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 Enregistrer les opérations menées par des combattants algériens dans les casernes de l’occupant français

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MessageSujet: Enregistrer les opérations menées par des combattants algériens dans les casernes de l’occupant français   Jeu 3 Oct 2013 - 16:37

Au cours de ma veille, 2 articles de la presse algérienne:
C'est minable!

Le détournement d’armes des casernes françaises évoqué au Forum de la Mémoire : L’armée coloniale infiltrée par les Moussebiline
Abdelmadjid Chikhi, directeur des Archives Nationales : « Nous sommes en contact avec le CICR pour récupérer des documents de grande valeur »
PUBLIE LE : 02-10-2013 | 0:00


Photos : Louiza M.
L’armement durant la Révolution de Novembre, et notamment la contribution des déserteurs de l’Armée française, n’a pas eu sa part dans les pages d’Histoire. Hier le Forum de la Mémoire d’El Moudjahid, a mis la lumière sur cet aspect méconnu de la guerre de Libération nationale qui fera dire à Abdelmadjid Chikhi, directeur des Archives nationales, qu’aucune référence n’existe à ce sujet, si ce n’est les témoignages des  moudjahidine sur ces « Moussebiline qui ont infiltré l’armée coloniale », comme les qualifiait Larbi Ben M’hidi.
«Le détournement des armes des casernes françaises durant la Révolution », c’est l’intitulé choisi pour la conférence historique du Forum de la Mémoire d’El Moudjahid, initié en coordination avec l’Association Machaal Echahid.  Cette conférence s’est voulue un hommage à tous ces moudjahidine qui ont, sur instruction de l’ALN, infiltré les rangs de l’armée coloniale, aux moudjahidine qui ont trompé l’ennemi en lui faisant croire qu’ils servaient sous le drapeau français. Certains ont pour nom, Saïd Bentobal, Zoubir Hmaidia, Zernouh Mohamed, Henri Maillot...  et tant d’autres.  Le directeur des Archives nationales a, à cette occasion, appelé à collecter les témoignages des moudjahidine sur toutes ces opérations militaires qui ont permis  l’approvisionnement de la Révolution en armes.  Il faut dire que si la Révolution disposait de milliers d’hommes, la problématique de l’armement se posait avec acuité. La guerre de Libération avait commencé en comptant sur des armes anciennes. Les moudjahidine,  dotés d'armes de chasse, avaient pour mission, dans le cadre de la stratégie de l’ALN, de récupérer les armes auprès de l'ennemi, lui-même, au cours des batailles, embuscades et attaques.   
C'est ainsi que l'armement de l'Armée de libération nationale se développa et se diversifia allant du Mat 36, Mat 49 et…anglais, fusils-mitrailleurs , mitraillettes 49, Thomson, fusils et mitraillettes de type Brown 24/29. Ces faits sont connus, mais les attaques des casernes avec la complicité d’Algériens enrôlés dans l’armée française, dans le cadre du service militaire obligatoire sont très peu connues. Ces hommes ont par la suite mis leur expérience au service de la Révolution en formant, dans les maquis, les djounoud. Parmi ces Algériens nationaliste, mais habillé en tenue militaire française, l’exemple de Saïd Bentobal, qui n’est autre que le frère aîné de Lakhdar Bentobal. A la différence des autres, Saïd Bentobal caporal chef, en poste de garde dans la caserne de Boufarik, est chargé d’ouvrir les portes de la caserne au commando dirigé par Ouamrane, qui a mené les opérations annonçant le déclenchement de la Révolution. Selon Salah Rahmani, il était prêt à déserter, et à livrer le magasin d’armes avant de rejoindre  le maquis. Le conférencier dira que l’opération militaire contre la caserne de Boufarik n’a fait aucune victime, dans les deux camps. Le butin n’était pas négligeable. Mais l’opération a été un succès sur le plan psychologique et sur le plan médiatique. Pour sa part, la moudjahida Leila Tayeb, veuve Zoubir Hmaidia, a évoqué le parcours de son défunt  époux lieutenant dans l’armée française. Si Zoubir dira-t-elle a été à l’origine d’ une opération d’une grande envergure pour armer ceux qui luttaient dans les rangs des Algériens.
La préparation de l’opération contre la caserne Sbabna, à Tlemcen, a duré toute l’année 1955. Le 16 février 1956, profitant de l’absence du commandant, le lieutenant Zoubir déclencha l’opération  qui s’est soldée par la récupération d’armes lourdes et légères. L’opération s’était soldée par la mort de 16 soldats français, ce qui provoqué un écho retentissant dans les médias. « J’étais lycéenne à cette époque là, en 1956. Et on avait peur de la riposte. » Elle se souvient que c’est la directrice du lycée qui l’avait cachée pour la protéger des représailles. La même année, en 1956, Henri Maillot, militant anticolonialiste, qui a travaillé dans le journal Alger républicain, est affecté au 57e bataillon de tirailleurs de Miliana, avec le grade d'aspirant. Le 4 avril 1956, il déserte et détourne un camion d'armes et de munitions pour rejoindre le maquis. Quelques jours plus tard, il adresse aux rédactions des journaux français une lettre où il écrit notamment : « Au moment où le peuple algérien s'est levé pour libérer son sol national du joug colonialiste, ma place est aux côtés de ceux qui ont engagé le combat libérateur. » De son côté, le moudjahid Abdelmadjid Azzi, évoquera l’ opération  d’El Hourane (à 30 km de M’sila). C’est Mohamed Zenouh, sergent chef dans l’armée française, qui a joué un rôle important dans la prise d’autos-blindées pourvues de mitrailleuses. Cela s’est passé un 4 février 1958. Ces opérations, en dépit du fait qu’elles ont permis à la Révolution de mettre la main sur des armes, elles ont eu un grand impact médiatique.
Nora Chergui 
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Enregistrer les opérations menées par des combattants algériens dans les casernes de l'occupant français
Algérie Presse Service


Enregistrer les opérations menées par des combattants algériens dans les casernes de l’occupant français
Des moudjahidine participant à une conférence organisée par le forum du quotidien El-Moudjahid, ont souligné la nécessité d’écouter les témoignages des moudjahidine ayant participé à ces opérations pour que ces dernières soient enregistrées et sauvegardées par les Archives nationales.
Dans ce contexte, le Directeur général des Archives, Abdelmadjid Chikhi a indiqué que les dirigeants de la Révolution du 1er novembre 1954 "ont usé de tous les moyens pour faire face au colonisateur y compris par l’infiltration des rangs des forces d’occupation par des Algériens pour s’emparer d’armes au niveau des casernes et les acheminer jusqu’aux éléments de l’Armée de libération nationale (ALN)".
De son côté, le moudjahid Salah Rahmani a précisé que la Révolution de novembre "a vu à ses débuts l’infiltration d’Algériens dans les rangs de l’armée française pour mieux planifier les opérations militaires menées contre ces forces et s’emparer des armes disponibles dans les casernes". Ces opérations suscitaient "une vive réaction des médias en faveur de la Révolution", a-t-il ajouté.
"Ces militants ont par la suite, mis leur expérience militaire à la disposition de la Révolution et contribué à l’entraînement des moudjahidine dans les maquis".
D’autres moudjahidine ont témoigné, à cette occasion, et cité les noms de certains Algériens qui avaient participé à ces opérations dont Said Bentoubal, Zoubir Hamaidia, Abderrahmane Bensalam et le défunt Messaoud Zeggar qui a détourné un avion français transportant des radars qui se dirigeait à Tunis.
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