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 Il faut renforcer notre présence en Afrique par Bernard Lugan

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ParaGuépard
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MessageSujet: Il faut renforcer notre présence en Afrique par Bernard Lugan   Sam 21 Sep 2013 - 11:37

Il faut renforcer notre présence en Afrique !


Le 21 septembre 2013

Bernard

Lugan

Historien, spécialiste de l'Afrique.
Expert auprès du TPIR, conférencier au Centre des Hautes Etudes militaires, à l'Institut des Hautes Etudes de Défense nationale, il dirige un séminaire au Collège interarmées de Défense (Ecole de Guerre). Il publie un blog.

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Jeudi au Mali, François Hollande a affirmé : « Nous avons gagné cette guerre. Nous avons chassé les terroristes. » Est-ce aussi simple et définitif qu’il le dit ?
Non, cela n’est pas aussi simple que ce qu’en dit François Hollande, car le front islamiste s’est déplacé depuis le Mali vers la région tchado-nigériane où les djihadistes bénéficient d’un continuum ethno-religieux transfrontalier favorable.
Au Mali, durant une vingtaine de jours de combat dans la région des Iforas, les forces françaises se sont heurtées à la farouche résistance de petits groupes de combattants engagés dans une manœuvre de retardement qui a permis à un nombre indéterminé de djihadistes de se réfugier en Libye où se trouve désormais leur base d’action et d’où ils peuvent, à tout moment, lancer des opérations dans l’ensemble de la zone sahélienne.
Aujourd’hui, le Niger, le Tchad et le Cameroun sont menacés, sans oublier le Nigeria où l’armée fédérale mène actuellement une véritable guerre contre les fondamentalistes de Boko Haram qui contrôlent une partie du nord du pays. La situation est particulièrement préoccupante au Niger, pays aussi vaste que pauvre et qui partage près de 3.000 km de frontières poreuses avec le Mali à l’ouest, le Nigeria au sud et la Libye au nord.
Le dispositif Serval reste fort de 3.200 hommes et doit être ramené à 1.000 hommes à la fin 2013… Un délai qui semble de plus en plus difficile à respecter. Et est-ce souhaitable ?
Il serait irresponsable de réduire notre présence car la gangrène s’étend à tout le Sahel. Il fallait s’y attendre. Le 14 janvier 2013, dans un communiqué publié sur le blog de L’Afrique Réelle, j’écrivais : « La situation malienne cache l’incendie qui est actuellement en train de se développer dans la zone péri-tchadique. Le chaos en retour se fait en effet sentir dans tout le sud de la Libye, cependant que la contagion n’est plus qu’une question de temps au Tchad et au Darfour avec le risque de voir un continuum fondamentaliste s’établir avec les islamistes de Boko Haram du Nord-Nigeria. Quant au sud de la Tunisie, la contamination y a largement commencé. » Nous y sommes ! Il faudrait également ajouter à ce tableau l’implosion de la RCA qui menace de contaminer toute l’Afrique centrale.
Il nous faut donc au contraire renforcer notre présence. Mais comment le faire avec des moyens militaires sans cesse rognés au profit de colossales et inutiles dépenses « sociales » destinées à permettre le « Grand Remplacement », selon la belle formule de Renaud Camus, et à acheter la paix dans des banlieues que l’État est incapable de « pacifier » faute de colonne vertébrale ?
François Hollande a également salué IBK, le Président malien nouvellement élu : « Un grand président, un bon président »…
François Hollande a d’abord salué un membre de l’Internationale socialiste, vieux « cheval de retour » de la vie politique malienne puisqu’il fut directeur de campagne d’Alpha Oumar Konaré et qu’il devint, après l’élection de ce dernier à la présidence de la République, président du parti présidentiel avant d’être nommé Premier ministre en 1994. Comme homme neuf, on fait mieux…
Il sera de toutes les façons incapable de régler le seul vrai problème qui se pose et que personne ne veut regarder en face, à savoir que le réel ethnique est plus fort que les illusions démocratiques. « IBK » l’a en effet emporté à l’issue du second tour des élections présidentielles maliennes grâce à l’ethno-mathématique favorable aux sudistes. Or, comme les tensions de ces derniers jours le montrent, la question touareg qui fut le déclencheur des événements du Mali n’a pas été réglée, ce qui fait que, tôt ou tard, tout recommencera…
Comment voyez-vous l’évolution de la situation au Sahel ?
La situation régionale est claire : l’intervention militaire au Mali, qui était une nécessité et qui fut une réussite, a repoussé le problème dans les pays voisins sans régler les deux grandes questions qui se posent. L’une est militaire, l’autre politique :
1 – Militairement, sans prise de contrôle du sanctuaire islamiste qu’est devenu le désert libyen, rien ne pourra être réglé. Or, comme la Libye n’existe plus comme État et comme les factions qui s’y disputent le pouvoir n’ont ni la volonté, ni les moyens de bouter les islamistes hors du pays, à moins d’une recolonisation par les Européens, les terroristes ne sont pas à la veille d’y perdre leurs bases. D’autant plus que la nouvelle Libye, plus « arabe » que saharienne, se désintéresse de son Sud.
2 – Politiquement, sans règlement global de la question Nord-Sud dans tout le Sahel, les guerres ne cesseront pas car, comme je l’ai déjà dit plusieurs fois, le fondamentalisme islamique n’est pas la cause de la septicémie sahélienne, mais la surinfection d’une plaie ne pouvant être refermée que par le retour au réel. Or ce réel qui est ethnique ne peut être pris en compte sans une profonde remise en question des dogmes auxquels nous sommes attachés. À l’universalisme niveleur et abstrait doit ainsi succéder l’ethno-différentialisme qui, seul, permet de comprendre que vouloir faire vivre dans les mêmes États les agriculteurs noirs sédentaires du Sud et les nomades berbères ou arabes du Nord est une utopie crisogène. D’autant plus que la démocratie africaine étant d’abord une ethno-mathématique, elle donne automatiquement le pouvoir aux plus nombreux, en l’occurrence les Noirs sudistes, ce que les Nordistes ne peuvent accepter.
Là est le réel, tout le reste n’est que baratin.
source Bd Voltaire
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