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 Une victime de Merah continue de se battre.

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Marcus
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MessageSujet: Une victime de Merah continue de se battre.   Mar 12 Mar 2013 - 10:23

Une pensée pour ce soldat lâchement pris pour cible et qui continue son combat pour retrouver une vie :

http://www.ladepeche.fr/article/2013/03/11/1579480-le-combat-de-loic-le-para-de-montauban.html


Le combat de Loïc Liber, le para de Montauban blessé par Merah
Ils ont survécu aux tueries
Le combat de Loïc, le para de Montauban - Tous droits réservés. Copie interdite.
Le combat de Loïc, le para de Montauban ()

Le combat de Loïc, le para de Montauban

Une statuette de l'archange Saint-Michel, protecteur des parachutistes, trône sur la table de nuit. Dans sa chambre de l'hôpital d'instruction des armées (HIA) Percy, Loïc Liber reprend le cours de sa vie. De son lit médicalisé, il domine les toits de Clamart (Hauts-de-Seine). Loïc, dont l'étymologie signifie «glorieux combattant», peut voir les immeubles de la Défense et le ciel de Paris.

Le 15 mars 2012, Merah l'avait laissé pour mort sur le trottoir, face au quartier Doumerc, la caserne des paras de Montauban. Loïc, 1re classe du 17e régiment de génie parachutiste (élevé depuis au grade de caporal -chef), avait été touché à la gorge et à la moelle épinière. Il est aujourd'hui tétraplégique. Mais il vit et sourit.

«Oui ! Loïc est vivant», martèle Émilienne, sa mère. C'est elle et Audrey, la compagne de Loïc, qui aujourd'hui parlent pour lui.

Sur son lit d'hôpital, le soldat paralysé des quatre membres, préfère rester à l'abri du monde extérieur. Lui, le sportif, le beau gosse, n'envisage pas de dévoiler ses blessures, de révéler son handicap. Pas encore. «Faut attendre», dit-il… «Mais après, je leur montrerai. Je recevrai les journalistes quand je serai prêt».

Il y a encore peu, Loïc était assisté 24 heures sur 24 d'un respirateur artificiel. Aujourd'hui, la machine ne l'aide plus que quelques heures par jour. Il parvient désormais à s'exprimer, même si ça lui demande une grande énergie.
Il a revêtu l'uniforme

«Il a meilleure mine. Il a repris du poids et il semble avoir le moral», confie le colonel Poitou (patron du «17» au moment du drame), venu assister l'autre jour à sa remise de décoration. Car, le 4 mars dernier, le soldat Loïc Liber avait revêtu son habit militaire, celui qu'il n'avait plus porté depuis le jour tragique. On avait déplacé son lit jusqu'à un salon du second étage de l'hôpital afin d'accueillir le ministre de la Défense et les hautes autorités militaires. Souriant, Loïc avait apprécié la cérémonie. Jean-Yves Le Drian, bouleversé par la volonté du soldat, avait rendu hommage à son courage avant d'épingler au revers de son treillis, la médaille de la Valeur militaire. «Loïc était fier et très heureux. C'était important pour lui», dit Émilienne.

Cette mère sait mieux que quiconque d'où revient son fils unique : de la mort, prématurément annoncée après le drame, du coma artificiel imposé par les médecins au grand blessé, de la souffrance et du désespoir qui hantèrent les premiers mois de la reconstruction… Alors, même si c'est dur, Loïc savoure le moment présent.
«Je serais heureux…»

Après les soins intensifs au CHU de Toulouse puis la convalescence à Cerbère dans les Pyrénées-Orientales, c'est à Clamart qu'il poursuit depuis décembre sa rééducation. Les soins du matin, les séances de rééducation et les visites l'après-midi… Dans un coin de sa chambre, la télévision trompe l'ennui.

Émilienne : «Il ne parlait plus, ne mangeait plus. Il voyait mal… Maintenant, il mange, il boit et il parle à nouveau. J'espère qu'il va faire encore mieux. Je suis optimiste»… Il y a ces fourmillements ressentis au bout des mains. C'est déjà un progrès. «Si je pouvais rebouger mes dix doigts, je serais heureux», dit-il. Ces doigts encore engourdis pourraient un jour prochain lui ouvrir de nouvelles fenêtres. Ne serait-ce que pour utiliser l'ordinateur. Il y travaille aujourd'hui avec son ergothérapeute.

De toutes façons, «il ne se plaint jamais», confie Laure Berges-Kuntz, l'avocate qui veille sur ses intérêts et ceux de ses proches. Mais, c'est aussi un camarade généreux : «Il prend des nouvelles du régiment, recommande à ses collègues qui viennent le voir de faire attention à eux et réclame des photos à ceux qui sont en opération extérieures »… Il n'a rien perdu de son humour. «Un boute-en-train», se souvient son ancien chef de corps.
Pourquoi toute cette horreur ?

«La vie ne sera certainement plus ce qu'elle était, mais il va faire quelque chose de sa vie», croit Émilienne, qui chaque jour est aux côtés de son fils entre 14 et 21 heures. Tous les deux, mère et fils, plaisantent en évoquant les souvenirs de Guadeloupe : les footings matinaux sur la plage, les parties de foot, les sorties au cinéma avec les copains…. Audrey, sa compagne, douce et forte, elle aussi Guadeloupéenne, a mis entre parenthèses son métier d'enseignante pour être à ses côtés. Elle espère «un retour à une autonomie maximum».

De sa chambre, il reçoit les bruits du monde. La télévision ne manquera pas de le ramener à ce terrible 15 mars 2012. Il n'en parle guère. «Mais il devra être entouré ce jour-là», estime l'avocate. Le soldat blessé a des hauts et des bas. Son dernier coup de blues remonte au 10 octobre dernier. C'était le jour de son anniversaire. Une date douloureuse ? «Tu as vu maman, il est né le même jour que moi». Ce 10 octobre 2012, Loïc fêtait son 28e anniversaire. Merah, lui, aurait eu 24 ans.

Il ne nourrit pourtant pas de haine particulière. Mais beaucoup d'incompréhension. La mort de ses camarades, celle des enfants d'Ozar Hatorah. Pourquoi toute cette horreur ? s'interroge le soldat Loïc Liber.

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