En octobre 1972, pendant l’enquête d’utilité publique, c’est sous la tour Eiffel que les paysans emmènent leurs brebis. La capitale les verra revenir en tracteurs début 1973. 


Manifestation à Paris. Vidéo INA.

Cette année-là, les larzaciens construisent aussi la bergerie illégale de la Blaquière et, les mois suivants, occupent des fermes acquises par l’armée et en cultivent les terres. La cause non-violente du Larzac ne cesse alors d’élargir ses soutiens avec des personnalités (le général Paris de Bollardière, Jean-Paul Sartre, Bernard Lambert, René Dumont, des chanteurs engagés, etc.) de nombreux militants (écologistes, maoïstes, occitanistes, objecteurs de consciences) et travailleurs (ouvrières de Lip, métallos de Carmaux). 
Tous se retrouvent autour du mot d’ordre « La terre aux paysans. » Les 25 et 26 août 1973 au Rajal del Gorp (le ravin du renard) se tient un premier rassemblement qui réunit… 60 000 personnes. 

La grande manifestation de 1973.

L’année suivante, ils sont près de 100 000 et le 200e Comité Larzac voit le jour. Parallèlement se mènent d’autres actions : renvois des livrets militaires ; refus de payer une partie de l’impôt ; etc. 
Tandis que l’affrontement avec l’armée et les forces de l’ordre se poursuit et se durcit en 1975, 1976 constitue un nouveau tournant. Le 28 juin de cette année-là, 22 paysans investissent le bureau des acquisitions foncières, à l’intérieur même du camp militaire, et détruisent une partie des dossiers d’achats. Arrêtés, ils sont condamnés : cinq d’entre eux à de la prison avec sursis ; les autres passeront une quinzaine de jours en prison, dont José Bové ou encore Marizette Tarlier. 

Interview de Guy Tarlier, figure de la lutte. Vidéo INA

Mais les actions continuent et les rassemblements aoûtiens au Rajal del Gorp aussi. 

Lanza Del Vasto, apôtre de la non-violence avec la communauté de l'arche. Vidéo INA.

Après sa victoire aux législatives de 1978, la droite reprend les procédures d’expropriation et d’expulsion tandis que l’armée manœuvre en dehors du camp. 

La longue marche entre le sud Aveyron et Paris.

Les militants entament une longue marche à pied de protestation entre le Larzac et Paris. Mitterrand tient sa promesse Après 710 kilomètres, le 2 décembre 1978, 80 000 personnes les accueillent dans la capitale. En 1980, rebelote. 75 familles campent dix jours à Paris, notamment sur le Champ-de-Mars. 

Mitterrand élu honorera sa promesse et  stoppera le projet d'extension du camp.

L’année suivante sonnera la fin de dix ans de lutte. Élu Président de la République le 10 mai 1981, François Mitterrand qui s’était déjà rendu auprès des militants en 1974 et avait été caillassé par de faux militants honore l’une de ses 110 propositions : le 3 juin 1981, il signe l’arrêt de l’extension du camp militaire et rétrocède 6 300 hectares aux paysans. S’ouvre alors pour le Larzac une nouvelle ère. Ph. R.

Voilà le message du Larzac
par Claude Marti



Claude Marti, poète occitan.

La 13e demi-brigade de la Légion étrangère au Larzac ? J'ai cru au début à une rumeur sans fondement. Qui aurait pu avoir l’idée saugrenue d’installer 1 200 militaires là-haut, au Larzac, à cet endroit précis de la planète où 103 paysans avaient engagé et gagné – voilà quarante ans – une longue bataille contre le projet d’extension du camp existant imaginé par la déraison d’État et cornaqué par le ministre Michel Debré ? 
Plus de 1 000 soldats au Larzac… allons donc ! Sur les quelque 550 000 km2 de la France métropolitaine, il devait bien se trouver des quantités de lieux aptes à servir de caserne et de champ d’entraînement à une troupe ayant besoin de cantonnement et d’exercice. Et puis même, si ce projet avait une once de réalité on n’aurait pas manqué d’en informer puis de consulter les populations concernées, à commencer par les agriculteurs-éleveurs du plateau. 
Mais la rumeur n’en était pas une, la réalité du projet se confirme et je n’en reviens pas ! Les opposants à cette implantation vont peut-être avoir à revivre un remake de ce que leurs familles ont vécu. Quoi qu’il advienne, qu’ils n’oublient jamais la partition que le Larzac décida un jour de jouer à la France et à la planète entière et comment les citoyens de France et de la planète entière ont accouru pour entendre et voir de plus près. Rappelez-vous : les premiers à monter sur le plateau venus en voisins solidaires étaient les ouvriers gantiers mis au chômage à Millau. 

Les ouvriers de Lip avaient rejoint les paysans du Larzac

Les avaient suivis les travailleurs lock-outés du Joint Français de Saint Brieuc, puis les pacifistes de l’Arche, puis un groupe de paysans japonais puis une délégation d’Indiens de la nation sioux ! Jour après jour le Larzac s’agrandissait de l’exemple qu’il offrait au monde et de ce que le monde invité à sa table lui apportait. Paix et solidarité entre les peuples furent les mots majeurs de ces entre-découvertes, de ces rencontres. Paix et solidarité, c’est le message si nécessaire à notre temps que le Larzac n’a cessé d’envoyer à la terre des hommes. Oui, c’est cela, le Larzac.

Le plus
petit
camp
de France

Le projet d'extension du camp militaire du Larzac, dévoilé le 11 octobre 1970, prévoyait de faire passer la surface de celui-ci de 3.200 à 14.000 hectares et cela pour entraîner les divisions blindées et les engins lance-missiles. 
Une fois le projet enterré le 3 juin 1981, l'armée a dû faire contre fortune bon coeur et adapter ce camp devenu le plus petit de France. Une adaptation qui est passée par la spécialisation. En 1985, le site qui existe depuis 1902 et abritait le prestigieux 122e Régiment d'infanterie accueille le centre d'entraînement de l'infanterie au tir opérationnel (Ceito). 



Les missions de ce centre s'articulent autour de trois axes: instruire, entraîner et évaluer les unités d'infanteries; expérimenter les nouveaux systèmes d'armes et technique de tir en collaboration avec les industriels de l'armement et la direction des études et de prospectives de l'école d'application de l'infanterie (EAI) de Montpellier (Hérault); enfin, recevoir les délégations étrangères. 


2e Régiment étranger d'infanterie. Photo Ministère de la Défense


L'Eryx est un missile français et canadien d'auto-défense antichar construit par MBDA. Photo Ministère de la Défense

Car le Ceito est devenu, au fil des ans, la vitrine européenne du savoir-faire français en matière d'évaluation au tir opérationnel. Etats-Unis, Grande-Bretagne, Allemagne, Portugal, etc. viennent s'entraîner sur le Larzac et rencontrent leurs homologues français ou d'autres unités d'intervention n'appartenant pas à l'armée de Terre (commandos marine, GIGN, etc.). 

Explosions, missiles et masques à gaz 


Tir au CEITO avec système FELIN. Photo Ministère de la Défense

Aussi étonnant que cela puisse paraître, les 3.200 hectares du camp ne sont pas clôturés et seuls des panneaux « Terrain militaire. Défense de pénétrer » implantés tous les cent mètres sur le périmètre du camp informent promeneurs et touristes de la nature des lieux. Seules les zones où se concentrent les tirs sont clôturées. De plus, traversé par un chemin communal, le camp est ouvert le week-end, notamment aux chasseurs. Les tirs sont alors bien évidemment interrompus. Le reste du temps, le camp, divisé en plusieurs complexes de tir est le théâtre d'exercices particulièrement impressionnants comme des attaques par armes conventionnelles ou chimiques, des ripostes, des tirs de nuit, etc. 
En règle générale, les hommes doivent atteindre des cibles le camp en compte 600 sur rail ou télécommandées de tailles diverses allant d'un homme à genoux à un hélicoptère. Tous les exercices se font dans le cadre de scénarios très précis, gérés par informatique. Sur chaque complexe, une tour de contrôle permet aux officiers de contrôler tout le déroulement des exercices. Si les soldats utilisent de vraies armes, en revanche, les tirs de l'ennemi et les explosions sont simulés mais de façon très réaliste. Ph. R. 




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La Dépêche du Midi

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RASURA_________SER
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« Il n'y a pas de sens de l'Histoire, il n'y a pas de vent de l'Histoire car ce qui fait l'Histoire, selon notre conception occidentale et chrétienne qui est vérifiée par tous les faits historiques, c'est la volonté des hommes, c'est l'intelligence des hommes, ce sont leurs passions, bonnes ou mauvaises. »Colonel Bastien THIRY procès Petit Clamart
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