CHEMIN DE MEMOIRE DES PARACHUTISTES
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 1er RPIMa - Histoire - SAS Brigade

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Michel
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MessageSujet: 1er RPIMa - Histoire - SAS Brigade   Mar 23 Sep 2008 - 8:55

Le long voyage

Le 21 juillet une cinquantaine de parachutistes embarquent sur un paquebot britannique transformé pour l'occasion en transport de troupes, le Cameronian.
46 jours de mer pour atteindre Durban en Afrique du Sud. Puis encore l'Océan indien et la Mer Rouge pour finalement débarquer à Suez vers la mi-septembre 1941. Par la route ensuite, ce fut Haïfa, puis Beyrouth par le train, puis enfin Damas où, le 15 octobre 1941, la compagnie repasse sous le contrôle de l'Armée de l'Air sous l'appellation de 1re Compagnie de Chasseurs Parachutistes (1re CCP).

Bergé fait reprendre l'entraînement, s'agite en tous sens pour mener ses hommes au combat. Il fait la connaissance à Damas du lieutenant Jordan, qui deviendra son fidèle adjoint. Enfin il obtient satisfaction et, le 31 décembre, la compagnie fait mouvement sur l'Egypte.

David Stirling, le seigneur de Kabrit



C'est au camp de Kabrit, sur la rive occidentale du canal de Suez que Bergé fait la connaissance du créateur des Special Air Service (SAS) britanniques, le capitaine David Stirling. L'homme est Ecossais, âgé de 26 ans, totalement anticonformiste. De ses 1,98 mètres, il dirige depuis peu la SAS brigade, issue de ses propres conceptions. Le nom est pompeux puisque environ 80 hommes forment l'unité. Mais le concept est révolutionnaire. Les hommes sont soumis à un examen préliminaire avant d'être acceptés. Leurs compétences sont variées et complémentaires. Elles vont de la mécanique aux transmissions, en passant par l'étude des armes étrangères, la navigation de nuit,les connaissances médicales, les explosifs.. Des modules hautement qualifiés de quatre hommes sont ainsi créés. Les missions dévolues sont uniquement stratégiques. Il s'agit d'effectuer des raids dans la profondeur du dispositif ennemi, d'attaquer les centres vitaux, les terrains d'atterrissage, les voies d'approvisionnement et, si l'occasion s'y prête, de recruter, entraîner et armer des éléments de guerrillas locales. Les facteurs « ruse » et « surprise » sont primordiaux. Les SAS doivent être capables d'utiliser tous les moyens de transport, du parachute au sous-marin.



Entre Bergé et Stirling le courant passe instantanément. Les Free French sont acceptés. La brigade passe à 130 hommes.

Who dares Wins (Qui Ose Gagne)

Désormais le French SAS Squadron a trouvé les motifs d'espérer. Ses hommes portent l'insigne du SAS, poignard ailé arborant la devise Who Dares Wins. Ils regardent avec envie le « badge » récompensant les missions menées : une paire d'ailes égyptiennes bleu azur brodées de fil d'argent. L'occasion de combattre va leur être donnée.

Crète

Dans la nuit du 14 au 15 juin 1942, le désormais commandant Bergé avec une équipe de cinq hommes : Mouhot, Sibard, Léostic, le capitaine anglais Jellicoe et le lieutenant Grec Pétrakis débarquent sur les côtes de Crète. Leur mission est de détruire les avions se trouvant à Héraklion et qui, par leurs actions de bombardement sur les convois ravitaillant l'île de Malte, risquent de faire capituler ce pion essentiel allié en Méditerranée. Winston Churchill accorde la plus grande importance à cette mission. Plus de 20 avions sont détruits. C'est une réussite malgré la mort au combat de Pierre Léostic, âgé de 17 ans et la capture du commandant Bergé, de Sibard et de Mouhot: Malte est sauvée.

La guerre du désert

Dans le même temps, en juin et juillet 1942, Stirling lance les SAS contre une dizaine d'aéroports en Cyrénaïque. Après des infiltrations sur les arrières ennemis de plusieurs milliers de kilomètres, les SAS attaquent. Les mitrailleuses Vickers des jeeps font merveille. Plusieurs dizaines d'avions explosent. La victoire est totale mais amère. Les SAS paient leur courage et leur témérité. Le 27 juillet 1942, l'aspirant André Zirnheld, pour ne citer que lui, tombe mortellement blessé par les tirs d'un avion ennemi qui a repéré sa jeep. Plus tard, dans ses papiers personnels, on découvrira un texte qui deviendra la prière des parachutistes :

« Donnez-moi mon Dieu ce qu'il vous reste.
Donnez-moi ce qu'on ne vous demande jamais ».



Les SAS poursuivent le combat sans relâche. Les opérations combinées se poursuivent jusqu'en septembre 1942 avec les attaques de Tobrouk et Benghazi. Désormais, le capitaine Jordan assure le commandement du French Squadron et une deuxième compagnie est créée à partir de la 1re compagnie qui rentre en Angleterre.

En janvier 1943, la 2e Compagnie Parachutiste S.A.S. se bat en Tunisie. Elle force la trouée de Gabès et effectue 34 destructions sur la voie ferrée Sfax-Gabès.

Dans ces derniers combats, le major Stirling et le capitaine Jordan sont capturés. Ils rejoindront le commandant Bergé dans un camp de prisonniers en Allemagne.

Source: Défense
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Michel
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MessageSujet: Re: 1er RPIMa - Histoire - SAS Brigade   Mar 23 Sep 2008 - 9:03

Bataillons du ciel
La nouvelle brigade SAS

En novembre 1943 sont créés, les 3e et 4e Bataillons d'Infanterie de l'Air (BIA). Regroupés en Ecosse en janvier 1944, ils vont désormais s'entraîner en prévision de la Libération du sol national. Intégrés à la nouvelle brigade Special Air Service (SAS), composée des 1er et 2e SAS britanniques et de la Compagnie de parachutistes belges indépendante, ils seront, sans encore le savoir, les premiers soldats alliés à toucher le sol de France.

Le 11 mai 1944, le Lord maire d'Edimbourg remet au 4e BIA le drapeau commun des SAS avec l'appellation Forces Aériennes et sur lequel sont inscrites les batailles suivantes : Crète 1942, Libye 1942, Tunisie 1943.


Après le saut...

Une nuit avant l'aube

Dans la nuit du 5 au 6 juin 1944, les premiers parachutistes du 4e BIA sautent sur la Bretagne avec pour objectif d'empêcher les forces allemandes de remonter vers la Normandie, lieu de l'opération Overlord. Quatre sticks organisent les bases de Dingson et Samwest. Le premier tué de la Libération sera le caporal Bouétard. Dix huit autres sticks (les cooney-parties) sèment la confusion dans le dispositif ennemi, frappent sans discontinuer convois et infrastructures. Entre le 9 et le 17 juin, le reste du bataillon est parachuté dont son chef le commandant Bourgoin, ancien de Tunisie où il a laissé un bras. Tendresse britannique : son triple parachute est tricolore. Le 4e BIA perdra un quart de son effectif en Bretagne. Des anciens de Libye, comme l'adjudant basque Itthuria, ne verront que l'aube de la Liberté. Les terribles combats du maquis de St Marcel verront combattre au coude à coude maquisards et SAS.

Pour sa part le 3e SAS, sous les ordres du commandant Château-Jobert dit Conan, agit début juillet en Vendée, en Maine et Loire et en Charente. Ils tiennent le front nord de la poche de la Rochelle, multipliant les attaques et les sabotages. Ce seront entre autres les opérations Dickens et Moses. En août, ce sera l'opération Derry dans le Nord Finistère.

La conquête

Dans un élan irrésistible, en avant des forces alliées, les SAS vont s'infiltrer, par jeeps ou par parachutage dans toute la France. On les retrouve sur la Loire, dans le Centre, en Bourgogne, dans la vallée du Rhône. Partout ce ne sont que combats de rencontre, destructions de ponts, de routes, harcèlements d'une folle audace comme ce 4 septembre 1944 à Sennecey le Grand en Saône et Loire où le capitaine Combaud de Roquebrune à la tête de quatre jeeps attaque un convoi dans le village. Il y tue trois cents Allemands mais est mortellement atteint ainsi que ses hommes au cours du second passage dans le village.

Le 1er août 1944, les 4e et 3e SAS se sont transformés en 2e et 3e Régiment de Chasseurs Parachutistes. Le 11 novembre, sous l'Arc de Triomphe, le 2e RCP est cité à l'ordre de la Nation et reçoit la croix de la Libération. Son drapeau reçoit les inscriptions Bretagne 1944 et France 1944. En octobre, les deux régiments sont regroupés à Epernay et Esternay. Tous les parachutistes portent désormais le béret amarante des aéroportés britanniques, offert pour leur bravoure au combat. Du 30 décembre 1944 au 11 janvier 1945, le 2e RCP participe à la contre offensive américaine dans les Ardennes belges. Il libère le village de St Hubert en Belgique et reçoit l'inscription sur son drapeau : Ardennes Belges 1945.

Hollande, le dernier combat

En février 1945, les deux régiments sont regroupés à Owell-Park en Angleterre. Ils pansent leurs plaies et instruisent les jeunes résistants incorporés. Dans la nuit du 7 avril, ils sont parachutés en Hollande avec pour mission de désorganiser le dispositif allemand avant l'attaque du 2e corps d'armée canadien. Cinquante deux sticks sont largués sur 19 zones de saut. C'est l'opération Ahmerst. Deux sticks, à trente kilomètres l'un de l'autre, encerclés, ont refusé de se rendre. Leurs pertes sont lourdes : sept brulés vifs et quatorze blessés. Une nouvelle inscription ornera la soie du drapeau : Hollande 1945.


Groupe du 2e RCP en avril 1945 dans les bois de Hollande

Source: Défense



1er Drapeau non officiel mais règlementaire remis aux 2 Bataillons d'Infanterie de l'Air SAS (3è et 4è) le 11 mai 1944 à Edimbourgh. Il est gardé par le 4ème BIA. C'est ce Drapeau qui recevra (le 11 novembre 1944) à Paris la Croix de Compagnon de la Libération ainsi que les Décorations et la Fouragère Rouge. (2ème RCP)
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MessageSujet: Re: 1er RPIMa - Histoire - SAS Brigade   Sam 23 Mai 2009 - 7:58

A ce sujet....
Source : brochure en ma possession intitulée '' Traditions '' 1er RPIMa Bayonne

Historique du Drapeau du 1er RPIMa


1) Le drapeau du 1er RPIMa est décoré de :

Croix de la légion d'honneur
Croix de la libération
Croix de guerre 1939-1945 avec 6 palmes
Croix de guerre des TOE avec 3 palmes
Bronze star Medal US
Croix de bronze du Lion de Hollande
Croix de guerre belge 1939-1945
Fourragère aux couleurs de la légion d'honneur
Fourragère aux couleurs de la Croix des TOE




2) Dans ses plis sont inscrits :

CRETE 1942 :
Attaque
de l’aérodrome allemand d’Heraklion en Crète par les SAS français : 21
appareils détruits, le commandant Bergé est fait prisonnier

LIBYE 1942 :
Infiltration
en jeep en Cyrénaïque (Libye) derrière les lignes ennemies, attaque des
aérodromes de Fuka et Sidi Haneish, bilan : 40 avions détruits dont 12
JU 52
Opérations combinées avec attaque des ports de Tobrouk et Benzhazi

SUD-TUNISIEN 1942 :
Infiltration
en Tunisie de la 2e C.I.A aux ordres du capitaine Jordan, les SAS
forcent la trouée de Gabes et effectuent 34 destructions sur la voie
ferrée Sfax/Gabes.
En mars 1944 le Lord Maire d’Edimbourg remet au 4e B.I.A le Drapeau avec l’appellation
‘’FORCES AERIENNES ‘’ et sur lequel sont inscrites les batailles suivantes :
CRETE 1942 – LIBYE 1942 – SUD-TUNISIEN 1942

- Aout 1944 le 2e RCP est cité à l’ordre de la Nation et reçoit la Croix de la Libération

FRANCE 1944 :

Le
3e RCP aux ordres du commandant Château Jobert est parachuté au cours
de 11 missions de la Bretagne à la Franche Comté et amène un combat
glorieux : Sennecey le Grand, Montceau, Vosges.

ARDENNES BELGES 1945 :
Le 2e RCP participe à la contre offensive américaine de Bastogne et délivre le village de Saint-Hubert en Belgique.

HOLLANDE 1945 :
Regroupement du 2e et 3e RCP en Angleterre à Owell-Park.
Opération
‘’ AMHERST ‘’, les deux Régiments sautent en Hollande pour désorganiser
le dispositif allemand avant l’attaque du 2e Corps Canadien, 52 sticks
sont largués sur 19 zones de saut entre Omment et Groningue.

- Septembre 1945 : Le Drapeau
du 2e RCP reçoit la fourragère de la Légion d’Honneur et totalise 6
citations à l’ordre de l’Armée à la Croix de Guerre 39-45. Décoré de la
Bronze Star Medal US et de la Croix de Guerre Belge.

- Juin 1946 : Confection d’un Drapeau Officiel par le Service Historique avec report sur l’emblème des attributs et récompenses du 2e RCP.

- Juillet 1946 : La 1ère Demi-Brigade de Parachutistes SAS prend le Drapeau et les traditions du 2e RCP.

-
Mars 1948 : de 1946 à 1954 les Parachutistes Coloniaux héritiers des
SAS participent à toutes les opérations d’Indochine. La Demi-Brigade
d’Indochine reçoit la Croix de Guerre des TOE avec une palme. Le Drapeau des SAS est rapatrié d’Indochine et remis à la 1ère DBCCP aux Invalides en présence du général Valluy.

- Avril 1949 : La 1ère DBCCP reçoit une deuxième palme à la Croix des TOE

- Mai 1950 : Le Drapeau de la 1ère DBCCP reçoit la Bronzen Leew Hollandaise au titre du 2e RCP.

- Septembre 1950 : Le général de Linares remet la fourragère des TOE au Drapeau de la 1ère DBCCP.

INDOCHINE 1946-1954 :
Février
1955 : Création de la Brigade de Parachutistes Coloniaux qui quitte
Vannes Meucon pour Bayonne et Mont de Marsan et participe à la création
des Régiments Parachutistes Coloniaux qui combattent en AFN.

- Juillet 1955 : Le Drapeau de la Brigade reçoit la Légion d’Honneur des mains du Président Coty à Paris.

- Octobre 1962 : Le chiffre 1er est inscrit à chacun des coins du Drapeau.

- Mai 1991 : Le 1er RPIMa reçoit une troisième palme à la Croix des TOE pour l’opération
‘ DAGUET ‘.
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vieux fourbe
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MessageSujet: Re: 1er RPIMa - Histoire - SAS Brigade   Dim 24 Mai 2009 - 23:40

Joli synthèse historique !! encore ...!!
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MessageSujet: Re: 1er RPIMa - Histoire - SAS Brigade   

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