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  Entretien avec Magnus Martel auteur de Plaidoyer pour l’armée française (Propos recueillis par Fabrice Dutilleul)

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Kéo
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MessageSujet: Entretien avec Magnus Martel auteur de Plaidoyer pour l’armée française (Propos recueillis par Fabrice Dutilleul)   Sam 8 Mar 2014 - 23:56

Cher Monsieur Randa,

Excellente synthèse que je partage en totalité ! Et que personne ne viennent me traiter d'antimilitariste, cela ferait rire un régiment...
Et oui, qu'attendent nos militaires décisionnaires, le c....................l transpercé par la plume carriériste et par la peur d'être mal notés ?
Je vais finir par croire que les Officiers supérieurs courageux sont comme les musulmans modérés, une pure fiction...

Bien cordialement.
Dan

---------- Message transféré ----------
De : FrancePhi Diffusion Info <diffusion@francephi.com>
Date : 1 mars 2014 13:11
Objet : Armée française : l’urgence d’enrayer le déclin (entretien avec Magnus Martel)


« Si les militaires sont courageux physiquement,
ils sont le plus souvent intellectuellement lâches.
Ils ont oublié qu’ils effectuaient un véritable sacerdoce
au service d’une terre et d’un peuple
et non d’un gouvernement faussement élu
par le jeu biaisé du parlementarisme
»
 
Entretien avec Magnus Martel auteur de Plaidoyer pour l’armée française (Propos recueillis par Fabrice Dutilleul)
 
Pourquoi si peu de militaires osent-ils dénoncer la situation actuelle de l’Armée ? À cause de leur devoir de réserve ? Parce que, pour certains, ils appartiennent à la « Grande muette » comme on appelait l’armée dans le passé ?
Cela reste un mystère. Y compris pour votre serviteur. Pourtant, je peux vous assurer que chaque jour que Dieu fait, ça râle dans les popotes militaires. Le problème essentiel réside, à mon sens, dans le fait que si les militaires sont courageux physiquement, ils ont oublié qu’ils effectuaient un véritable sacerdoce au service d’une terre et d’un peuple et non d’un gouvernement faussement élu par le jeu biaisé du parlementarisme. Ceci étant, ce devoir de réserve est plus que jamais imposé par des politiciens qui redoutent les forces armées et l’on constate tristement d’ailleurs que la parole est beaucoup moins libre aujourd’hui qu’elle l’était dans les années 1930. La « Grande muette » conserve plus que jamais son appellation.
 
Les opérations auxquelles notre armée participe activement (Afghanistan, Mali, etc.) ne prouvent-elles pas qu’elle est tout à fait opérationnelle ? En tout cas pour un certain type de missions ?
Opérationnelle pour quoi ? Par rapport à quoi ? Cela dépend avant tout de la nature de l’adversaire. À quelle armée digne de ce nom l’armée française a-t-elle été confrontée depuis la chute de l’URSS ? Quant à l’engagement en Afghanistan, une terre sur laquelle la France n’avait pas à mettre les pieds, plus de dix ans après, l’opération est loin de constituer un succès. Lors de l’embuscade de la vallée d’Uzbeen à l’été 2008, c’était la première fois depuis très longtemps que notre armée perdait autant de soldats en si peu de temps ! Tout porte à croire d’ailleurs qu’une fois les forces de la coalition otanienne parties, le pays replongera dans le chaos. Et c’est bien là le plus malheureux : songer que des hommes sont tombés ou ont été définitivement meurtris pour rien. Alors, bien sûr, il arrive que notre armée, à force de système D, de volonté et de ténacité fasse de véritables miracles. Comme au cours de l’opération Serval au Mali. Mais sérieusement, quel ennemi avions-nous face à nous ? Un adversaire certes déterminé, mais très loin de disposer de capacités militaires équivalentes aux nôtres, dans un pays permettant difficilement de se mettre à l’abri des vues et des coups de la troisième dimension. Au final, il est même permis de penser que cette victoire éclair aura nui à notre armée en donnant à penser à l’opinion comme au politique que nos forces étaient suffisamment opérationnelles comme ça et qu’il était encore possible de gratter dans les effectifs.
 
Votre livre est très alarmiste… Les progrès de l’armement ne peuvent-ils suppléer à la réduction des effectifs humains ?
Il est alarmiste parce que la situation l’exige. Les progrès de l’armement sont nécessaires, mais ils ne suffisent pas. L’Allemagne hitlérienne l’a appris à ses dépends. En outre, plus les armements sont sophistiqués, plus ils sont coûteux et moins nous pouvons nous en offrir. Songez qu’au train où vont les choses, notre pays ne disposera bientôt pratiquement plus de régiments de chars de combat dotés de Leclerc. Or, la conservation d’un spectre le plus large possible d’armements et de capacités militaires est une absolue nécessité pour un pays qui entend compter sur la scène internationale. Au final, et quelle que soit la qualité de notre armement, il sera toujours nécessaire de déployer du fantassin pour contrôler le terrain. Pour autant, il convient de ne pas tomber dans l’excès inverse en sacrifiant la technologie au nombre. Il est tout de même assez navrant de voir un général, ancien directeur de l’École de guerre, militer pour une sortie de notre pays de la dissuasion nucléaire, au motif que cela permettrait de réaliser des économies au bénéfice des forces conventionnelles.
 
Qu’apporte de nouveau votre livre ? Apportez-vous des révélations gênantes pour nos dirigeants de ces vingt ou trente dernières années ? Y a-t-il un gouvernement qui a été plus « néfaste » qu’un autre ?
L’incontestable nouveauté, c’est que je ne me contente pas de dénoncer, mais de proposer des solutions pour enrayer ce déclin. Aujourd’hui, comme d’autres dans la vie civile, je milite clairement pour un rétablissement de la conscription, seule à même de réaliser de substantielles économies tout en inculquant aux jeunes Français des valeurs en même temps qu’un véritable esprit de défense. Les dirigeants de ces trente dernières années se sont comportés de façon absolument lamentable envers notre pays. Il n’y a cependant pas eu un gouvernement plus néfaste qu’un autre. Tous l’ont été ! Tous ont apporté leur pierre à la lapidation de notre dernier véritable outil de souveraineté. Tous ont trahi et tous seront jugés et, je l’espère, définitivement condamnés par l’Histoire.
 
Plaidoyer pour l’armée française, Magnus Martel, Éditions Dualpha, collection « Vérités pour l’Histoire », dirigée par Philippe Randa, 294 pages, 29 euros.
 
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GARD
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MessageSujet: Re: Entretien avec Magnus Martel auteur de Plaidoyer pour l’armée française (Propos recueillis par Fabrice Dutilleul)   Dim 9 Mar 2014 - 8:59

C'est vrai qu'être militaire est parfois un sacerdoce, c'est de moins en moins facile surtout quand on se sent trahis et oubliés par les gouvernants auxquels on doit obéir...
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marcel.salvan
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MessageSujet: ENTRETIEN AVEC MAGNUS MARTEL   Dim 9 Mar 2014 - 14:11

J'ai fait uniquement mon service militaire (32 mois) en ALGERIE, mais je suis d'une famille de militaires.
Pour moi le métier des Armes c'est une vocation, il faut respecter ce choix. Mais il y a parfois des périodes aux cours desquelles être militaire oblige un devoir de réserve, je suis d'accord, ce qui n'empêche pas de réagir parfois aux différentes instructions qui vous sont données par le pouvoir politique.
Je fus témoin en Novembre 54 au début de la rébellion en ALGERIE, d'un fait important: le ministre de l'Intérieur de l'époque étant François MITTERRAND qui avait en charge la responsabilité de la situation vu que nous faisions du maintien de l'ordre. Le sous préfet de BATNA convoqua le général GILLES responsable de toutes les unités parachutistes se trouvant dans le CONSTANTINOIS pour lui donner des instructions idiotes venant d'un ministre qui avait déclaré l'ALGERIE C'EST LA FRANCE (nous étions au début de la rébellion). Le général GILLES ayant tout un passé en INDOCHINE, devant les instructions stupides et incohérentes qui lui étaient données par ce jeune sous préfet, se mit en colère, le gifla en lui faisant remarqué que ses ordres ne pouvaient en l'occurrence être exécutés de cette manière. Le lendemain de cette incartade, le ministre de l'intérieur démis aussitôt de ses fonctions le général et celui-ci fut rapatrié sanitaire vers la métropole.
Si malheureusement nous avons connu une telle dégradation de la situation en ALGERIE c'est à cause de nos responsables politiques, bien avant l'arrivée du général de GAULLE.
Par contre si on avait écouté le général LECLERC au début des problèmes indochinois en 1946, lequel avait de bonnes relations avec HO CHI MIN, nous aurions évité certainement DIEN BIEN PHU, il aurait eu un nouveau statut pour ce pays, mais pas huit ans de guerre. Même chose avec l'ALGERIE si entre le 8 MAI 45 (SETIF) et le 1er Novembre 54 nos gouvernants successifs avaient tenus compte de certaines revendications ou améliorations aux statuts demandés par certains sur l'ALGERIE, nous n'aurions pas connu la débâcle de 1962. C'est la démonstration que certains militaires se rebellent envers des décisions de nos hommes politiques pour éviter des catastrophes. Au cours de notre histoire nous pourrions en citer des centaines.
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jacky alaux
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MessageSujet: Re: Entretien avec Magnus Martel auteur de Plaidoyer pour l’armée française (Propos recueillis par Fabrice Dutilleul)   Jeu 13 Mar 2014 - 15:48

Tu oublis une chose Marcel... A cette époque (Algérie) Nous avions en France des officiers avec assez de couilles pour foutre une claque dans la gueule d'un politicien pourri comme le fit le célèbre général GILLES, ou encore tout ces courageux officiers paras qui n'hésitèrent pas à risquer leurs carrière et leur vie pour s'élever contre la trahison de de gaulle. Aujourd'hui, nos officiers sont comme ces musulmans qui se disent modérés, mais qui sont incapable de dénoncer l'islam radical... Nos officiers pensent avant tout à leurs avancements .
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MessageSujet: Re: Entretien avec Magnus Martel auteur de Plaidoyer pour l’armée française (Propos recueillis par Fabrice Dutilleul)   

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