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 Non : Mandela n’est pas un saint homme

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Devevey
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MessageSujet: Non : Mandela n’est pas un saint homme   Ven 6 Déc 2013 - 17:08

de Yves
Eclairage sous un autre angle de l'actualité après le concert de louanges suite au décès de Nelson Mandela...



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Il vaut mieux croire Bernard LUGAN qui signe l'article ci_dessous, que la grosse presse.......!
Citation :
Lisez ceci car aucune chaîne d'information ne vous livrera la vérité sur l'Afrique du sud.
La vérité sur Nelson Mandela
6 juillet 2013 |
=



On a beaucoup parlé de l’Afrique du Sud ces derniers jours.
On en a beaucoup parlé parce que Barack Obama s’y est rendu, en un voyage organisé sur le continent africain aux fins de permettre aux médias américains de parler d’autre chose à son sujet que des scandales à répétition qui lui collent aux basques. On en a parlé aussi parce que Nelson Mandela est agonisant, voire à l’article de la mort. Et les éloges de Nelson Mandela se sont succédé. Les propos sur le « père » de la « nation arc en ciel » se sont faits plus doux et plus admiratifs les uns que les autres. La question qui a semblé être sur les lèvres du monde entier semble être : comment l’Afrique du Sud va-t-elle survivre sans Mandela ? Barack Obama ayant comparé Mandela à George Washington, la comparaison a été reprise de multiples fois. Même si c’est très politiquement incorrect, il faudrait que certaines vérités soient énoncées.
Citation :
Non : Mandela n’est pas un saint homme
Tout d’abord, non : Mandela n’est pas un saint homme. Il n’a pas été jeté en prison parce qu’il « luttait contre l’apartheid », mais parce qu’il le faisait de manière violente et avait créé une organisation terroriste, l’ Umkhonto we Sizwe, (« fer de lance de la nation ») qui a perpétré de nombreux attentats. L’ANC (African National Congress) était elle-même une organisation communiste, financée largement par l’Union Soviétique tant que l’Union Soviétique a existé. L’ANC s’est définie à partir de 2004 comme un parti socialiste et a rejoint l’Internationale Socialiste. C’est en 2008 seulement que les Etats Unis ont retiré l’ANC de la liste des organisations contribuant au terrorisme international. Dans une dictature comme il en a longtemps existé en Afrique, Nelson Mandela n’aurait pas été « prisonnier politique » pendant de longues années : il aurait sans doute été exécuté, peut-être de façon sommaire. Mandela n’était pas plus un « prisonnier politique » que les gens d’Action Directe en France ont été des « prisonniers politiques ».
Ensuite, Mandela n’est pas l’homme qui a aboli l’apartheid. L’apartheid a été aboli par les autorités sud-africaines de l’époque, sous l’égide de Frederik de Klerk, qui a fait libérer Mandela, et lui a permis de participer aux premières élections démocratiques multiraciales du pays en 1994. Mandela, assagi par ses années de prison est devenu le premier Président noir de l’Afrique du Sud d’après l’apartheid et a gouverné le pays sur un mode prudent et modéré qui n’a pas fait basculer celui-ci vers le chaos. Il a laissé le pouvoir à son successeur dans le cadre d’élections démocratiques multiraciales en 1999. Qu’on lui donne acte de s’être assagi, d’avoir gouverné le pays de manière prudente et modérée et d’avoir laissé démocratiquement le pouvoir à un successeur est une chose, et c’est tout à son honneur. Qu’on n’aie pas trouvé dans ses propos des phrases antisémites « antisionistes » et anti-américaines telles celles qui viennent si aisément aux lèvres de l’infect évêque anglican Desmond Tutu, est tout à son honneur aussi. Qu’on considère que tout cela relève de l’héroïsme est très excessif. Qu’on le dise « père » de la nation relève d’une idolâtrie frelatée et sans rapport avec la réalité.
Enfin, Mandela n’est plus au pouvoir depuis quatorze années, et le moins qu’on puisse dire est que l’Afrique du Sud ne se porte pas bien et n’est pas du tout une « nation arc en ciel ». C’est un pays à l’économie très détériorée, rongé par la corruption, organisée par l’ANC, qui n’est pas le parti de tous les Africains, mais essentiellement le parti de l’ethnie à laquelle appartient Mandela, les xhoshas. C’est un pays gangréné par la violence la plus extrême où, à côté d’une petite minorité d’Africains noirs qui se sont enrichis grâce à leurs liens avec le gouvernement et à côté d’Africains blancs qui représentent ce qui reste des anciens propriétaires et entrepreneurs, et qui vivent dans des quartiers clos et très gardés, vit pour l’essentiel une population qui vit entre la misère et la pauvreté, dans des conditions sanitaires très précaires, imprégnée de tribalisme et de pensée magique. Le Président actuel, Jacob Zuma, membre du Parti communiste Sud Africain avant de rejoindre l’ANC en 1990, polygame disposant de six épouses et de vingt enfants, se définissant lui-même comme économiquement « très à gauche » incite régulièrement les Noirs les plus pauvres à s’en prendre aux blancs et à les tuer. Les fermiers blancs meurent assassinés les uns après les autres, et il y a eu plus de soixante huit mille blancs assassinés depuis 1994. Les viols d’enfants sont une pratique fréquente dès lors que les sorciers disent que le sida, très commun en Afrique du Sud, peut être curable si on viole une petite fille vierge.
L’Afrique du Sud est un pays qui glisse vers le naufrage. Ce fut un pays plus riche que les autres pays d’Afrique subsaharienne. Cela reste un pays plus riche qu’eux. On peut craindre que la situation soit provisoire et que le futur de l’Afrique du Sud ressemble à celui du Zimbabwe, qui fut autrefois la Rhodésie.
L’Afrique du Sud n’est pas un pays développé, pas même un pays en voie de développement. C’est un pays en voie de sous-développement.
Quand bien même elle a des institutions démocratiques, on pourrait dire qu’avec la fin de l’apartheid, une ségrégation en a chassé une autre et l’a remplacée.
Il n’y a plus, officiellement de quartiers blancs, de quartiers noirs et de quartiers métis, mais officieusement, il y a toujours des quartiers très distincts. Blancs. Noirs. Métis.
Le droit de vote n’est plus réservé aux blancs. Les xhoshas votent pour les xhoshas. Les zoulous votent pour les zoulous. Les blancs votent pour les blancs, et c’est comme s’ils ne votaient pas, car ils sont minoritaires et leur voix ne compte pas. Ce qui fait que si des blancs décident de rester, nombre d’autres préfèrent partir plutôt que de finir une balle dans la tête.
L’Afrique du Sud vit déjà quasiment sans Mandela depuis quatorze années. Ce qui rend tant de gens anxieux en Afrique du Sud aujourd’hui n’est pas la perspective de vivre sans Mandela, mais de vivre dans un pays qui se délite.
Des journalistes pourraient parler de tout cela. Mais ce serait politiquement incorrect, je sais.
Un seul homme en France ose écrire de manière lucide et sans fard sur l’Afrique du Sud, et sur l’Afrique en général. Il s’appelle Bernard Lugan. Il est courageux. Il est intègre. Il connait son sujet. Il ne ment pas. Ce sont des qualités qui ne pardonnent pas en France. Même si j’ai, parfois, des désaccords avec lui, je tenais à le saluer.
Guy Millière

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jacky alaux
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MessageSujet: Re: Non : Mandela n’est pas un saint homme   Ven 6 Déc 2013 - 19:54

Merci, DEVEVEY. C'est bon de voir l'Afrique du Sud sous un autre angle... Tout ca est tellement vrais. Nous avons dans mon quartier une famille de blanc d'Afrique du Sud réfugiée au Canada depuis déja 4 ans. C'est pas croyable les misères qu'ils ont subit là bas... Sa petite ferme fut brulée, avec sa fillette de 12 ans et sa femme ils réussirent à échapper de justesse à une bande de sauvage armé de machette qui chassaient le BLANC. Ils tuèrent tout les animaux, vaches, chevaux, moutons ainsi que leur chien. Ces malheureux subirent l'enfer. Mandela le saint homme, dites vous ? A d'autres !
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Kéo
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MessageSujet: Merci Mandela. Grâce à toi tout le monde peut voir ce qu’est la réussite à l’africaine.   Dim 8 Déc 2013 - 16:06

Merci Mandela. Grâce à toi tout le monde peut voir ce qu’est la réussite à l’africaine.
Selon le très sérieux magazine allemand Der Spiegel, on compte bon an, mal an en Afrique du Sud, environ :
-18500 meurtres,
-20500 tentatives d’assassinat,
-55000 viols,
-227000 agressions violentes
- plus ou moins 5000 enlèvements.
Depuis 1994, entre 2000 et 4000 fermiers blancs ont été assassinés, leur femmes violées, souvent la famille est passée au fil de la machette ou dépecée vive, les enfants peuvent être assassinés en étant ébouillantés.
On dénombre environ 75000 Blancs assassinés par des Noirs, 800000 ont déjà quitté le pays.
L’Afrique du Sud a un des plus grands nombres de viols d’enfants et de bébés du monde. Une enquête menée par le CIET a découvert que 60 % des garçons et des filles pensent qu’il n’y a pas de mal à forcer quelqu’un que l’on connaît à avoir des rapports sexuels, tandis qu’environ 11 % des garçons et 4 % des filles admettent avoir déjà forcé quelqu’un à avoir des rapports sexuels avec eux. Dans un sondage conduit auprès de 1 500 enfants d’âge scolaire de Soweto, à Johannesburg, un quart des garçons interrogés ont déclaré qu’une tournante était amusante. Plus de la moitié des personnes interrogées affirment que si une fille dit non pour avoir des rapports sexuels, elle veut en réalité dire oui.
Plus de 67 000 cas de viols et d’agressions sexuelles contre des enfants ont été signalés en 2000 en Afrique du Sud, contre 37 500 en 1998. Les groupes de protection de l’enfance estiment que le nombre d’incidents non-signalés pourraient être dix fois plus élevés.
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avellaneda
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MessageSujet: Re: Non : Mandela n’est pas un saint homme   Dim 8 Déc 2013 - 18:41

Le politiquement correct mondial s'est au diapason pour encenser Mandela mais c'est une musique que l'on a déjà entendu pour Arafat et plus loin dans le temps pour le FLN en Algérie. C'étaient avant tout des terroristes qui ont commis des crimes pour arriver à leur fin.
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sgt8
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MessageSujet: Re-non, Mendela n'est pas un Saint homme   Lun 9 Déc 2013 - 14:53

Les communistes de tous poils ont toujours su créer des mythes, en dépits de tous les crimes qu'ils ont commis ou couverts.

La gauche "bobo" en redemande , ça leur fout des frissons tout partout, mais sont nettement moins cool envers les dictatures dites "de droite"

sgt8
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Rivoil
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MessageSujet: Vous voulez tout savoir de l’après Mandela ? Allez voir Zulu   Mar 10 Déc 2013 - 1:00


Le 8 décembre 2013
Les hasards du temps sont mystérieux qui font se mêler sur les écrans les images de la réalité et de la fiction.



Nul ne maîtrise ici bas le calendrier et ses coïncidences. Les hasards du temps sont mystérieux qui font se mêler sur les écrans les images de la réalité et de la fiction. Ainsi celles d’un film, Zulu, sorti dans les salles mercredi dernier, et le flot ininterrompu de ces autres images – vie et mort de Nelson Mandela – qui nous assaillent depuis son décès, jeudi soir dernier. Mêmes images ou presque, les unes d’une fiction qui prétend – et sans doute y parvient-elle – coller au plus près de la réalité ; les autres d’une réalité qui cherche souvent à se travestir pour tendre vers la fiction idyllique d’une « nation arc-en-ciel » enfin apaisée.
Zulu, le thriller de Jérôme Salle nous est vendu sur une intrigue minimaliste : « Dans une Afrique du Sud encore hantée par l’apartheid, deux policiers, un noir, un blanc, pourchassent le meurtrier sauvage d’une jeune adolescente. Des Townships de Capetown aux luxueuses villas du bord de mer, cette enquête va bouleverser la vie des deux hommes et les contraindre à affronter leurs démons intérieurs. » Curieux résumé en forme de service minimum, comme si l’on n’avait guère envie de vendre cette histoire-là. De fait, elle ne plaît guère à la critique de la presse qui « pense », celle-là jugeant le film ultra-violent et bourré de « clichés ». Ah ! Mais des clichés sur quoi au juste ?
Zulu est adapté, et assez fidèlement, d’un livre magistral signé Caryl Ferey (Série noire/Gallimard), l’un des polars les plus éblouissants de ces dernières années. Violent ? Ça oui. Intelligent aussi, subtil, très documenté, bien loin des clichés, justement, qui voudraient nous faire croire que le monde est strictement binaire qui se sépare entre les bons et les méchants, les Noirs et les Blancs, même si l’on a pardonné les crimes, même si l’on a pleuré ensemble.
Sur ce site même, évoquant avant-hier Mandela et sa jeune nation, Dominique Jamet écrivait que le talent de Mandela fut « d’avoir fait prévaloir la sagesse sur la rancœur, la réconciliation sur la haine et d’avoir préféré à un sinistre film en noir et blanc un avenir de toutes les couleurs ». A quoi Bernard Lugan ajoutait que l’Afrique du Sud est aujourd’hui un « océan de pénurie, de corruption, de misère sociale et de violence ». C’est dans ce contexte-là, celui d’un monde où les nuits ne sont pas semblables aux jours parce que les monstres y rôdent, où la barbarie se nourrit de la pauvreté, où la vengeance sommeille au cœur des hommes, où les ennemis d’hier s’allient pour les pires trafics que Caryl Férey a placé son histoire et que Jérôme Salle l’a filmée. Servi par deux acteurs magistraux que sont Orlando Bloom et Forest Whitaker, entre les townships de Soweto et les villas de rêve gardées comme des bunkers.
Zulu est à voir, et surtout à lire !

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« On peut demander beaucoup à un soldat, en particulier de mourir, c’est son métier ; on ne peut lui demander de tricher, de se dédire, de se contredire, de se renier, de se parjurer. »Commandant Hélie de Saint-Marc dernier chef de corps du 1er REP
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MessageSujet: Re: Non : Mandela n’est pas un saint homme   Mar 10 Déc 2013 - 16:00

ma contribution:



Mandela : une leçon à appliquer sans modération

Le 9 décembre 2013
La violence et la lutte armée dont Mandela a été l'un des fers de lance quand il les a mises en oeuvre n'assombrissent pas son image.

Depuis la mort de Nelson Mandela le 5 décembre, on n’en fait pas trop sur cette immense personnalité et ce caractère formidablement trempé. Pourtant sensible à l’hypertrophie, je n’ai rien à redire face à cette émotion quasiment universelle, comme si le corps de l’humanité avait perdu l’un de ses membres. Se trouvait amputé d’un organe essentiel. [...}
La violence et la lutte armée dont Mandela a été l'un des fers de lance quand, chef de la branche combattante de l'ANC, il les a mises en oeuvre, n'assombrissent pas son image. En effet, il ne s'y est résolu qu'après avoir prôné une modération qui ne servait que l'adversaire. Le scandale absolu, pour son pays, de l'apartheid rendait légitime tout ce qui visait à s'y opposer, quelles que soient les manifestations de ce refus. Surtout Mandela, contrairement à tant d'autres, n'a jamais cherché à justifier le terrorisme et à se donner bonne conscience. Devant la Commission de la vérité et de la réconciliation, il a assumé et n'a pas ennobli hypocritement le sang et la mort résultant de son action un temps sans merci.
Il a démontré, une fois libéré, à quel point son obsession n'était pas de tuer et de faire tuer mais d'imposer cette intrépidité inouïe à son peuple de savoir résister à ce qui venait le plus naturellement aux victorieux sous toutes les latitudes : la vengeance et la haine institutionnalisées à rebours.
Ce qui m'importe, c'est l'exemple de Mandela et la manière dont tous les jours son courage, sa fermeté, son intransigeance admirable pourraient, modestement, irriguer nos comportements. Je ne voudrais pas qu'on saluât Mandela précisément pour l'oublier et ne pas en tirer, dans nos vies personnelles et sociales, de quoi les redresser, les améliorer.
Cette réflexion ne surgit pas en moi par hasard, mais elle suit un moment de grande honte et de vraie lâcheté dont j'ai été à la fois le témoin et le coupable, le 7 décembre, dans le métro qui m'emmenait gare de Lyon. Monté dans la rame à Madeleine, je suis resté debout et j'ai tout de suite remarqué deux jeunes gens noirs parlant fort, cherchant à se faire remarquer, vautrés côte à côte sur une banquette avec leurs pieds sur la banquette d'en face.
Cette attitude ostensiblement grossière me donnait envie de réagir en les invitant à adopter une autre attitude. Je les observais de dos mais je ne tentais rien. Je n'étais pas Lino Ventura qui, dans ses films, leur aurait enjoint de se comporter autrement et qui, s'ils n'avaient pas obtempéré, aurait eu le geste qui convenait.[...]
J’aurais dû prendre sur moi et leur demander d’enlever leurs pieds de là. Cette incorrection me concernait, elle nous concernait tous [...].
J’aurais dû intervenir et probablement je me serais mis dans un risque de conflit, de bagarre. J’aurais eu droit, comme toujours, à la semonce qui accable celui qui a eu l’audace de faire respecter un minimum de savoir-vivre plutôt que ceux qui l’ont salement transgressé.
Mais je suis resté coi.
C’est en acceptant ces défaites minimes, dérisoires du quotidien qu’on baisse insidieusement pavillon devant l’intolérable et qu’on participe à l’avilissement social. À force de se retenir et d’avoir peur, on perd. À force de s’effacer par prudence et de vivre avec la tête basse, de démissions en reculades, pour l’insignifiant comme pour le grave, on coule.
Il y a un usage de Mandela et de l’admiration qu’il a suscitée qui donne beaucoup de clés pour les infimes héroïsmes que nous devrions assumer. Il n’y a aucune raison pour que, contrairement à lui, nous partions battus par avance, par principe. Il y a des non modestes qui ont une valeur infinie.
Mandela tous les jours comme une inspiration : j’aurais alors surmonté sans l’ombre d’un problème mon écartèlement minable entre volonté d’exigence et crainte de l’action, de l’injonction et j’aurais été fidèle à l’image, à l’allure dont malgré mille rechutes je me persuade qu’elles devraient gouverner mon existence.
Mandela tous les jours : une leçon à appliquer sans modération.
Extrait de : Mandela tous les jours

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Claude Larue
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MessageSujet: Mandela.   Mar 10 Déc 2013 - 18:56

On sait très bien que la mort efface tout.
Du jour au lendemain le pire assassin devient un saint homme. Ainsi va le monde.
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jacky alaux
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MessageSujet: Re: Non : Mandela n’est pas un saint homme   Mar 10 Déc 2013 - 19:00

Claude Larue a écrit:
On sait très bien que la mort efface tout.
Du jour au lendemain le pire assassin devient un saint homme. Ainsi va le monde.

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LA RÉPENTANCE, Mon Frère !
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MessageSujet: Re: Non : Mandela n’est pas un saint homme   

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Non : Mandela n’est pas un saint homme
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