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 Il y a 30 ans : 58 parachutistes victimes de l’attentat du « Drakkar » à Beyrouth.

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MessageSujet: Il y a 30 ans : 58 parachutistes victimes de l’attentat du « Drakkar » à Beyrouth.   Ven 8 Nov 2013 - 15:53

23 octobre 2013 : 30ème anniversaire de l’attentat du ‘‘ DRAKKAR’’
Il y a 30 ans : 58 parachutistes victimes de l’attentat du « Drakkar » à Beyrouth.
Le mercredi 23 octobre 2013, de nombreux parachutistes et des membres d’associations patriotiques du Morbihan se sont rassemblés dans l’Eglise Saint Saturnin de Sarzeau pour assister à la messe célébrée par l’abbé Michel Le Pivain, recteur de Theix, pour le repos de l’âme des 58 parachutistes victimes de l’attentat du « Drakkar » à Beyrouth, il y a 30 ans.

Eglise Saint Saturnin
Après la messe, 31 porte-drapeaux conduisaient les participants au monument aux morts pour honorer solennellement la mémoire de ces soldats de la Paix qui sont l’honneur de la France.
 
Cette cérémonie s’est déroulée en présence :

    de M. Arnaud Bayeux,directeur des services de l’ONAC, représentant Monsieur Jean-François Savy, Préfet du Morbihan ;
    de M. Georges Gueguen 1er adjoint,représentant Monsieur David Lappartient, maire de Sarzeau ;
    de M. Michel Burban, Vice-président du Conseil général, représentant Monsieur François Goulard, Président du Conseil général du Morbihan ;
    du colonel Jacques Joly, Délégué général du Souvenir Français du Morbihan ;
    du capitaine Claude Severe, Président de la section du Morbihan de l’Union Nationale des Parachutistes ;
    du lieutenant-colonel Bernard Chauvin, délégué militaire départemental du Morbihan par suppléance ;
    de madame Anne-Marie Duro, adjointe, représentant monsieur David Robo, maire de Vannes ;
    du chef de bataillon Arnaud Pellaboeuf, commandant la compagnie de gendarmerie de Vannes;
    du lieutenant-colonel Pierre Mazet, délégué régional de l’Union Nationale des Parachutistes ;
    du lieutenant-colonel Jean-Luc Fredet, délégué général honoraire du Souvenir Français du Morbihan ;
    de Mmes Thomas et Jeannine Thomas, respectivement mère et sœur du capitaine Jacky Thomas ;
    des camarades de la promotion « Capitaine Danjou ».
 
      Les paras se souviennent
Le colonel Joly, délégué général du Souvenir Français pour le Morbihan, a rappelé les préalables et les évènements tragiques du 23  octobre 1983.
Colonel Jacques Joly
En août 1983, le Groupement Aéroporté repart au Liban représenter pour la deuxième fois la France au sein de la Force Multinationale de sécurité. L’opération est baptisée DIODON IV.
La force française est composée du 3ème RPIMA, du 7ème RPCS et d’un Régiment de Marche, le 6ème RIP, qui est composé d’une compagnie du 1er RCP, d’une compagnie du 6ème RPIMA, d’une compagnie du 9ème RCP et d’éléments du 35ème RALP.
Les hommes composant ce Régiment de marche sont des Appelés Parachutistes Volontaires pour un service long.
Le colonel Cardinal, chef de corps du 1er RCP, désigne la 3ème compagnie, commandée par le capitaine Jacky Thomas, pour effectuer la mission
Le détachement  de 96 hommes comprend quatre officiers, quinze sous-officiers et soixante dix sept militaires de rang.
La compagnie quitte Pau à la mi-septembre et débarque à Beyrouth le 27 septembre 1983. Elle est accueillie par son capitaine et le sous-lieutenant Rigaud partis quelques jours plus tôt en précurseurs.
Elle se dirige immédiatement vers le poste qui lui est affecté, un immeuble de huit étage baptisé IRMA situé au sud de la ville face à la plaine des JHAH en bordure du quartier Chatila, à 800 mètres de l’Ambassade d’Iran.
C’est un excellent observatoire dans cette partie sud de Beyrouth à la frontière des quartiers palestiniens.
Ceci explique sans doute son occupation par l’Armée Syrienne en septembre 1982 et sa nécessaire dépollution par le Génie français avant l’arrivée de la 3ème compagnie.
Le bâtiment, sans doute autrefois luxueux, est en très mauvais état. Il n’y a ni eau ni électricité et pas de vitres, mais les Parachutistes s’attèlent avec enthousiasme aux travaux de remise en état et de protection du poste. 5000 sacs de sable sont montés dans les étages et sur le toit. Des emplacements de combat sont aménagés, des barbelés interdisent les accès. Les sections s’installent
Le capitaine Thomas baptise le Poste du nom de << Drakkar >>.
Les activités opérationnelles s’enclenchent très vite.
Les journées sont occupées par des patrouilles en VAB pour prendre contact avec la population résidant dans le secteur, par des gardes à la Résidence des Pins, Poste de Commandement du Général  Cann commandant de la Force et par de nombreuses patrouilles à pieds pour rassurer la population qui a peur.
A la mi-octobre, la situation se tend. Les civils ne parlent plus. Des véhicules suspects  sont repérés et signalés. Des renseignements pronostiquent une opération imminente contre les Français.
Le 22 octobre 1983, la 1ère section ( NOIR 1 ) est de garde à la Résidence des Pins, mais son chef de section, le sous-lieutenant Rigaud n’ayant pas de mission propre, est resté au poste <>.
La 2ème section ( Noir 2) de l’adjudant Bagnis est d’alerte régimentaire, prête à intervenir en moins de 15 minutes au profit des postes voisins.
La 3ème section ( Noir 3)  du lieutenant de la Batie est << de jour >> et assure la garde au Poste.
Vers 22 heures, le capitaine Thomas rassemble les chefs de section pour leur annoncer que le Poste Escorteur, situé à 500 mètres de là, a reçu des menaces.
Le 23 octobre 1983, à 6 heures du matin, après une nuit calme, l’adjudant de compagnie réveille les sections.
Le sergent Hartung et deux autres parachutistes désignés la veille partent en ville chercher les croissants du dimanche.
A 6heures 15, une forte explosion retentit du côté de l’aéroport, dans le secteur américain, un champignon de fumée s’ est élevé dans le ciel. Le siège des Marines venait se sauter, faisant 241 morts.
De nombreux parachutistes se ruent vers les balcons pour voir ce qu’il en est. La section de garde est appelée à ses postes de combat.
Le sergent-chef Blanchot et le caporal Guillemette, de garde sur le toit, rendent compte au capitaine que le poste américain des Marines vient de sauter.
Au moment où Guillemette repose le téléphone, une très forte secousse ébranle le bâtiment. Blanchot rattrape Guillemette qui basculait dans le vide.
Un bruit assourdissant retentit:
Les planchers s’effondrent puis les murs cèdent. Le cuisinier en train de répartir les bols du petit déjeuner sur les tables est projeté sous un banc de bois. Les bols se brisent lui causant de nombreuses contusions au bras, mais le banc le sauve.
L’immeuble de 8 étages est devenu un amas de gravas de cinq mètres de haut.
Après le vacarme, un terrible silence lui succède. Puis les hommes s’appellent. Ils ne comprennent pas et se croient victimes d’un tir de roquette.
Les secours arrivent très vite, en premier lieu les porteurs de croissants qui n’en croient pas leurs yeux.
Les premiers rescapés son évacués, hébétés, certains avec seulement quelques égratignures tel le caporal-chef Laloué qui se retrouve assis dans l’herbe après une chute de 7 étages. D’autres plus gravement blessés, commencent à être extirpés des ruines, mais les autres………
Pendant quatre jours et quatre nuits, les sauveteurs s’acharnent pour tenter d’extraire ce qui reste de vie dans cet amas de pierres.
Tous sont unis dans l’effort et dans l’espoir, parmi eux le père Lallemand, aumônier de la Force.
Pendant ce temps, au Poste de Commandement du 1er RCP à Pau, la cellule de crise, mise en place dès le dimanche matin, tente de répondre du mieux possible aux appels de plus en plus angoissés des parents, mais les nouvelles arrivent lentement au rythme des recherches.
55 Parachutistes du 1er RCP, 3 du 9ème RCP détachés à la compagnie comme conducteurs de VAB sont tués. Il y a 41 survivants dont 15 blessés.
Les cercueils sont rassembles à la Résidence des Pins pour un dernier Adieu.
Après le rappel de ces évènements tragiques, la cérémonie s’est poursuivie par dépôt de gerbes.
                                                                   
Citation :
                                          Dépôt de gerbe
La sonnerie ‘’ Aux Morts! et la minute de silence ont  précédé la Marseillaise  finale entonnée par les participants.
               Les autorités saluent les porte-drapeaux
Etat des services du Capitaine Jacky Thomas, commandant la 3ème compagnie du 1er RCP
Les Parachutistes ensevelis sous les décombres du <> le 23 octobre 1983 à Beyrouth, servaient au sein de la FINUL, ils sont morts au servic de la Paix
Citation :
Pour en savoir plus :

Immeuble « Drakkar », Beyrouth

Attentat Drakkar, Beyrouth
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LAUCHERE
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MessageSujet: Re: Il y a 30 ans : 58 parachutistes victimes de l’attentat du « Drakkar » à Beyrouth.   Ven 8 Nov 2013 - 20:27

Merci pour ce reportage poignant.
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Il y a 30 ans : 58 parachutistes victimes de l’attentat du « Drakkar » à Beyrouth.
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