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 Le 26 mars 1962 un triste anniversaire

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GARD
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MessageSujet: Le 26 mars 1962 un triste anniversaire   Jeu 26 Mar 2015 - 9:17

par Manuel Gomez...

Massacre de la rue d’Isly le 26 mars 1962 à Alger : qui sont les coupables ?
Deux rafales meurtrières ont déchaîné l’enfer. Des tirs sans sommation qui ont duré près de douze minutes.
Manuel Gomez
Ecrivain
Finalement, l’Algérie refuse de défiler le 14 juillet à Paris !Le Brésil ne tolère pas l’incivismeCombien d’attentats faudra-t-il encore pour que la France comprenne ?

Le 26 mars 1962 à Alger, une manifestation pacifique partait de Bab el Oued pour se diriger par la rue d’Isly vers le plateau des Glières. Bien entendu, personne n’était armé : cela était absolument impossible, compte tenu de l’état de siège dans lequel se trouvait Alger.

Deux rafales meurtrières ont déchaîné l’enfer. Des tirs sans sommation qui ont duré près de douze minutes.

Bilan officiel : 46 morts et 200 blessés.

Un second rapport militaire fait état d’une centaine de morts. La vérité « officielle » sur ce massacre programmé n’est toujours pas reconnue par les différents gouvernements français et il serait étonnant qu’elle le soit un jour.

Une certitude : ce massacre de la rue d’Isly et, par c.nséquent, l’objectif de cette manœuvre, étaient la fracture totale entre les Français d’Algérie et l’armée métropolitaine, promise dorénavant au service de l’ALN.

De Gaulle avait atteint son but.

La preuve directe de l’organisation par le gouvernement français, donc par de Gaulle en personne, du massacre des innocents le 26 mars 1962, rue d’Isly à Alger, nous est apportée par Christian Fouchet, Haut-commissaire en Algérie ce 26 mars 1962, et ministre de l’Intérieur du 6 avril 1967 jusqu’au 31 mai 1968 où il est limogé par de Gaulle.

Voici le témoignage qu’il a livré le 28 octobre 1969 :

« J’en ai voulu au Général de m’avoir limogé au lendemain de mai 1968. C’était une faute politique. De Gaulle m’a reproché de ne pas avoir maintenu l’ordre en mai 68.
– “Vous n’avez pas osé tirer”, m’a-t-il dit.
– “J’aurais osé s’il l’avait fallu”, lui ai-je répondu. “Souvenez-vous de l’Algérie et de la rue d’Isly. Là, j’ai osé et je ne le regrette pas parce qu’il fallait montrer que l’armée n’était pas complice de la population algéroise”. » (Source : Jean Mauriac, L’après de Gaulle – notes confidentielles 1969/1989, page 41.)

Ce même mois de mai 68, de Gaulle lancait à Pompidou une phrase qui résumait toute sa carrière : « Mais, Pompidou, figurez-vous que j’ai passé ma vie à tirer contre des Français ! » (rapporté par Édouard Balladur à Daniel Rondeau, auteur de Vingt ans et plus – Journal 1991-2012).

Dès le cessez-le-feu proclamé le 19 mars 1962, l’armée française, sur les ordres de De Gaulle et de quelques officiers supérieurs – les généraux Katz, Debrosse et Ailleret -, a perdu son honneur car elle n’a pas éprouvé le moindre état d’âme quand il a fallu tirer sur des Français qui défendaient une terre française à Alger et ne s’est pas opposée au massacre, par l’ALN, de près de 3.000 Français à Oran.

Honneur aux officiers de notre armée qui ne se sont pas parjurés.

Le général de Pouilly, un fidèle parmi les fidèles à de Gaulle, n’hésitera pas à écrire : « J’ai choisi la discipline ; mais choisissant la discipline, j’ai également choisi avec mes concitoyens et la nation française la honte d’un abandon, et pour ceux qui, n’ayant pas supporté cette honte, se sont révoltés contre elle, l’Histoire dira peut-être que leur crime est moins grand que le nôtre. »


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MessageSujet: Massacre de la rue d’Isly le 26 mars 1962 à Alger : qui sont les coupables ?    Jeu 26 Mar 2015 - 10:27

Massacre de la rue d’Isly le 26 mars 1962 à Alger : qui sont les coupables ?



Deux rafales meurtrières ont déchaîné l’enfer. Des tirs sans sommation qui ont duré près de douze minutes.

complément photographique de l'article précédent vu dans Bd Voltaire
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Le 26 mars 1962 un triste anniversaire
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