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 Afghanistan : les interprètes de l'Otan, nouveaux harkis

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MessageSujet: Afghanistan : les interprètes de l'Otan, nouveaux harkis    Ven 31 Jan 2014 - 23:41

Afghanistan : les interprètes de l'Otan, nouveaux harkis
Le Point.fr - Publié le 31/01/2014 à 06:02 - Modifié le 31/01/2014 à 09:00
Près de 10 000 interprètes afghans ont contribué à l'effort de guerre en Afghanistan. Considérés comme des traîtres, s'ils restent, ils sont condamnés.
Les interprètes ont été indispensables aux forces de l'Otan en Afghanistan. © Dibyangshu Sarkar / AFP



Par Marie de Douhet

"Pour les talibans, nous sommes les yeux, les oreilles et la langue de l'ennemi. Ils ont été très clairs : nous sommes leurs cibles privilégiées." Hamid Arman est inquiet. Pendant sept ans, pour 500 euros par mois, il a servi en tant qu'interprète pour l'Isaf, la force internationale d'assistance et de sécurité sous l'égide de l'Otan en Afghanistan. Maintenant que les troupes se retirent et que les talibans rôdent, il doit fuir s'il ne veut pas mourir.

Car être interprète en Afghanistan est un métier dangereux : tous ceux qui ont aidé les Américains et leurs alliés sont perçus comme des traîtres. Pour les talibans - dont le retour est inéluctable, selon Hamid -, ce sont les premiers qu'il faudra abattre, pour montrer l'exemple.

Recalés

"La plupart des types qui travaillaient pour nous ne le disaient même pas à leurs familles, explique un ancien officier britannique déployé en Afghanistan. Certains avaient tellement peur qu'on les soupçonne qu'ils enlevaient leurs vêtements occidentaux avant de rentrer chez eux." "Le problème, poursuit calmement Hamid, c'est que l'on s'exposait quand on suivait les troupes sur le terrain ou lors des conférences de presse. Donc les gens savent ce qu'on a fait. Nous avons pris les plus gros risques et nous sommes les moins protégés pour y faire face."

Pour ces hommes, le salut réside dans la fuite. Mais quand on est afghan, obtenir un visa pour l'Europe ou les États-Unis n'est pas simple et avoir servi l'Isaf n'aide pas forcément : de nombreux confrères d'Hamid ont déjà été recalés. Depuis plus d'un an, lui-même et 24 de ses collègues attendent une réponse. Tous espèrent obtenir un permis pour vivre en Suède, le pays pour lequel ils ont le plus souvent travaillé. "On ne peut pas imaginer qu'ils vont nous laisser tomber !"

Hamid ne regrette pas de s'être engagé, mais il est déçu : "On espère que, d'ici mai, on aura une réponse... On ne peut pas imaginer qu'ils vont nous laisser tomber." Malgré les risques qu'ils encourent, très peu d'interprètes obtiendront un visa. "La plupart des pays s'en fichent royalement et n'ont rien prévu pour leurs interprètes, confie l'ancien officier britannique. Ce sont souvent les soldats qui ont fait pression sur leurs supérieurs pour les sensibiliser au problème, car ils se sentent concernés par le sort de ces hommes qui nous ont été d'une importance cruciale."

"Ils savaient ce qu'ils faisaient"

Côté français, Le Monde rapporte que, sur les 200 dossiers déposés, seuls 67 ont été approuvés. Contacté par Le Point, le ministère des Affaires étrangères a refusé tout commentaire. "Dans les différents états-majors, la tendance est de dire qu'ils ont été payés, qu'ils savaient ce qu'ils faisaient et qu'on ne leur a rien promis", décrypte un ancien soldat norvégien pour l'Isaf. Hamid Arman confirme : rien ne lui a été promis. "Il n'y avait rien sur mon contrat. Et moi-même, quand j'ai commencé à travailler pour l'Isaf, je ne pensais pas au visa. J'avais besoin d'argent, mais je ne voulais pas quitter mon pays. Ce n'est que vers 2011, quand j'ai vu la situation empirer, que j'ai compris que je n'aurais pas d'autre choix que de partir."

Pour l'ancien officier britannique, il n'y aurait pas de critères ou de quotas officiels pour disqualifier ou favoriser une candidature, mais certains facteurs comme l'ancienneté ou le fait d'avoir des relations peut jouer. La confiance, aussi, fait partie des enjeux. "Moi, je ne donnerais pas systématiquement un visa à tous les interprètes, renchérit l'ancien soldat norvégien. Beaucoup ont été extraordinairement loyaux, et ceux-là, c'est malheureux qu'ils n'aient pas été plus soutenus. Mais d'autres ont pu être tentés de jouer sur plusieurs tableaux et d'exagérer les menaces, donc il faut aussi être prudent."

"Un tissu de conneries"

Pour l'ancien officier britannique, certaines "erreurs de jeunesse" ne jouent pas non plus en faveur des candidats : "Il suffit parfois qu'un gars ait été dans une madrasa dans sa jeunesse pour que sa candidature soit écartée, raconte-t-il. Il aura beau avoir passé les dix dernières années à se battre avec nous contre le terrorisme, le moindre doute sur son passé peut suffire à le disqualifier."

Pour Hamidullah Noorzai, un ancien interprète de l'Isaf exilé à Londres depuis 2009, ce type d'argument est un "tissu de conneries". "Tous les six mois, nous étions soumis à des polygraphes pour vérifier que nous n'informions pas les insurgés !" s'énerve-t-il. Hamidullah est en sécurité en Angleterre, mais il sait qu'il ne pourra plus remettre les pieds dans son pays. "Moi, j'ai eu de la chance, mais j'ai peur pour mes proches, continue-t-il. La spécialité des talibans, c'est de s'en prendre aux familles quand ils ne peuvent pas mettre la main sur ceux qu'ils cherchent." Pour lui, le fait de "lâcher" ceux qui les ont aidés se retournera un jour contre l'Occident : "Ils ont montré qu'ils se servaient des locaux comme de mouchoirs, et ça, sur leurs prochains théâtres d'opérations, ça se saura..."
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GARD
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MessageSujet: Re: Afghanistan : les interprètes de l'Otan, nouveaux harkis    Sam 1 Fév 2014 - 8:04

Les interprètes travaillaient pour l'ennemi, ils sont donc considérés comme des traitres potentiels...
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Afghanistan : les interprètes de l'Otan, nouveaux harkis
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