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 Bac : la Bérézina de l'Éducation nationale

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FOUQUET66
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MessageSujet: Bac : la Bérézina de l'Éducation nationale   Ven 19 Juil 2013 - 14:40


Cocorico ! 86,8 % de réussite au bac, 60 000 postes supplémentaires, 56 000 boursiers en plus : l'autosatisfaction occulte un véritable désastre.

Le Point.fr- Publié le 19/07/2013 à 06:31

Par PIERRE BEYLAU

"Pour ne pas avoir son bac aujourd'hui, il faut en faire expressément   la demande et insister beaucoup" : la boutade de Luc Ferry s'applique avec une particulière pertinence au cru 2013 du sacro-saint baccalauréat. 86,8 % de réussite, rien de moins. Le taux monte inexorablement d'année en année à la vitesse d'un cheval au galop. Comme la mer, dit-on, un jour de grande marée dans la baie du Mont-Saint-Michel. Les mentions pleuvent aussi comme un orage de mousson. À la grande satisfaction des ayatollah qui gouvernent la rue de Grenelle. "Un excellent cru", commentent-ils chaque été sous les applaudissements de tous les gogos béats, ces "idiots utiles" dont parlait Lénine. Le score peut donc désormais rivaliser avec les résultats électoraux des dictateurs les plus cyniques.


Tout ceci n'est pas seulement une pantalonnade, mais une escroquerie pure et simple. Si l'on appliquait les critères et les modes de notation des années 50 nous n'aurions sans doute pas plus de 4 % de reçus, constate le même Luc Ferry. Il est possible que l'ancien ministre de l'Éducation nationale noircisse un peu le tableau : en étant optimiste on arriverait peut-être au double, 8 %. Mais pas davantage.

De l'argent jeté par les fenêtres


La secte qui enserre le système éducatif français dans ses griffes corporatistes et idéologiques n'en a cure. Elle se moque comme d'une guigne que l'on ait transformé l'institution en usine à fabriquer des chômeurs. Pourvu que rien ne bouge. On ne change pas un système qui perd. On en rajoute même dans l'absurde : 60 000 postes supplémentaires, 10 000 contrats aidés en renfort, 56 000 nouveaux boursiers qui, pour la plupart, iront se perdre dans des filières sans débouchés. De l'argent jeté par les fenêtres.               Pour quel résultat ?

Dans le classement de Shanghai, qui malgré ses défauts fait autorité, les universités françaises ne cessent de rétrograder. En 2012, elles n'étaient que 20 à figurer dans la liste des 500 meilleurs établissements mondiaux. La première, Orsay, est à la 37e place. Les États-Unis en alignent 150, la Chine 42, le Royaume-Uni 38 et l'Allemagne 37. Cherchez l'erreur. Bien sûr, on peut casser le thermomètre et jeter la suspicion sur le mode de classement. On peut ergoter, contester, théoriser. Mais la réalité de la mondialisation est là.

Alors que faire (comme aurait dit encore Lénine) ? Il faut, bien sûr, briser les tabous.

Premier tabou : celui de la sélection. Elle existe, mais elle est hypocrite, sournoise. Elle s'avance masquée. Décrocher son bac en venant de Louis-le-Grand ou du lycée (imaginaire) Salvador Allende de Garges-lès-Gonesse n'a pas vraiment la même valeur. Personne ne l'ignore. Les prépas sélectionnent, les meilleures universités aussi. Et quand la sélection n'est pas pratiquée après le bac, le couperet s'abat à l'issue de la première année, ou de la seconde première année. Temps perdu, espoirs déçus, argent gaspillé. Joli bilan. Il vaudrait peut-être mieux jeter aux orties la coûteuse cérémonie initiatique du bac, permettre aux universités, devenues concurrentielles et responsables de leur gestion, d'organiser leurs modes de recrutement. Et orienter les bourses non seulement en fonction de critères sociaux, mais aussi par rapport aux besoins du marché de l'emploi.

Deuxième tabou : le temps de travail des enseignants français. Un prof américain du secondaire travaille, à la louche, plus de 1 000 heures par an, un français 650 et un allemand 750. La fondation Ifrap a calculé qu'en faisant travailler nos profs de lycée et collège 2 heures de plus chaque semaine on pourrait économiser 47 000 postes.


Troisième tabou : l'évaluation des enseignants. Les profs adorent noter les élèves, mais détestent être eux-mêmes évalués. L'actuel système d'inspection est une sombre plaisanterie. De l'aveu même des intéressés, que l'on soit compétent, consciencieux travailleur ou un bon à rien intégral, cela ne fait pratiquement aucune différence en matière de carrière et de rémunération. La machine protège les médiocres et pénalise les bons.

Quatrième tabou : l'emploi à vie. Si le statut de fonctionnaire se justifie quand il concerne les fonctions régaliennes de l'État, on voit mal pourquoi un prof de maths ou de géographie serait inamovible. Même s'il est médiocre. Il est vrai que ce système permet à une kyrielle d'enseignants... de ne pas enseigner. Ils sont ainsi 200 000 à être détachés, déchargés de cours. Une véritable armée fantôme (voir Le Point n° 2128).
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GARD
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MessageSujet: Re: Bac : la Bérézina de l'Éducation nationale   Ven 19 Juil 2013 - 20:29

Le bac n'est plus ce qu'il était, des consignes sont données pour noter très large et si possible ne pas noter en dessous de 10/20 on nivelle par le bas, dans tous les domaines c'est un peu pareil, tout se perd, l'effort n'est pas récompensé, on veut même supprimer la notation... chaque ministre apporte des modifications, pas le droit de punir, plus de morale ni d'instruction civique... on récolte les résultats de ce laxisme...
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Pérignon
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MessageSujet: Re: Bac : la Bérézina de l'Éducation nationale   Ven 19 Juil 2013 - 21:44

- L' "éducation" nationale, aux mains de la gauche et des loges maçonniques, gangrenée par le syndicalisme, cette fabrique d'analphabètes, où l'obsession de l'égalitarisme conduit à la médiocrité et au nivellement par le bas, est une insulte à la mémoire des hussards noirs de la République.

 Et pourtant le pouvoir lui accorde toujours plus de moyens pour moins de résultats !


- Nos Armées, éternelles variables d'ajustement de politiques budgétaires irresponsables, subissent depuis des années et sans protester restrictions, reports de programmes d'équipements, lois de programmation jamais conduites à terme, coupes claires dans les effectifs qu'aucune administration civile ne saurait supporter sans mettre un bordel effroyable dans le pays.
 Elles viennent d'apporter encore au Mali une éclatante démonstration de réactivité, de compétence, de    
 professionnalisme, de courage, d'endurance, saluée par nos partenaires européens et américains.

Aussi bien, voire mieux avec moins, et pourtant le pouvoir en profite pour leur remettre un peu plus la tête sous l'eau !

 Pauvre France ! Sad
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FOUQUET66
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MessageSujet: Re: Bac : la Bérézina de l'Éducation nationale   Sam 20 Juil 2013 - 17:04

Avilir les peuples

"Une fois qu'on a distrait et séduit les esprits, on s'efforce de les avilir. L'activité, la frugalité, le désintéressement, la vigilance, l'amour de la gloire et de la patrie, voilà les vertus au moyens desquelles les peuples conservent leur liberté : aussi les princes qui aspirent au despotisme, travaillent à leur en faire perdre le goût."

Corrompre le peuple.

"Nul gouvernement ne se maintient par sa propre constitution, mais par les vertus civiques qui l'empêchent de dégénérer. Ce ressort détruit, c'en est fait de la patrie : au lieu de concourir au bien général, chacun ne cherche plus que ses avantages personnels, les lois tombent dans le mépris, et les magistrats eux-mêmes sont les premiers à les violer. Aussi, après avoir avili les peuples, songe-t-on à les corrompre. Lorsqu'il n'y à point de censeurs publics dans l'état, le prince cherche à introduire des nouveautés propres à relâcher les moeurs : tout ce qui peut en arrêter la dépravation, il l'abolit ; il altère tout ce qui peut former une bonne police, et il travaille à pervertir les citoyens avec le même zèle qu'un sage législateur travaillerait à les régénérer.

C'est toujours par des routes semées de fleurs que les princes commencent à mener le peuple à la servitude. D'abord ils lui prodiguent les fêtes : mais comme ces fêtes ne peuvent pas toujours durer quand on ne dispose pas des dépouilles du monde entier, ils cherchent à lui ouvrir une source constante de corruption ; ils travaillent à encourager les arts, à faire fleurir le commerce, et à établir l'inégalité des fortunes, qui traîne toujours le luxe à sa suite."

Marat, "les chaînes de l'esclavage", 1774.
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