CHEMIN DE MEMOIRE DES PARACHUTISTES
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 Hélie Denoix de Saint Marc est décédé

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PLOUSEY
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MessageSujet: Adieu aux armes   Ven 30 Aoû 2013 - 17:47

Le Commandant DENOIX de SAINT MARC sera inhumé demain au cimetière de LA GARDE-ADHEMAR (Drôme) après un office dans l'église paroissiale prévu à 10hOO, cela en toute intimité à la demande de la famille.
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BKLX
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MessageSujet: Re: Hélie Denoix de Saint Marc est décédé   Ven 30 Aoû 2013 - 20:08

Bonsoir,

Ci-joint un article du journal Le Progrès donnant une description et quelques photos des obsèques de ce grand soldat  "qui a préféré l’honneur aux honneurs" 

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Un autre article sur "Lyon people"  mieux documenté, également sur le Net, on parle de 3000 participants (ça fait plaisir)

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Githi
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MessageSujet: Re: Hélie Denoix de Saint Marc est décédé   Ven 30 Aoû 2013 - 20:39

Merci BKLX !!
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RC4
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MessageSujet: Re: Hélie Denoix de Saint Marc est décédé   Ven 30 Aoû 2013 - 21:00

Bonsoir à tous,


Eloge funèbre du Commandant Hélie Denoix de Saint-Marc, prononcé par le général d’armée (2S) Bruno DARY, Président de l’Association des anciens légionnaires parachutistes (AALP)le vendredi 30 août 2013 à Lyon.

Mon commandant,
mon ancien,
Ils sont là, ils sont tous présents, qu’ils soient vivants ou disparus, oubliés de l’histoire ou célèbres, croyants, agnostiques ou incroyants, souffrant ou en pleine santé, jeunes soldats ou anciens combattants, civils ou militaires, ils sont tous présents, si ce n’est pas avec leur corps, c’est par leur coeur ou par leur âme ! Tous ceux qui, un jour, ont croisé votre chemin, ou ont fait avec vous une partie de votre route ou plutôt de votre incroyable destinée, sont regroupés autour de vous : les lycéens de Bordeaux, les résistants du réseau Jade-Amicol, les déportés du camp de Langenstein, vos frères d’armes, vos légionnaires que vous avez menés au combat, ceux qui sont morts dans l’anonymat de la jungle ou l’indifférence du pays, les enfants de Talung que vous avez dû laisser derrière vous, les harkis abandonnés puis livrés aux mains du FLN ! Je n’oublie pas vos parents et votre famille, qui ont partagé vos joies et vos épreuves ; il faut ajouter à cette longue liste, les jeunes générations, qui n’ont connu, ni la Guerre de 40, ni l’Indochine, pas plus que l’Algérie, mais qui ont dévoré vos livres, qui vous ont écouté et que vous avez marqués profondément ! Cette liste ne serait pas complète, si n’était pas évoquée la longue cohorte des prisonniers, des déchus, des petits et des sans-grades, les inconnus de l’histoire et des médias, ceux que vous avez croisés, écoutés, respectés, défendus, compris et aimés et dont vous avez été l’avocat. Eux tous s’adressent à vous aujourd’hui, à travers ces quelques mots et, comme nous en étions convenus la dernière fois que nous nous sommes vus et embrassés chez vous, je ne servirai que d’interprète, à la fois fidèle, concis et surtout sobre. Aujourd’hui, Hélie, notre compagnon fidèle, c’est vous qui nous quittez, emportant avec vous vos souvenirs et surtout vos interrogations et vos mystères ; vous laissez chacun de nous, à la fois heureux et fier de vous avoir rencontré, mais triste et orphelin de devoir vous quitter. Vous laissez surtout chacun de nous, seul face à sa conscience et face aux interrogations lancinantes et fondamentales qui ont hanté votre vie, comme elles hantent la vie de tout honnête homme, qui se veut à la fois homme d’action et de réflexion, et qui cherche inlassablement à donner un sens à son geste ! Parmi tous ces mystères, l’un d’eux ne vous a jamais quitté. Il a même scandé votre vie ! C’est celui de la vie et de la mort. Car qui d’autres mieux que vous, aurait pu dire, écrire, prédire ou reprendre à son compte ce poème d’Alan Seeger, cet Américain, à la fois légionnaire et poète, disparu à 20 ans dans la tourmente de 1916 : « j’ai rendez-vous avec la mort » ? C’est à 10 ans que vous avez votre premier rendez-vous avec la mort, quand gravement malade, votre maman veille sur vous, nuit et jour ; de cette épreuve, vous vous souviendrez d’elle, tricotant au pied de votre lit et vous disant : « Tu vois Hélie, la vie est ainsi faite comme un tricot : il faut toujours avoir le courage de mettre un pied devant l’autre, de toujours recommencer, de ne jamais s’arrêter, de ne jamais rien lâcher ! » Cette leçon d’humanité vous servira et vous sauvera quelques années plus tard en camp de concentration. Votre père, cet homme juste, droit et indépendant, qui mettait un point d’honneur durant la guerre, à saluer poliment les passants, marqués de l’étoile jaune, participera aussi à votre éducation ; il vous dira notamment de ne jamais accrocher votre idéal, votre ‘‘étoile personnelle’’ à un homme, aussi grand fût-il ! De l’époque de votre jeunesse, vous garderez des principes stricts et respectables, que les aléas de la vie ne vont pourtant pas ménager ; c’est bien là votre premier mystère d’une éducation rigoureuse, fondée sur des règles claires, simples et intangibles, que la vie va vous apprendre à relativiser, dès lors qu’elles sont confrontées à la réalité ! Puis, à 20 ans, vous aurez votre deuxième rendez-vous avec la mort ! Mais cette fois-ci, vêtu d’un méchant pyjama rayé, dans le camp de Langenstein. Deux ans de déportation mineront votre santé et votre survie se jouera à quelques jours près, grâce à la libération du camp par les Américains. Mais votre survie se jouera aussi par l’aide fraternelle d’un infirmier français qui volait des médicaments pour vous sauver d’une pneumonie, puis celle d’un mineur letton, qui vous avait pris en affection et qui chapardait de la nourriture pour survivre et vous aider à supporter des conditions de vie et de travail inhumaines. En revanche, vous refuserez toujours de participer à toute forme d’emploi administratif dans la vie ou l’encadrement du camp d’internement, ce qui vous aurait mis à l’abri du dénuement dans lequel vous avez vécu. Vous y connaitrez aussi la fraternité avec ses différentes facettes : d’un côté, celle du compagnon qui partage un quignon de pain en dépit de l’extrême pénurie, du camarade qui se charge d’une partie de votre travail malgré la fatigue, mais de l’autre, les rivalités entre les petites fraternités qui se créaient, les cercles, les réseaux d’influence, les mouvements politiques ou les nationalités…. Mystère, ou plutôt misère, de l’homme confronté à un palier de souffrances tel qu’il ne s’appartient plus ou qu’il perd ses références intellectuelles, humaines et morales ! Vous avez encore eu rendez-vous avec la mort à 30 ans, cette fois, à l’autre bout du monde, en Indochine. Vous étiez de ces lieutenants et de ces capitaines, pour lesquels de Lattre s’était engagé jusqu’à l’extrême limite de ses forces, comme sentinelles avancées du monde libre face à l’avancée de la menace communiste. D’abord à Talung, petit village à la frontière de Chine, dont vous avez gardé pieusement une photo aérienne dans votre bureau de Lyon. Si les combats que vous y avez mené n’eurent pas de dimension stratégique, ils vous marquèrent profondément et définitivement par leur fin tragique : contraint d’abandonner la Haute région, vous avez dû le faire à Talung, sans préavis, ni ménagement ; ainsi, vous et vos légionnaires, quittèrent les villageois, en fermant les yeux de douleur et de honte ! Cette interrogation, de l’ordre que l’on exécute en désaccord avec sa conscience, vous hantera longtemps, pour ne pas dire toujours ! Plus tard, à la tête de votre Compagnie du 2° Bataillon étranger de parachutistes, vous avez conduit de durs et longs combats sous les ordres d’un chef d’exception, le chef d’escadron RAFFALLI : Nhia Lo, la Rivière Noire, Hoa Binh, Nassan, la Plaine des Jarres. Au cours de ces combats, à l’instar de vos compagnons d’armes ou de vos aînés, vous vous sentiez invulnérables ; peut-être même, vous sentiez-vous tout permis, parce que la mort était votre plus proche compagne : une balle qui vous effleure à quelques centimètres du coeur, votre chef qui refuse de se baisser devant l’ennemi et qui finit pas être mortellement touché ; Amilakvari et Brunet de Sairigné vous avaient montré le chemin, Segrétain, Hamacek, Raffalli et plus tard Jeanpierre, Violès, Bourgin, autant de camarades qui vous ont quitté en chemin. Parmi cette litanie, on ne peut oublier, votre fidèle adjudant d’unité, l’adjudant Bonnin, qui vous a marqué à tel point, que, plus tard, vous veillerez à évoquer sa personnalité et sa mémoire durant toutes vos conférences ! Et avec lui, se joignent tous vos légionnaires, qui ont servi honnêtes et fidèles, qui sont morts, dans l’anonymat mais face à l’ennemi, et pour lesquels vous n’avez eu le temps de dire qu’une humble prière. Tel est le mystère de la mort au combat, qui au même moment frappe un compagnon à vos côtés et vous épargne, pour quelques centimètres ou une fraction de seconde ! 10 ans plus tard, vous aurez encore rendez-vous avec la mort ! Mais cette fois-ci, ce ne sera pas d’une balle perdue sur un champ de bataille, mais de 12 balles dans la peau, dans un mauvais fossé du Fort d’Ivry. En effet, vous veniez d’accomplir un acte grave, en vous rebellant contre l’ordre établi et en y entraînant derrière vous une unité d’élite de légionnaires, ces hommes venus servir la France avec honneur et fidélité. Or retourner son arme contre les autorités de son propre pays reste un acte très grave pour un soldat ; en revanche, le jugement qui sera rendu - 10 ans de réclusion pour vous et le sursis pour vos capitaines - montre qu’en dépit de toutes les pressions politiques de l’époque, en dépit des tribunaux d’exception et en dépit de la rapidité du jugement, les circonstances atténuantes vous ont été reconnues. Elles vous seront aussi été reconnues 5 ans après, quand vous serez libéré de prison, comme elles vous seront encore reconnues quelques années plus tard quand vous serez réhabilité dans vos droits ; elles vous seront surtout reconnues par la nation et par les médias à travers le succès éblouissant de vos livres, celui de vos nombreuses conférences et par votre témoignage d’homme d’honneur. Ces circonstances atténuantes se transformeront finalement en circonstances exceptionnelles, lorsque, 50 ans plus tard, en novembre 2011, le Président de la République en personne vous élèvera à la plus haute distinction de l’Ordre de la Légion d’Honneur ; au cours de cette cérémonie émouvante, qui eut lieu dans le Panthéon des soldats, nul ne saura si l’accolade du chef des armées représentait le pardon du pays à l’un de ses grands soldats ou bien la demande de pardon de la République pour avoir tant exigé de ses soldats à l’époque de l’Algérie. Le pardon, par sa puissance, par son exemple et surtout par son mystère, fera le reste de la cérémonie !….Aujourd’hui, vous nous laissez l’exemple d’un soldat qui eut le courage, à la fois fou et réfléchi, de tout sacrifier dans un acte de désespoir pour sauver son honneur ! Mais vous nous quittez en sachant que beaucoup d’officiers ont aussi préservé leur honneur en faisant le choix de la discipline. Le mot de la fin, si une fin il y a, car la tragédie algérienne a fait couler autant d’encre que de sang, revient à l’un de vos contemporains, le général de Pouilly, qui, au cours de l’un des nombreux procès qui suivirent, déclara, de façon magistrale et courageuse, devant le tribunal : « Choisissant la discipline, j’ai également choisi de partager avec la Nation française la honte d’un abandon… Et pour ceux qui, n’ayant pas pu supporter cette honte, se sont révoltés contre elle, l’Histoire dira sans doute que leur crime est moins grand que le nôtre » ! Et puis, quelque 20 ans plus tard, alors que, depuis votre sortie de prison, vous aviez choisi de garder le silence, comme seul linceul qui convienne après tant de drames vécus, alors que vous aviez reconstruit votre vie, ici même à Lyon, vous êtes agressé un soir dans la rue par deux individus masqués, dont l’un vous crie, une fois que vous êtes à terre : « Tais-toi ! On ne veut plus que tu parles ! » Cette agression survenait après l’une de vos rares interventions de l’époque ; elle agira comme un électrochoc et vous décidera alors à témoigner de ce que vous avez vu et vécu à la pointe de tous les drames qui ont agité la France au cours du XXème siècle. Ainsi, au moment où vous comptiez prendre votre retraite, vous allez alors commencer, une 3° carrière d’écrivain et de conférencier. Alors que le silence que vous aviez choisi de respecter, vous laissait en fait pour mort dans la société française, ce nouvel engagement va vous redonner une raison de vivre et de combattre ! Toujours ce mystère de la vie et de la mort ! Au-delà des faits et des drames que vous évoquerez avec autant d’humilité que de pudeur, vous expliquerez les grandeurs et les servitudes du métier des armes et plus largement de celles de tout homme. A l’égard de ceux qui ont vécu les mêmes guerres, vous apporterez un témoignage simple, vrai, poignant et dépassionné pour expliquer les drames vécus par les soldats, qui, dans leur prérogative exorbitante de gardien des armes de la cité et de la force du pays, sont en permanence confrontés aux impératifs des ordres reçus, aux contraintes de la réalité des conflits et aux exigences de leur propre conscience, notamment quand les circonstances deviennent exceptionnellement dramatiques. A l’égard des jeunes générations, qui n’ont pas connu ces guerres, ni vécu de telles circonstances, mais qui vous ont écouté avec ferveur, vous avez toujours évité de donner des leçons de morale, ayant vous-même trop souffert quand vous étiez jeune, des tribuns qui s’indignaient sans agir, de ceux qui envoyaient les jeunes gens au front en restant confortablement assis ou de notables dont la prudence excessive servait d’alibi à l’absence d’engagement. Vous êtes ainsi devenu une référence morale pour de nombreux jeunes, qu’ils fussent officiers ou sous-officiers ou plus simplement cadres ou homme de réflexion. Puis dans les dernières années de votre vie, vous avez aussi eu plusieurs rendez-vous avec la mort, car votre « carcasse » comme vous nous le disiez souvent, finissait pas vous jouer des tours et le corps médical, avec toute sa compétence, sa patience et son écoute, ne pouvait plus lutter contre les ravages physiques des années de déportation, les maladies contractées dans la jungle indochinoise et les djebels algériens, les c.nséquences des années de campagnes, d’humiliation ou de stress. Pourtant, vous avez déjoué les pronostics et vous avez tenu bon, alors que vous accompagniez régulièrement bon nombre de vos frères d’armes à leur dernière demeure ! Là encore, le mystère de la vie et de la mort vous collait à la peau. Et puis, aujourd’hui, Hélie, notre ami, vous êtes là au milieu de nous ; vous, l’homme de tous les conflits du XXème siècle, vous vous êtes endormi dans la paix du Seigneur en ce début du XXIème siècle, dans votre maison des Borias que vous aimiez tant, auprès de Manette et de celles et ceux qui ont partagé l’intimité de votre vie. Mais, Hélie, êtes-vous réellement mort ? Bien sûr, nous savons que nous ne croiserons plus vos yeux d’un bleu indéfinissable ! Nous savons que nous n’écouterons plus votre voix calme, posée et déterminée ! Nous savons aussi que, lors de nos prochaines étapes à Lyon, seule Manette nous ouvrira la porte et nous accueillera ! Nous savons aussi que vos écrits sont désormais achevés ! Mais, Hélie, à l’instar de tous ceux qui sont ici présents, nous avons envie nous écrier, comme cet écrivain français : « Mort, où est ta victoire ? »Mort, où est ta victoire, quand on a eu une vie aussi pleine et aussi intense, sans jamais baisser les bras et sans jamais renoncer ? Mort, où est ta victoire, quand on n’a cessé de frôler la mort, sans jamais chercher à se protéger ? Mort, où est ta victoire, quand on a toujours été aux avant-gardes de l’histoire, sans jamais manqué à son devoir ? Mort, où est ta victoire, quand on a su magnifier les valeurs militaires jusqu’à l’extrême limite de leur cohérence, sans jamais défaillir à son honneur ? Mort, où est ta victoire, quand on s’est toujours battu pour son pays, que celui-ci vous a rejeté et que l’on est toujours resté fidèle à soi- même ? Mort, où est ta victoire, quand après avoir vécu de telles épreuves, on sait rester humble, mesuré et discret ? Mort, où est ta victoire, quand son expérience personnelle, militaire et humaine s’affranchit des époques, des circonstances et des passions et sert de guide à ceux qui reprendront le flambeau ? Mort, où est ta victoire, quand après avoir si souvent évoqué l’absurde et le mystère devant la réalité de la mort, on fait résolument le choix de l’Espérance ? Hélie, notre frère, toi qui a tant prôné l’Espérance, il me revient maintenant ce vieux chant scout que tu as dû chanter dans ta jeunesse et sans doute plus tard, et que tous ceux qui sont présents pourraient entonner : « Ce n’est qu’un au revoir, mon frère ! Ce n’est qu’un au revoir ! Oui, nous nous reverrons Hélie ! Oui, nous nous reverrons » ! Oui, Hélie, oui, nous nous reverrons à l’ombre de Saint Michel et de Saint Antoine, avec tous tes compagnons d’armes, en commençant par les plus humbles, dans un monde sans injure, ni parjure, dans un monde sans trahison, ni abandon, dans un monde sans tromperie, ni mesquinerie, dans un monde de pardon, d’amour et de vérité ! A Dieu, Hélie….A Dieu, Hélie et surtout merci ! Merci d’avoir su nous guider au milieu des « champs de braise ! ».


Bien cordialement
Jérôme


Dernière édition par RC4 le Ven 30 Aoû 2013 - 21:45, édité 1 fois
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Catherine-Catty
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MessageSujet: Re: Hélie Denoix de Saint Marc est décédé   Ven 30 Aoû 2013 - 21:13

Honneur et respect!

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Bertrand
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MessageSujet: Re: Hélie Denoix de Saint Marc est décédé   Sam 31 Aoû 2013 - 1:02

Les obsèques d’Hélie Denoix de Saint-Marc célébrées à Lyon



Par AFP
Les obsèques de Hélie Benoît de Saint Marc, ancien résistant et déporté et ancien officier putschiste en mai 1961 à Alger, décédé lundi à l’âge de 91 ans, ont été célébrées vendredi en la cathédrale Saint-Jean de Lyon, avant que lui soient rendus les honneurs militaires.
De nombreux militaires, en uniforme ou en civil, notamment des légionnaires reconnaissables à leur béret vert et arborant leurs médailles, avaient pris place dans la primatiale, à peine assez grande pour accueillir la foule qui s’y pressait.
Au premier rang, à côté de la famille, se trouvaient le général Bertrand Ract-Madoux, chef d’état-major de l’armée de terre, représentant le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian; le préfet du Rhône, Jean-François Carenco, et le maire de Lyon, Gérard Collomb.
De nombreux parlementaires de droite étaient également présents, ainsi que l’ancien ministre de la Défense Charles Millon.
L’extrême-droite politique n’avait en revanche envoyé aucun représentant officiel.
Sur le cercueil, recouvert du drapeau tricolore et entouré par une haie de porte-drapeaux, avaient été placés trois coussins avec le béret vert de l’ancien comandant de parachutistes, ses décorations, dont la médaille de la Résistance, et la grand-croix de la Légion d’honneur, la plus haute distinction de la République, qui lui avait été remise en 2011 par Nicolas Sarkozy.
Après une des filles du disparu soulignant que son père avait «préféré l’honneur aux honneurs», c’est le cardinal Philippe Barbarin qui, a évoqué, sobrement, la vie et la personnalité complexe de l’ancien résistant, déporté à Buchenwald, avant de devenir ce «soldat perdu» condamné à 10 ans de réclusion pour sa participation au putsch d’Alger à la tête du 1er régiment étranger de parachutistes (REP), puis d’être réhabilité.
Parlant lui aussi «d’honneur», mais aussi «de fidélité, d’engagement et de courage», l’archevêque de Lyon a affirmé que Hélie Denoix de Saint Marc «a toujours agi comme il croyait devoir le faire, en jugeant avec sa conscience», même, a-t-il ajouté citant le défunt, quand il fallait «choisir entre le crime de l’illégalité et le crime de l’inhumanité».
A l’issue de l’office, les honneurs militaires lui ont été rendus sur le parvis de la cathédrale par un détachement du 1er régiment étranger d’Aubagne, en présence notamment du général Martial de Braquilanges, gouverneur militaire de Lyon, du commandant de la Légion Christophe de Saint-Chamas et du colonel Benoît Desmeules, chef de corps du 2e régiment étranger de parachutistes.
Après l’hommage lu par le général Bruno Dary, président de l’Association des anciens légionnaires parachutistes et ancien gouverneur de Paris, la cérémonie s’est conclue par un chant entonné par d’anciens légionnaires et repris par une partie de l’assistance.
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MessageSujet: Re: Hélie Denoix de Saint Marc est décédé   Sam 31 Aoû 2013 - 9:08

Bonjour,

Pour ceux qui n'ont pu participer, une vidéo, plutôt courte, publiée sur dailymotion.com
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PLOUSEY
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MessageSujet: INHUMATION A LA GARDE-ADHEMAR   Sam 31 Aoû 2013 - 17:31

/image_preview.php?i=15&u=17948353]/1[url=http://www.servimg.com/image_preview.php?i=17&u=17948353][/url]7/94/83/53/p8311610.jpg" />[/url]
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FOUQUET66
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MessageSujet: Re: Hélie Denoix de Saint Marc est décédé   Sam 31 Aoû 2013 - 17:41

Merci BKLX et PLOUSEY pour la vidéo et les photos.
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http://www.legionetrangere.fr/
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MessageSujet: Suite photos inhumation du Cdt de SAINT MARC   Sam 31 Aoû 2013 - 18:01

[url=http://www.servimg.com/image_preview.php?i=20&u=17948353]u/f73/17/94/83/53/p8311711.jpg" />[/url]
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MessageSujet: Suite photos inhumation du Cdt de SAINT MARC   Sam 31 Aoû 2013 - 18:05




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rousseau serge
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MessageSujet: Re: Hélie Denoix de Saint Marc est décédé   Sam 31 Aoû 2013 - 18:13

merci  MRS  Bertrand  Plousey  BKLX
pour la superbe plaquette  reportage photo et vidéo

amitiés serge
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MessageSujet: Suite photos inhumation du Cdt de SAINT MARC   Sam 31 Aoû 2013 - 18:14







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MessageSujet: Re: Hélie Denoix de Saint Marc est décédé   Sam 31 Aoû 2013 - 18:24

Nous étions très nombreux ce matin à l'office et au cimetière. De nombreuses gerbes de fleurs ont été déposées par tout ceux qui ont aimé ou respecté le parcours de cet homme d'honneur. J' ai eu le plaisir de
voir ses descendants réunis, une belle famille "à la Française". Il repose enfin en Paix, aux côtés de son ami des jours heureux.
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LAUCHERE
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MessageSujet: Re: Hélie Denoix de Saint Marc est décédé   Lun 2 Sep 2013 - 11:11

Un grand merci a vous pour ces reportages.
Que notre Saint Michel veille pour toujours sur ce gand soldat.
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Bertrand
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MessageSujet: Re: Hélie Denoix de Saint Marc est décédé   Lun 2 Sep 2013 - 15:27

Messe de requim le résistant, déporté et officier putschiste réhabilité à la Garde-Adhémar Le dernier hommage à Hélie de Saint-Marc inhumé dans la Drôme.



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Rivoil
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MessageSujet: Décès d’Hélie de Saint Marc : les braises se sont éteintes    Mar 10 Sep 2013 - 12:09

Décès d’Hélie de Saint Marc : les braises se sont éteintes

  • mardi 27 août 2013 16:26 vu dans MINUTE


5 juin 1961. Un officier se tient debout face à ses juges. Il va prononcer une phrase. Une simple phrase mais qui résume à elle seule la vie de ce militaire : « On peut demander beaucoup à un soldat, en particulier de mourir, c’est son métier ; on ne peut lui demander de tricher, de se dédire, de se contredire, de se renier, de se parjurer. » L’honneur. La fidélité. Deux valeurs qui ont guidé, durant quatre-vingt onze ans, le commandant Hélie de Saint Marc qui s’est éteint le 26 août.
La disparition du commandant Denoix de Saint Marc est celle d’un témoin. Un té­moin de tous les tumultes qui ont marqué le vingtième siècle. Hormis le premier conflit mon­dial qu’il n’a pas connu, étant né le 11 février 1922, il a été l’acteur de tous les déchirements du siècle passé.
Il a dix-huit ans lorsqu’il voit les Allemands entrer dans Bordeaux, « ville humide et sombre » où il a grandi. 1940 ou la fin d’un monde : « La société bien établie de ma jeunesse, avec ses institutions, ses notables, son armée la plus puissante du monde, son gouvernement, s’est brutalement effondrée en mai 1940, comme un château de cartes. »
Pour le jeune homme qui aspire à devenir officier, la défaite va prendre les traits du refus. Dès l’été 1941, il est un membre actif du ré­seau de résistance Jade-Amicol. Une résistance qui, contrairement à la légende, compte peu de membres : « Jusqu’à mon arrestation en juillet 1943, j’ai rencontré peu de résistants véritables. Je peux compter sur les doigts de deux mains ceux qui agissaient et prenaient des risques. » 1943, où le seuil de l’enfer.
Miraculé du cortège funèbre de Buchenwald
Le 13 juillet, le jeune homme est arrêté. Le parcours du supplicié commence. La prison. Les interroga­toires. Le transit à Compiègne. La déportation en Allemagne. Et un point d’arrivée qu’aucun hom­me n’aurait jamais voulu c.n­naître : Buchenwald. « Au-delà du portail de Buchenwald, ma mémoire me blesse comme des éclats de verre. Il m’est physiquement impossible de parler en détail de cette période. Je peux à peine l’évoquer par écrit. Il en sort un cortège funèbre. »
Hélie de Saint Marc, après avoir vu mourir tant de ses compagnons d’infortune, sortira vivant du cauchemar. La volonté de vivre, certes, mais aussi grâce à un ange gardien en la personne d’un mineur letton, « illettré et brutal », qui le prit sous sa protection.
Après sa libération du camp, Hé­lie de Saint Marc rejoint la France. Le spectacle donné par le « résistancialisme » ne le séduit guère : « Je me sentais bizarrement plus proche de l’un de mes beaux-frères, qui s’était en­gagé dans la Milice à contretemps, durant l’été 1944. »
Il intègre l’Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr. Le soldat porte en­fin un uniforme. Le combat continue. Il intègre la Légion étrangère en 1947. Il ne la quittera pas pendant quinze ans : « La Légion étrangère fut la grande affaire de ma vie. A la sortie de Saint-Cyr, j’ai été attiré par elle comme par un aimant. »
1948. Le jeune officier arrive en Indochine. Un monde féérique l’attend. Les arbres touffus. Les nuages tropicaux. Les femmes racées. Les rizières à perte de vue. Mais l’Indochine est également le nom d’une guerre. Une guerre qui tue autant qu’elle marque. La RC 4. Cao Bang. Les embuscades. Les combats dans la jungle. Les légionnaires qui tombent. Mais surtout la fraternité avec les partisans thaïs au contact desquels l’officier vit durant des mois.
Des partisans qu’il devra, sur ordre, abandonner lorsque l’armée française évacuera l’Indochine. Ja­mais il n’oubliera les partisans s’accrochant aux ridelles des camions et sur les doigts desquels frappaient la crosse des fusils pour qu’ils les lâchent.
Trahi par les gaullistes, réhabilité par Sarkozy
Ce spectacle indigne, le commandant de Saint Marc s’est juré de ne plus jamais l’accepter. Après les senteurs de l’Indochine, voici celles de l’Algérie. Autre culture. Autre civilisation. Mais la magie agit toujours. Les dunes. Le soleil écrasant. L’oued asséché. Et les populations locales. Différentes, naturellement, mais aussi attachantes. Comme en Indochine, l’officier entend la France leur dire : « Faites-nous confiance, nous ne vous abandonnerons jamais ».
Hélie de Saint Marc va croire ceux qui parlent au nom de la France. Notamment De Gaulle qui re­vient aux affaires au lendemain du 13 mai 1958. Les harkis ont remplacé les partisans thaïs. La cinquième république a succédé à la quatrième. Mais la même politique d’a­bandon se poursuit.
Lorsqu’il comprend que Paris refait le coup de l’Indochine et que les musulmans fidèles à la France vont être sacrifiés, l’officier du 1er régiment étranger de parachutistes dit non.
Le 22 avril 1961, il est un des acteurs du putsch. Baroud d’honneur. Il est trop tard. L’officier se rend. Il entend ses légionnaires qui chantent : « Non, rien de rien, je ne regrette rien. »
La suite est celle de tant d’officiers trahis. La prison. L’arrogance d’une justice sourde qui ne veut rien entendre. Et la condamnation à dix ans de réclusion criminelle. Une condamnation aux allures de décoration. A l’image de celle qu’il recevra le 28 novembre 2011 du président Sarkozy, qui le fera Grand Croix de la Légion d’honneur. Il avait 89 ans.
Il n’est jamais trop tard pour réhabiliter les héros. 
Thierry Normand

_________________
« On peut demander beaucoup à un soldat, en particulier de mourir, c’est son métier ; on ne peut lui demander de tricher, de se dédire, de se contredire, de se renier, de se parjurer. »Commandant Hélie de Saint-Marc dernier chef de corps du 1er REP
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Pérignon
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MessageSujet: Re: Hélie Denoix de Saint Marc est décédé   Mar 1 Oct 2013 - 1:06

Citation :
La famille du commandant Hélie Denoix de Saint Marc (décédé le 26 août), en union avec l'Amicale des Legionnaires Parachutistes, organise une messe qui sera célébrée par Mgr Ravel, évêque aux armées, en la cathédrale Saint Louis des Invalides (Paris 7e), le mercredi 9 octobre 2013 à 19h 30.

Elle sera précédée du rallumage de la Flamme à l'Arc de Triomphe, à 18h 30.
http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2013/09/30/messes-a-l-intention-du-commandant-helie-de-saint-marc-a-par.html
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Catherine-Catty
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MessageSujet: Re: Hélie Denoix de Saint Marc est décédé   Dim 13 Oct 2013 - 17:38

Bonjour, Monsieur Alaux.
J`ai lu votre livre «La baraka».
Je voudrais vous poser une question.
Vous avez ecrit sur une parachutiste qui s`était jeté sur une grenade pour sauver des vies des passants. Est-ce que c`est le cas réel? Peut-étre, Vous savez le nom de ce soldat?
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jacky alaux
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MessageSujet: Re: Hélie Denoix de Saint Marc est décédé   Dim 13 Oct 2013 - 19:01

Catherine-Catty a écrit:
Bonjour, Monsieur Alaux.
J`ai lu votre livre «La baraka».
Je voudrais vous poser une question.
Vous avez ecrit sur une parachutiste qui s`était jeté sur une grenade pour sauver des vies des passants. Est-ce que c`est le cas réel? Peut-étre, Vous savez le nom de ce soldat?
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Bonjour Catherine Catty

OUI Chère, Madame c'est Véridique  Je devais avoir 18 ans. Cela c'est passé en 56 ou début 57. Je n'étais pas encore dans les paras . Avec un camarade nous étions dans une file à attendre notre tour pour rentrer dans un cinéma. Devant l'entrée, un jeune parachutiste de garde ( dont je ne connais pas l'unité ) fouillait les gens et les sacs des spectateurs avant d'entrer, car depuis quelques temps des attentats du FLN avaient déja fait de nombreuses victimes chez la population civile d'Alger. Puis nous vimes cette auto ralentir devant l'entrée, ils étaient 4 à l'interieur. Un des passagers arrière passa son buste par la fenêtre et lanca une grenade qui roula jusqu'aux pieds d'une femme et de son jeune enfant... Je revois encore ce para se lancer sur la grenade, puis l'explosion. Ce jeune para vennait d'amortir de son corp les éclats de la grenade... il fut la seule victime, On ne peut oublier ca, Madame. surtout que je fus le premier au pres de lui... Le plus émouvant dans tout ca, c'est qu'il me fit comprendre qui voulait son béret... Quand je le lui remis, essaya de le mettre sur sa tête.

J'espère que vous avez aimé " La Baraka "

Respectueusement

Jacky Alaux
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Catherine-Catty
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MessageSujet: Re: Hélie Denoix de Saint Marc est décédé   Dim 13 Oct 2013 - 20:36

Je vous comprends.
C`était un homme extraordinaire.
Je vais parler á mes camarades de cet histoire.

Oui, votre livre me plait beaucoup.
J`aime lire des livres des soldats, sous-officiers ou lietenants/capitaines.
D`abitude, ils racontent une vie cotidienne des soldats et des villagois, c`est trés interessant.

Merci beaucoup pour votre reponce. Et pardonnez-moi ma faute. «Un» parachutiste, bien sûr.

Et votre chien? Est-il resté en Algérie?

Cordialement
Ekaterina
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MessageSujet: Re: Hélie Denoix de Saint Marc est décédé   Dim 13 Oct 2013 - 21:04

Hélas Oui, mon chien Amok resta en Algérie... Encore une bien triste histoire que celle de notre berger Allemand que nous dumes abattre, suite aux tragiques évènements de l'exode, dues à la débacle francaise en Algérie... Il faisait partie de la famille, c'est vous dire quelle fut notre peine.
La guerre, quelle terrible invention de l'homme.
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MessageSujet: Re: Hélie Denoix de Saint Marc est décédé   Dim 13 Oct 2013 - 21:29

jacky alaux a écrit:
Hélas Oui, mon chien Amok resta en Algérie... Encore une bien triste histoire que celle de notre berger Allemand que nous dumes abattre, suite aux tragiques évènements de l'exode, dues à la débacle francaise en Algérie... Il faisait partie de la famille, c'est vous dire quelle fut notre peine.
La guerre, quelle terrible invention de l'homme.


Oh, c`est terrible!
J`ai lu que des gens ne pouvaients pas emmener leurs chiens, mais j'espérais…
Moi, j`ai un chien.
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MessageSujet: Re: Hélie Denoix de Saint Marc est décédé   Ven 18 Oct 2013 - 0:38


mardi 15 octobre 2013
Messe pour le repos de l’âme du Commandant Hélie Denoix de Saint-Marc
Mercredi soir à 19h30, la cathédrale Saint Louis des Invalides était remplie. Toutes ces personnes, qu’elles soient de la famille, des amis, des frères d’armes ou tout simplement des admiratrices, sont venues rendre un dernier hommage à un soldat de légende, fidèle à la parole donnée. Le commandant Hélie Denoix de Saint-Marc s’était éteint le 26 août dernier.
La cérémonie a débuté par un discours de la part d’une des filles du commandant. Pas de tristesse dans les propos, mais un hommage au père qui - tout en servant sa patrie- n’a jamais oublié de servir sa famille. Beaucoup de bienveillance également, ainsi qu’un grand élan d’espoir : ce commandant au regard éternellement jeune « ne craignait pas la mort » mais l’a très certainement accueillie avec beaucoup de douceur.
Pour notre plus grand plaisir, l’oraison portait sur l’épître aux Romains (11,9-19) et le très bel évangile nous venait de saint Jean (17,1-3.21-26). L’homélie, prononcée par Monseigneur Ravel, a elle aussi été très positive : s’inspirant aussi bien de la vie de Saint-Marc que de la foi, il a parlé du vrai courage devant une assemblée muette et recueillie. Ce courage qui consiste à vaincre ses peurs, à les maîtriser pour les faire disparaître. Il a évoqué la peur de Notre Seigneur Jésus à la veille de Sa passion qui, connaissant la Prophétie, devait attendre jusqu’à Sa peine. Mais grâce à Dieu, cette peur s’efface, ou plutôt est domptée, maîtrisée, apprivoisée et transformée en courage pour devenir « l’Honneur de vivre ».
Chaque chant, chaque prière tournée vers Dieu était à l’intention d’Hélie de Saint-Marc. Les valeurs qu’il a défendues toute sa vie et qu’il nous lègue désormais étaient profondément ancrées dans chaque membre de l’assemblée. Toute sa famille semblait empreinte de cette joie si belle et si facile à transmettre. A la fin de la cérémonie, deux petits-fils ont lu cette fameuse lettre que nous connaissons tous si bien : Que dire à un jeune de vingt ans ? Très différentes, leurs voix ont chacune proposé un angle différent au texte. Finalement, à la fin de la cérémonie, toute la cathédrale a vibré au son de « La première en chemin ».
Le commandant peut donc reposer en paix, il ne risque pas d’être oublié.
Le rouge et le noir
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MessageSujet: Oh agréable surprise   Sam 2 Nov 2013 - 17:00

Je viens de découvrir sur le site " La voie de la Russie ", version en Français de la télévision Russe, un hommage de près de 10 mn au commandant de Saint Marc lors de son décès. Hélas on est loin d'avoir vu le même sur nos grandes chaînes télévisuelles Françaises.

http://www.prorussia.tv/Journal-hebdomadaire-de-Voix-de-la-Russie-2-septembre-2013_v514.html
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