CHEMIN DE MEMOIRE DES PARACHUTISTES
Bienvenue sur notre forum Chemin de Mémoire des Parachutistes...

Si vous êtes membre de notre fratrie, ce message s'affiche car vous avez certainement oublié de vous connecter.

Si vous avez oublié votre mot de passe, en bas de page accueil du forum, par l'icône "contact", adressez un message à l'administrateur qui trouvera pour vous une solution.

Ce message s'affiche également pour nos visiteurs qui tardent à s'inscrire...!

En attendant, bonne navigation à tous.....!


« ... Le devoir de mémoire incombe à chacun...rendre inoubliable. Ceux qui sont morts pour que nous vivions ont des droits inaliénables. Laisser la mémoire se transformer en histoire est insuffisant. Le devoir de mémoire permet de devenir un témoin... »
 
AccueilAccueil  S'enregistrerS'enregistrer  Connexion  

Poster un nouveau sujet   Répondre au sujetPartagez | 
 

 Les consignes du colonel « J'ai regardé chaque soldat dans les yeux»

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Claude Millet
Fondateur
avatar


MessageSujet: Les consignes du colonel « J'ai regardé chaque soldat dans les yeux»   Ven 3 Oct 2008 - 14:29

Les consignes du colonel aux soldats du 1er RHP en Afgnahistan

« J'ai regardé chaque soldat dans les yeux »



Près de 120 parachutistes du 1er RHP ont quitté Tarbes, dans la nuit de lundi à mardi.
Ils relèveront leurs camarades en Afghanistan.
Le colonel Villiaumey leur recommande la prudence.






Cette prise d'armes s'est tenue le 29 août. On y voit le capitaine Christophe de Lignville, commandant d'unité du 3e escadron, lever la flamme verte qui symbolise leur déploiement en Afghanistan.

Le 3e escadron du 1er Régiment de hussards parachutistes (RHP) composé
de 120 bérets rouges est parti, mardi matin, de l'aéroport de Roissy, par un
un vol de l'aviation civile, vers l'Afghanistan pour relever des militaires français « dans la région de Kaboul ». Les Tarbais ont fait le voyage avec leurs camarades du 3e RPIMa de Carcassonne.
L'information a été officiellement donnée comme telle, mardi après-midi, par le chef de corps dans son bureau du quartier Larrey à Tarbes, le colonel
François Villiaumey, défiant à l'idée de décrire où les parachutistes tarbais seront déployés.
Ils le seront, en tout cas, dans un pays où l'année 2008 se présente comme la plus meurtrière pour les soldats des forces internationales depuis la chute du régime des talibans, fin 2001, en Afghanistan.
L'AFP, qui a fait un récent comptage, parle de « 221 soldats étrangers, en majorité américains, qui ont péri en Afghanistan depuis le début de l'année » sur un total de près de 70.000 soldats (issus de 40 nations) présents. L'embuscade du 18 août dernier, qui a coûté la vie à 10 militaires français, et de plus récentes démontre, s'il en est, que les forces de l'Otan ne sont pas les bienvenues.
Entretien avec le colonel Villiaumey, chef de corps du 1er RHP depuis le 10 juillet.
Départ.« Les soldats du 1er RHP sont partis par trois vagues successives. Les derniers [le 3e escadron] sont partis dans la nuit de lundi à mardi,
vers 1 heure du matin. Rejoindre leurs camarades dans la région de Kaboul, où nous sommes depuis 2003, avec une mission de reconnaissance. C'est un escadron d'investigation avec des véhicules légers qui va à la recherche de renseignements. »
Les consignes aux soldats. « Je leur ai donné des consignes de prudence et d'extrême rigueur dans la préparation des missions. Ils sont tenus de patrouiller pour recueillir des informations auprès de la populationd dans les zones habitées. Ce qui correspond bien à la façon dont les gens doivent aborder leur mission sur le terrain. Depuis l'embuscade du 18 août, nous nous sommes efforcés de recentrer les paras sur des notions de terrain, de compréhension du relief. Faire en sorte que les gens soient très concentrés dans leur mission. »
La polémique sur le manque de moyens des militaires français lors de missions de reconnaissance. « Pour nous, c'est une polémique qui n'est pas
professionnelle sur le manque de moyens. On sait qu'en mission, on part avec le nécessaire - munitions, communication, vivres - le ravitaillement arrive normalement. Mais c'est aussi vrai que quand on s'engage dans une mission, on le fait avec ce qu'on a dans son sac et dans les véhicules. »

Contexte de guerre.

« Le moment où l'on a appris les combats du 18 août et les pertes des soldats a été un moment d'émotion et de solidarité dans le régiment. La situation en Afghanistan est certes plus difficile que dans d'autres théâtres d'opération mais où la situation peut aussi basculer en une nuit. On a remarqué qu'il y avait eu une grande émotion nationale. »

Le moral des paras du 3e escadron à l'heure de leur départ.


« Les gens qui viennent de partir sont confiants sur le sens de leur mission et qu'ils vont rejoindre leurs frères d'armes. Avant leur départ, je leur ai tous serré la main et j'ai regardé chacun d'entre eux dans les yeux.
Quand un escadron quitte le régiment pour une mission à l'étranger, lors de
la cérémonie, on monte la flamme de l'escadron en haut du mât des couleurs. Elle ne redescend que lorsque l'escadron est de retour.
C'est symbolique mais ça permet de penser à ceux qui sont partis. »
Le comportement des familles de militaires et leur lien avec le régiment.
«Le départ s'est fait avec beaucoup d'émotion. Autant les soldats reprennent rapidement le dessus, mais les familles n'ont pas le même
ressenti, c'est logique. Le régiment est très attentif à ce qu'elles ne retrouvent pas prises - pour prendre l'image d'un lac - dans la glace de l'isolement. Nous maintenons le lien avec elles par le biais d'une assistance matérielle, juridique, parfois sociale. Pour le départ de nouvelles troupes en Afghanistan, nous avons organisé une journée d'information pour les familles qui sont venues nombreuses. On a même vu venir à cette journée, c'est assez exceptionnel et c'est lié au contexte, des parents de jeunes parachutistes. »

La présence militaire française en Afghanistan

À Tarbes, au 1er RHP et au 35e RAP, comme dans d'autres régiments français, la présence militaire française est soumise à rude épreuve, alors que nombreuses dépêches tombent tous les jours sur la recrudescence des attaques des talibans qui considèrent les forces de l'Otan comme « forces d'occupation ».
Le dispositif militaire français en Afghanistan se compose de quelque 2.600 soldats, selon l'état-major des armées. Mais les récents accrochages - dont
l'embuscade meurtrière qui a coûté la vie à 10 militaires français - démontre que l'état de guerre est bien réel sur place. « Le sens de la mission », évoqué ci-dessus par le colonel François Villiaumey, chef de corps du 1er RHP, est une notion qui devrait prendre toute sa portée chez les bérets rouges, qui connaissent la région de Kaboul depuis 2003.


source:Publié le 02/10/2008 à 10:10 | Propos recueillis par Gérald Camier.DMD

_________________

RASURA_________SER
1er RCP - 257.174

« Il n'y a pas de sens de l'Histoire, il n'y a pas de vent de l'Histoire car ce qui fait l'Histoire, selon notre conception occidentale et chrétienne qui est vérifiée par tous les faits historiques, c'est la volonté des hommes, c'est l'intelligence des hommes, ce sont leurs passions, bonnes ou mauvaises. »Colonel Bastien THIRY procès Petit Clamart
Revenir en haut Aller en bas
http://membres.multimania.fr/intelligencearmee/
 
Les consignes du colonel « J'ai regardé chaque soldat dans les yeux»
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous pouvez répondre aux sujets dans ce forum
CHEMIN DE MEMOIRE DES PARACHUTISTES :: LES UNITES PARACHUTISTES France et OM :: 1er RHP - Régiment de Hussards Parachutistes-
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujetSauter vers: