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 Fusion man a traversé la Manche avec son aile volante

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Claude Millet
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MessageSujet: Fusion man a traversé la Manche avec son aile volante   Dim 28 Sep 2008 - 15:43

Fusion man a traversé la Manche avec son aile volante



99 ans après l'exploit de Louis Blériot, le pilote Yves Rossy, alias "Fusion man", a de nouveau réussi l'exploit de traverser la Manche,
cette fois grâce à une aile volante à réaction. 10 minutes à peine pour
pour relier Calais à Douvres.


L'exploit historique

Les mânes de Louis Blériot planent encore au-dessus de la Manche. En juillet 1909, la liaison entre Calais et Douvres sur un avion de bois et de toile fut un véritable exploit . La traversée réalisée par Yves Rossy en est une autre. Louis Blériot fut le premier homme à se rendre sur les terres de la "perfide Albion" à vol d'oiseau, et en un temps record. Yves Rossy lui, est déjà le "premier homme volant à réaction" : depuis son premier vol avec une aile à réaction en 2004, il a effectué une trentaine de vols. Mais rien de tel que de réaliser de nouveau un exploit aussi mythique qu'une traversée de la Manche.

Un vol à 200 km/h



Vers 13 heures, en ce vendredi 26 septembre, Fusion man est monté dans
son avion de largage, un Pilatus. C'était le premier bon signe, lui qui avait déja dû reporter par deux fois cette liaison. Quelques minutes plus tard, et 3000 mètres au-dessus du plancher des vaches, Yves Rossy a sauté du marche-pied de l'avion. Pendant quelques longues secondes, il s'est laissé tomber comme un parachutiste, puis à l'aide d'une manette a déployé ses ailes dans l'azur de France. Vétu de sa combinaison anti-feux, il a plané un instant avant de lancer la séquence de démarrage de ses réacteurs. Une trentaine de secondes plus tard, la stabilisation effectuée, et la chute stoppée, Fusion man a mis les gaz.. Pendant près de dix minutes, il a volé à près de 200 km/h, puis plané jusqu'au côtes anglaises ou il a pu déployer son parachute.
Exploit accompli en seulement... 10 minutes ! 10 minutes de concentration, de tensions, de dangers, mais surtout de rêve.

Itinéraire d'un rêveur réaliste


Yves Rossy partage avec Louis Blériot, Charles Lindhberg ou Jean Mermoz, le goût du sport, la curiosité des sensations fortes, et une passion de l'aviation. Ce suisse est un ancien militaire. Pilote de chasse de l'armée de l'air helvétique, il a déja piloté quelques-uns des meilleurs avions de combat du monde. Les Hawker Hunters, F-5, ou mirage III n'ont plus de secrets pour lui. Aujourd'hui pilote de ligne sur les jumbo jets de Swissair, ce Gènevois de 49 ans a toujours besoin d'adréaline et de nouveaux défis. C'est probablement inspiré des premiers fous volants de la Belle Epoque, et surtout de la science-fiction qu'il s'est lancé dans ce projet d'aile volante à
réaction. Qui n'a jamais rêvé de pouvoir se déplacer comme les Rocketer, Batman, et autre Boba Fet ?


Une aile en perpétuelle évolution



C'est une idée ancienne que de vouloir se passer d'avions pour se déplacer dans les airs. Les premières recherches sérieuses pour propulser un homme avec des réacteurs datent ...de la Seconde Guerre mondiale. La guerre froide a engendré aussi tout un tas de projets plus ou moins farfelus. C'est pourtant bien Yves Rossy le premier homme à voler grâce à une aile à réaction.
En 2000, il réussit à développer une aile en alliage de carbone pour planer. La suite logique fut de trouver une propulsion. En 2002, il contacte la société allemande Jet cat, leader mondial des constructeurs pour les réacteurs d'avions... en modèle réduit ! Deux ans de recherche, et 285 000 dollars versés avec ses sponsors furent nécessaires.
Sans cesse tourné vers de nouveaux défis, Fusion Man réfléchit déjà à une deuxième aile. Celle-ci aurait de meilleur performances ascensionnelles, et serait capable de réaliser des figures acrobatiques. Sans parler de la possibilité de pouvoir décoller directement du sol... De nombreux projets en perspective.

Samedi 27 Septembre 2008

Charles Baldini
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Claude Millet
Fondateur
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MessageSujet: Re: Fusion man a traversé la Manche avec son aile volante   Jeu 2 Oct 2008 - 11:22

Le cimetière des hommes volants

L’exploit d’Yves Rossi,
car ça en est bien un, nous a rappelé que des "hommes volants", il y en a déjà eu dans l’Histoire, et qu’il conviendrait peut-être ici de saluer la mémoire de certains, car beaucoup y ont laissé la vie à vouloir se prendre pour des oiseaux. L’image de Rossi, ancien pilote de Mirage III, filant à près de 300 km/h à travers les montagnes suisses doit nous rappeler que derrière cette évidente aisance se cache un danger réel : dans son cas, c’est bien un être humain ne disposant que d’un casque comme toute protection qui s’élance à des vitesses tout
juste atteintes par des formules un ou des voitures des 24 heures du Mans. A force de voir des choses qui se passent bien, on évalue très mal les dangers de ce genre d’entreprise. Pour Rossi, par exemple, le déploiement de son aile, repliée au départ, le lancement simultané de ses quatres réacteurs et l’atterrissage qui ne peut se faire qu’en parachute (il vole trop vite !) sont les trois moments à risque de
l’entreprise. Car lui aussi n’est en définitive qu’un parachutiste ailé et pas encore totalement un homme volant.




Les hommes volants ont, en fait, longtemps été de simples parachutistes désireux de planer plus de temps que ne leur permettait la chute libre. Pour ce faire, ils ont amélioré leur tenue, pour en augmenter la portance. Tout le monde a en tête, dans le genre, la
malheureuse chute du couturier viennois, Reichelt,
le 4 février 1912, du second étage de la tour Eiffel. S’élançant de 58 mètres de haut, dans sa tenue à armatures bien trop complexe, il se tuera en s’enfonçant de 14 cm dans le gazon du Trocadéro. La scène avait été immortalisée sur film et son enfoncement mesuré devant la caméra, ce qui la rendait encore plus dérisoire et tragique.
Aux Etats-Unis, dans les années 30, deux casse-cous, Clem Sohn et Rudolph Bölen, essaient des voiles lattées (de tiges en alu) façon ailes de chauve-souris. Sohn se tuera en France, le 25 avril 1937, à Villacoublay en sautant d’un Farman. Son parachute en "chandelle
romaine" (en torche !) ne lui ayant laissé aucun espoir de s’en sortir.
Un seul Américain avait tenté de sauter comme lui avec la même tenue : Floyd David, qui ne fera qu’un seul saut... mortel avec ce matériel. Un Anglais, Harry Ward, a eu plus de chance : surnommé "L’homme-oiseau du Yorkshire", il fit aussi une paire de démonstrations convaincantes d’ailes semi-rigides. Neuf tentatives exactement, avec un contrôle assez correct de la trajectoire horizontale. Il est un des rares à être mort
dans son lit, à 97 ans en 2000. Sa tenue noire le faisait
irrésistiblement penser à une chauve-souris... au point de se demander si le héros de noir vêtu apparu dans Detective Comics n° 27 ne descend pas directement de lui... De fil en aiguille, si on peut se permettre, l’accoutrement des plongeurs dans le vide s’est en effet
affiné pour en arriver aux fameuses "wing-suits" actuels. Mais d’autres morts encore vont joncher les tentatives pour voler quelques secondes après s’être lancé d’un avion.
En 1956, c’est au tour du Français Léo Valentin de se tuer lui aussi en essayant une nouvelle tenue, à Liverpool, en plein meeting aérien, devant plus de
100 000 spectateurs. En sortant de l’avion, l’une de ses ailes heurte le fuselage, il est déséquilibré et chute de 2 000 mètres avant de pouvoir sortir son parachute principal qui se met en torche en se prenant dans l’une des ailes. Quand il actionne son ventral, il est déjà trop tard et ce ventral aussi s’accroche à l’aile maudite. Il
s’écrase à près de 200 km/h après une chute de 3 000 m. C’était son 701e saut. L’homme n’était pas pour autant une tête brûlée... Ancien SAS (Special Air Services), il avait sauté quelques jours après le débarquement et avait continué une longue carrière militaire d’adjudant, ses premiers sauts ayant lieu à Baraki en Algérie. En mai 1954, ce véritable pionnier avait déjà tenté de voler avec des ailes rigides de bois, avant de passer ensuite à des ailes de métal. Valentin
avait poussé très loin ses recherches sur le comportement après le saut "In the 1940s, Frenchman Leo Valentin solved the free-fall problem without wings. In a few short years, he invented the techniques of advanced free-fall that skydivers still use today : the stable belly-down frog position, the shooting forward arrow position, turns, barrel rolls, and, most important, the life-saving moves used to recover from spins."

D’autres continuent, après Valentin, la longue saga de la tenue de tissu seulement, notamment Jean Chassac, Pierre Mas, Santo Rinaldi, les frères Masselin brothers et Jean Durand... tous oubliés depuis. Un Finlandais, Victor Androsov, lui aussi équipé d’une aile de tissu se
tue également pour ne pas avoir réussi à attraper la poignée de son ventral emmêlé dans une tenue encore une fois trop complexe. L’histoire de ces tentatives, de 1936 à 1961 ressemble à un vrai cimetière volant : sur 75 parachutistes tentés de jouer à l’homme volant, 72 se sont tués.
Dans les années 60 déjà, on avait à peu près fixé la tenue de l’homme volant, la même à peu près que celle des années 30, devenu homme chauve-souris avec l’adjonction de toile entre les jambes et des bras
au corps : une fois les quatre membres déployés, on obtenait trois surfaces porteuses permettant de planer... mais sans apporter assez de portance pour pouvoir véritablement voler. Pour paraphraser Buzz
l’éclair de Toy Story, pendant longtemps on est "tombé avec panache..." sans plus. Il faudra d’autres inventions pour véritablement voler. Verticalement, grâce à la ceinture Bell,très démonstrative, mais infiniment dangereuse, et ensuite grâce aux recherches de notre héros du jour, à l’horizontale... Une invention à part demeure, celle décrite dans un autre texte, une chose volante (il n’y a pas d’autre mot) qui semble bien continuer à circuler dans certains endroits des Etats-Unis en semant le trouble partout où il est
filmé. Ce qui ma foi est plutôt rare. Les deux engins fonctionnent de façon très différente. Dans le cas de la ceinture Bell, c’est du peroxyde d’hydrogène qui traverse comme comburant de l’argent, celui déposé sur des sortes de fines mailles disposées en sortie. La réaction produit de la chaleur, une poussée et de la vapeur d’eau, ce qui explique le nuage blanc au décollage, dans certaines conditions météo.
La ceinture a eu sa minute de gloire quand elle a apporté la flamme olympique aux Jeux californiens de 1984. L’autre, le WASP devenu le X-Jet, est une espèce de pupitre volant où l’homme se tient debout, propulsé par un minuscule turbo-réacteur Williams conventionnel,le plus petit sur le marché en dehors de turbines récentes pour maquettistes. Il est aujourd’hui au musée de Seatlle, mais, comme je l’ai déjà dit, il semble bien qu’il traverse encore parfois le ciel américain, affolant les populations qui le voient parfois circuler en plein ciel. Reste le SoloTrek de Michael Moshier, qui ne semble pas beaucoup avancer ces derniers temps. Elu invention de l’année 2001, financé par la Darpa et la Nasa,l’engin est au point mort.
Dans les années 60 également, un cascadeur de renom, Gil Delamare, de son vrai nom Gilbert-Yves Delamare de la Villenaise de Chenevarin tentera bien également d’évoluer avec des ailerons aux poignets et aux jambes à la place d’une aile toute faite ; associé à une tenue à portance améliorée grâce à de la toile entre le corps et les bras. Le procédé n’aura aucun avenir, les ailerons étant incapables de rester à plat pendant la chute, ayant surtout tendance à tordre littéralement les
membres porteurs. Longtemps recordman du monde en chute libre avec 9059 mètres, il se tuera bêtement le 31 mai 1966 à Bobigny lors du tournage d’un film de Christian Jaque et non en chutant en parachute.
Non sans avoir auparavant eu droit à une superbe couverture du magazine Pilote qui en avait fait rêver plus d’un.
Christoph Aarns, un Allemand, dans les années 70, réinvente une tenue le faisant ressembler à un écureuil plus qu’à une chauve-souris... le célèbre Polatouche (ou glaucomys volans),animal sauteur capable de planer quelques secondes d’arbre en arbre.
Mais cette tenue n’est pas très efficace et l’oblige même à tenter une planche rigide entre les jambes. C’est un échec, car ça ne vole pas loin à l’horizontale, mais, au moins, il ne meurt pas à l’essayer.
Détenteur de plus de 10 000 sauts, c’est un des plus chevronnés parmi les parachutistes actuels, très préoccupé par la sécurité. En 1999, il tente une aile très élégante inventée par un autre inventeur, Alban Geissler, appelée Skyray. A ma connaissance, c’est la seule formule delta du genre, munie de volets en bout d’ailes en prime. Magnifique ligne, légèreté et stabilité (l’aile est incurvée vers le bas), elle dispose en bout
d’ailerons stabilisateurs. Ceux qui l’ont essayée ne tarissent pas d’éloges sur elle. Son seul hic étant d’être monobloc, et donc d’être très encombrante à bord de l’avion porteur. Rossi a été confronté au même problème, et l’a résolu avec son principe d’aile aux extrémités repliables. Une autre firme allemande, SPELCO GbR, travaille depuis deux ans sur un sujet similaire au Skyray, c’est le modèle Gryphon. Elle est munie d’une bonbonne d’oxygène alimentant le casque du parachutiste, lui permettant de sauter de 30 000 pieds.
Dans les années 90 c’est un autre très grand parachutiste, Patrick de Gayardon, ou "Deug", de son vrai nom Patrick Degayardon de Fenoyl,auteur de plus de 11 000 sauts (et un des rares à avoir avoué avoir atterri dans six arbres dans sa carrière !) qui va enfin mettre au point une tenue souple et efficace devenue aujourd’hui la Wing Suit, élément désormais incontournable des acrobaties en parachute. Avec elle, il sera le premier à sortir d’un avion... et à y rentrer, manœuvre incroyablement dangereuse. Elle devient alors la "BatSuit", inévitablement, pour les Américains. Hélas, encore une fois l’inventeur se tue le 13 avril 1998 en tentant une nouvelle mise au point de sa
tenue devenue depuis légendaire. L’ultime modification de dernière minute lui sera fatale. Gayardon n’arrêtait pas de coudre et recoudre sa tenue, ayant toujours à portée quelque part... une indispensable machine à coudre. Un fort joli texte qui lui rend hommage raconte ses derniers moments à Hawaii, non dénués de poésie et surtout empreints d’une formidable admiration pour un personnage hors du commun. Deux films disponibles sur Daily Motion racontent son incroyable épopée de "SkySurfer". Des films parfois faits par Adrian Nicolas, l’un des disciples de Deug, qui se tuera lui aussi en
2005 en Wingsuit. Dix années après sa mort, ses amis ne l’oublient pas : l’homme a marqué par sa très forte personnalité toute une génération de parachutistes. Notamment Loïc-Jean Albert et Pierre Desmet qui vont améliorer encore la wingsuit avec une fort réussie
S-Fly et créer une dynamique société pour ça. "Ride the planet, fly your body", leur slogan, en dit long sur leurs ambitions dans le milieu : tous deux deviennent "les hommes qui rasent les montagnes" dans des vidéos
saisissantes ressemblant comme deux gouttes d’eau aux démonstrations de notre héros suisse. Pour affiner leur trajectoire, nos deux écureuils volants travaillent à l’inclinomètre et au GPS... aux Etats-Unis, Blossom DeRego et Jari Kuosma continuent l’œuvre de Gayardon. Il en aura fallu des morts pour que la tenue devienne
performante et sans danger pour son utilisateur.
Mais les "hommes volants" ont été aussi une série américaine, RipCord, avec Larry Pennell et Ken Curtis que votre serviteur a regardé toute son enfance. Ça n’a qu’assez peu à voir avec nos héros : c’étaient des
parachutistes, des sauveteurs. Mais grâce à eux on a pu redécouvrir en France un sport qui avait pris un formidable élan après guerre et qui était un peu retombé dans les années 60-70… avant de revenir
aujourd’hui avec la vogue, chez les jeunes, de sensations fortes.
Saluons donc l’exploit de Rossi à sa juste valeur, en déclarant aussi qu’il est arrivé un tout petit peu trop tôt : encore une année ou presque et, le 25 juillet 2009, c’était le centième anniversaire de la traversée de Blériot. Son avion pesait 300 kg à peine et volait péniblement à 110 km/h. Mais sans lui, personne n’aurait eu l’idée de faire de cette traversée un record destiné à être régulièrement battu ou réalisé d’une
autre manière. Son avion est visible au Salon de l’Air et de l’Espace du Bourget où vous pouvez rencontrer tous les jours un directeur efficace, facétieux et savoureux, Gérard Feldzer, qui en son temps aussi, avec un chanteur connu tel qu’Alain Souchon, s’était adjugé le
29 avril 1984 aussi un record de traversée de la Manche en Rutan Vari-Eze, une autre fantastique machine et un autre inventeur aussi grand que Blériot en son temps. Mais, ça, c’est déjà une autre histoire...

source:Le cimetière des hommes volants
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Michel
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MessageSujet: Re: Fusion man a traversé la Manche avec son aile volante   Jeu 2 Oct 2008 - 18:29

Merci, j'ai surtout retenu le passage sur "Deug" que j'ai connu Crying or Very sad
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Langenargen
Pro !
Pro !



MessageSujet: Re: Fusion man a traversé la Manche avec son aile volante   Ven 3 Oct 2008 - 15:00

Merci Claude pour ce bond en arrière et honneur à ces chevaliers de l'air
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MessageSujet: Re: Fusion man a traversé la Manche avec son aile volante   

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