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 Mali : quand l’Onu se dit prête à agir…Par Frédéric Pons valeurs actuelles

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Camp d'Idron
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MessageSujet: Mali : quand l’Onu se dit prête à agir…Par Frédéric Pons valeurs actuelles   Jeu 28 Fév 2013 - 12:21

4 Février 2013
Mali : quand l’Onu se dit prête à agir…
Par Frédéric Pons



Entretien. La fin de l’opération française est maintenant programmée. Secrétaire général adjoint de l’Onu aux opérations de maintien de la paix, l’ambassadeur Hervé Ladsous évoque les défis que pose la stabilisation du pays.

Quinze opérations de maintien de la paix sont en cours à travers le monde, représentant plus de 100 000 personnels militaires (casques bleus) et civils. Parmi eux, 993 Français (dont 899 au Liban). Les cinq plus importantes opérations sont au Darfour (25 200 hommes, budget annuel de 1,4 milliard de dollars), en République démocratique du Congo (23 600 hommes, 1,3 milliard de dollars), en Côte d’Ivoire (12 400 hommes, 575 000 dollars), au Liban (12 000 hommes, 524 000 dollars) et en Haïti (11 430 hommes, 648 400 dollars).

Dirigé depuis septembre 2011 par Hervé Ladsous, 62 ans, le département des opérations de maintien de la paix gère un budget de 7,33 milliards de dollars, avec des arriérés de 1,75 milliard dus par les États membres. Six pays assurent les trois quarts des contributions : États-Unis (27,24 %), Japon (12,53 %), Royaume- Uni (8,15 %), Allemagne (8,02 %), France (7,55 %), Italie (5 %).

Fils de sous-marinier qui commença dans la marine de guerre de la France libre, en 1943, et fut plus tard le premier commandant de la base de l’île Longue dans la rade de Brest, Hervé Ladsous est diplômé du prestigieux cadre d’Orient, qu’il préféra à l’Ena, et de Langues O (il est sinisant). Ancien porte-parole du Quai d’Orsay (2003-2006), directeur Asie-Océanie (2005 à 2006) puis ambassadeur en Chine (2006-2010), il était le directeur de cabinet de Michèle Alliot-Marie puis d’Alain Juppé, ministres des Affaires étrangères, dans la tourmente des “printemps arabes”.

Membre de la société des Amis de l’Aveyron, ce diplomate expérimenté et chaleureux, réputé pour son sang-froid, répond à nos questions alors que la France vient d’annoncer le possible début d’allégement de l’opération Serval, le mois prochain, « si les conditions le permettent ».

Suivez-vous de près la situation au Mali et en Syrie ?

Nous gardons un oeil particulièrement attentif sur les développements dans ces deux pays où il est possible que le maintien de la paix soit appelé à jouer un rôle de premier plan.

Au Mali, plus précisément ?

Absolument, le Mali mobilise notre attention. D’abord parce que ce qui s’y passe constitue une menace à la paix et à la sécurité internationales. Et parmi les outils dont dispose la communauté internationale pour y faire face, il y a le maintien de la paix. Plus important encore, vous aurez remarqué que nombre d’acteurs de la communauté internationale, parmi lesquels l’Union africaine et la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), se sont prononcés très clairement en faveur du déploiement d’une mission de maintien de la paix au Mali. Évidemment la décision de déployer appartient entièrement au Conseil de sécurité.

Vous y préparez-vous ?

Oui, nous nous y préparons. Une fois cette décision prise, si elle est prise, nous serons prêts. Il va de soi évidemment que le déploiement d’une mission de maintien de la paix doit s’effectuer dans un contexte où il y a une paix à maintenir.

Mais la multiplicité des crises ne limite-t-elle pas vos possibilités ?

Ces crises sont liées entre elles. Il y a la crise humanitaire, bien sûr, avec les famines récurrentes, mais aussi les crises sécuritaire et politique. La région est devenue un point de passage privilégié pour les trafiquants de drogue. C’est un espace où sévissent des preneurs d’otages. Plus préoccupant encore, ainsi qu’on le voit au Mali, des groupes terroristes, parfois les mêmes qui prennent des otages, menacent désormais d’en être les seuls maîtres. Cela nous ramène à un défi que nous connaissons bien : l’insuffisance de l’autorité de l’État dans de vastes régions livrées à des groupes armés et à des criminels.

Quelles sont les options possibles pour l’Onu ?

Nos experts examinent diverses possibilités, en coopération avec nos partenaires maliens, africains et internationaux. Mais avant tout, ce qui importe en premier, c’est la décision de déployer une mission de maintien de la paix au Mali et elle appartient au Conseil de sécurité.

La crise syrienne accroît-elle l’insécurité de la Finul au Liban ?

L’aggravation de la guerre civile en Syrie entraîne un risque réel de contagion, ce qui complique la tâche de nos missions, la Finul au Liban et la FNUOD au Golan. À plusieurs reprises ces derniers mois, nos casques bleus se sont retrouvés pris entre deux feux. Il est urgent qu’une solution soit trouvée.

Le retrait progressif d’Afghanistan doit-il entraîner un engagement supplémentaire de l’Onu dans ce pays ?

Il est possible que le retrait des troupes occidentales se traduise par un rôle accru de l’Onu et du DOMP [Département des opérations de maintien de la paix], mais il reviendra au Conseil de sécurité d’en décider. Mon département fera des propositions.

Quel est actuellement votre dossier prioritaire ?

Nos priorités sont multiples et le plus souvent concomitantes. Lorsqu’on est en charge de quinze opérations de maintien de la paix à travers le monde, chacune peut à tout moment prendre une tournure particulièrement urgente.

Mais au cours de ces douze derniers mois ?

Nous avons déployé dans une grande urgence des casques bleus en Syrie, à la demande du Conseil de sécurité. Nos collègues ont tenté, en vain, d’aider ce pays à éviter l’évolution dramatique qu’il connaît aujourd’hui. Dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), dans la province du Nord-Kivu, une nouvelle crise nous a mobilisés. Je pense également aux attaques armées, y compris contre les casques bleus, en Côte d’Ivoire ou au Darfour, et à la situation extrêmement préoccupante entre le Soudan et le Soudan du Sud, sur le point de reprendre les armes il y a trois mois. Dans tous ces cas, les missions que je dirige se sont fortement mobilisées.

Comment expliquez-vous les graves difficultés de la mission en RDC ?

Bien plus que des difficultés de cette mission, il devrait être d’abord question des difficultés du pays, et même de la région des Grands Lacs, à trouver des solutions durables. La Monusco (avant elle la Monuc) a largement contribué à améliorer la situation.

Comment l’a-t-elle fait ?

Cette mission a facilité, il y a une décennie, le départ d’une dizaine d’armées étrangères présentes dans le pays. C’est elle qui a grandement contribué, aux côtés de l’armée congolaise, à la lutte contre les groupes armés qui, jusqu’à la mutinerie du M23, étaient en net recul. C’est elle qui, au quotidien et depuis des années, protège des millions de civils en danger en patrouillant dans des zones quasiment inaccessibles en en payant parfois le prix ultime. Notons encore le rôle crucial de nos casques bleus dans l’organisation d’élections démocratiques dans ce pays, scrutin que beaucoup ont qualifié d’historique.

La Monusco suffit-elle à la tâche ?

Elle ne peut pas tout faire toute seule. Elle ne peut pas mener la guerre à la place de l’armée de la RDC et ne peut pas se substituer à un nécessaire processus politique.

Le maintien de la paix n’est véritablement efficace que lorsqu’un processus politique est en marche. Bien entendu, la Monusco peut et doit adapter sa posture. C’est ce que nous faisons en ce moment en évaluant plusieurs axes possibles (lire notre encadré ci-dessous).

En Haïti, est-ce un échec ?

Depuis le déploiement de la Minustah, en 2004, le chemin parcouru est considérable. Dans un premier temps, la mission a contribué au retour de la stabilité dans le pays, à l’organisation d’élections démocratiques et à d’importantes réformes. Malheureusement le tremblement de terre du 12 janvier 2010 a marqué un coup d’arrêt à cette dynamique positive. Nous nous sommes davantage consacrés aux tâches humanitaires. La Minustah revient cependant à ses tâches essentielles de stabilisation : le renforcement de la police nationale haïtienne et le renforcement de l’État de droit.

Disposez-vous de suffisamment de moyens ?

Les mandats que nous recevons du Conseil de sécurité dictent nos besoins financiers et humains sur le terrain. Les discussions autour des ressources dont nous avons besoin sont permanentes. Nous les menons avec les pays contributeurs de troupes et-ou de moyens financiers, car le maintien de la paix est, avant tout, un partenariat. Je suis heureux de dire que tous les échanges avec nos partenaires sont des plus fructueux.

Au cours des dix dernières années, la multiplication des missions a entraîné une importante augmentation des budgets. Cette tendance s’inverse. C’est dans ce contexte que j’ai décidé un examen périodique et fréquent de nos missions afin de pouvoir les rendre plus flexibles, plus légères, en temps réel, tout en améliorant leur efficacité.

Photo © SIPA & AFP

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