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 Florence Cassez

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HAUTRIVE ALAIN
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MessageSujet: Florence Cassez   Ven 1 Fév 2013 - 11:27




FLORENCE CASSEZ OU LE RETOUR DE L'OIE BLANCHE AMOUREUSE DU BANDIDERO (par Maurice D.)


Yann Desjeux est rentré, mort. Capturé sur son lieu de travail par des arabes, musulmans et terroristes - presqu'autant de pléonasmes - il a été abattu et c'est son corps que sa famille a été chercher à Orly. Il avait cinquante deux ans, travaillait dur, loin de chez lui, n'avait jamais commis d'autres délits que, sans doute, quelques excès de vitesse, comme tout le monde.

Dans le même avion, quelques uns des otages d'In Amenas, vivants ceux-là, bien qu'ils aient vécu des heures difficiles, l'un caché sous un lit, l'autre dans un faux plafond, d'autres avec des explosifs autour du cou, ficelés et reliés entre eux par le cordon qui allait au détonateur. Quelques fonctionnaires pour accueillir ces otages qui ont vécu l'horreur, une sous-ministre, dit-on, mais inconnue comme d'autres de cette troupe de ministres inutiles que Ayrault a nommés pour récompenser par de gros salaires et un titre ronflant de fidèles militants du parti. Quelques journalistes aussi puisque j'ai vu à la télé un bref reportage de quelques secondes sur la triste arrivée à Orly et le convoi funéraire.

Et puis, alors là impossible de la rater, l'arrivée triomphale de Florence Cassez, notre héroïne nationale, ainsi en ont décidé les médias, au bras de Fabius, ministre des Affaires (qui lui sont) étrangères, avec ses parents, son avocat et deux cents journalistes excités comme des puces.

Elle est jeune, blonde, assez jolie et pète de bonne santé et de bonheur. Elle a vécu sept années d'enfer, nous dit-on, "dans les geôles mexicaines". Ça fait moyenâgeux "les geôles", on imagine les fers rougis au feu, les chaînes, le pal, la roue, les rats, les puces, les punaises, les cafards et dans un coin de la cellule, sur la paille immonde, un seau pour faire caca. Elle a été la victime de l'acharnement de la justice de ce pays de sauvages où l'on risque de se faire tuer à tous les coins de rue par des narcotrafiquants, des politiciens ou des policiers véreux, des preneurs d'otages, des proxénètes, des voleurs.


Dès qu'un Français est arrêté et emprisonné dans un pays tropical, notre presse et nos hommes politiques si prompts à traquer le moindre propos raciste, bien assis dans le fauteuil de leur bureau, parlent d'une prison effroyable et d'un procès inique. On inique beaucoup sous les tropiques ! On torture aussi, paraît-il, on ne donne que des cochonneries et des cafards à manger aux prisonniers, on ne leur fournit pas d'air climatisé et ils sont entassés dans des cellules insalubres en proie aux désirs lubriques des indigènes vicieux. On est très vicieux sous les tropiques, c'est bien connu. Mieux vaut aller en vacances à la Mamounia à Marrakech, c'est plus sûr et l'on n'y croise que du beau monde : DSK y a ses filles et ses habitudes, Jack Lang ses jeunes amis, Arielle Dombasle et Bernard Henri-Lévy, Jean-Pierre Elkabach, vous aurez peut-être la chance d'y voir Philippe Douste-Blazy et Dominique Cantien s'y faire une scène de ménage puisque c'est là-bas que, selon Wikipedia, ils vont pour se disputer.


Donc, Florence Cassez était dans une horrible prison mexicaine. On nous a montré la façade : un immeuble moderne, classique, sur la façade il y a écrit (en espagnol) "Centre de réinsertion sociale pour femmes". Quel humour ces mexicains ! Pour bien nous montrer que c'est une horrible prison le cameraman cherche des barreaux. Il finit par trouver le grillage à poules aux mailles en losange qui clôture le bâtiment, ressort et filme à travers la prisonnière en élégant ensemble blanc cassé qui bavarde avec ses parents et ses avocats le long d'un mur. Ah oui, il y a une fenêtre avec des barreaux.

Bref plan de Florence tenant les barreaux à deux mains, l'air profondément triste. Sa chambre peut-être ? Car elle y avait une chambre au Centre de réinsertion. Et le téléphone. Elle appelait tous les jours Alain Delon, dit-elle, "et si j'oubliais, il me grondait". Sarkozy l'appelait une fois par semaine aussi pour la réconforter, "il m'a sauvé la vie". Quel scandale, elle n'avait même pas Skype pour voir Delon et Sarkozy sur l'écran de son ordinateur tout en bavardant une petite heure avec eux.


Bon, on suppose que les premiers temps du séjour mexicain ont été moins roses, mais le fait est que Florence descend de l'avion en pleine forme. Fabius la tient par le bras, les lèvres en c....................! de poule, l'air ému et joyeux à la fois d'un pingouin qui vient de trouver un hareng abandonné sur la banquise. Il ne la lâche pas, elle embrasse son frère, Laurent est derrière, s'arrange pour être cadré par la caméra avec la tête de Florence. Elle fait demi-tour pour embrasser un ami, il fait vite le tour pour être à nouveau cadré par la caméra, elle avance vers un troisième, il colle à elle, lui prend le bras pour ne pas en être séparé par la bousculade journalistique et familiale. Il faut qu'il soit sur tous les plans filmés, la "com" de l'Elysée le lui a recommandé. Que le téléspectateur comprenne bien (c'est subliminal) que si Hollande n'est pas là pour accueillir l'héroïne, c'est parce qu'il est modeste, mais que si Florence est là, libre, c'est grâce à l'habileté du président qui a su faire ce qu'il fallait, bien mieux que Sarkozy, l'omniprésence de Fabius en témoignera.


Un journaliste réussit à isoler un peu Florence. "Vous êtes contente ?" Oh oui, elle l'est, on la comprend. "La Cour mexicaine vous a libérée pour vice de procédure mais ne s'est pas prononcée sur votre innocence…" il n'a pas le temps de terminer, l'avocat a bondi "Bon, ça suffit, elle est innocente" et il entraîne Florence.


Le soir même la mère de Florence est au Grand JT de Canal+. Même question, même réponse rapide et sèche, "elle est innocente".

Possible, pas sûr.

Le lendemain matin, Florence est interrogée par Bourdin sur BFMTV. On voit les deux, face à face. Bourdin pose ses questions. Elle a vécu un an avec son amant chef de bande ? Non, quatre mois seulement, elle avait son appartement à Mexico, ils se retrouvaient de temps en temps et elle, pas curieuse, ne lui a jamais demandé de quoi il vivait. Bourdin pas curieux aussi comme il sait l'être quand les gens qu'il interviewe ne sont pas de droite, ne lui demande pas non plus que quoi elle, elle vivait. Elle travaillait ? Autant que l'on sache, non. Elle recevait de l'argent de ses parents ? Possible, mais pour les Mexicains, elle était entretenue par les "cadeaux" de son amant. Ensuite, elle est rentrée en France, puis revenue. "Et là, vous l'avez revu ?" "Oui, mais en ami, il a été très gentil, il m'a hébergé".

Donc, elle a bien vécu chez lui.

Chez Israël Vallarta, chef d'un gang de kidnappeurs. Vraiment "en ami" ou a-t-elle recouché avec lui ? On s'en fout, à trente ans elle fait ce qu'elle veut. "Dans sa propriété ?" Oh, c'est un bien grand mot, "un ranch plutôt" à quelques kilomètres de la ville dans le Distrito federal. "Une petite maison au milieu d'un grand terrain", répond-elle. Les victimes et la police ont plutôt décrit une grande maison, isolée, c'est vrai, pratique quand il faut dissimuler des activités illégales, avec une partie réservée et aménagée pour la séquestration et la torture des kidnappés. Mais elle, Florence, elle n'a rien vu. Décidément pas curieuse la Florence. Elle a vécu quelques semaines, peut-être six mois, dans une maison et elle ne l'a pas visitée, n'a rien vu, rien entendu ? Admettons. Mais Israël Vallarta a avoué que c'est là qu'il séquestrait et torturait ses victimes et que Florence était dans la maison, dit Bourdin. Surprise, l'avocat était à côté pendant l'interview, on l'aperçoit enfin, il intervient et répond à la place de Florence : Vallarta a été torturé, il a dit n'importe quoi. Bon.

Enfin, voilà Florence qui descend le perron de l'Elysée où Hollande qui l'a reçue "pendant une heure un quart" ne se montre pas. C'est la Trierweiler qui a accueilli et raccompagné Florence. Une subite modestie de jeune vierge en fleur ce président, ou bien le sentiment confus que l'affaire n'a rien de clair et qu'il ferait une c.n… en se montrant trop avec elle ?

Deux cents journalistes dans la cour de l'Elysée. Ils veulent une conférence de presse. Florence s'approche des micros, son père est à côté d'elle. Première question, sur son retour, elle répond. Deuxième question, sur les conditions de sa libération, "Je ne peux pas répondre". Troisième question sur la justice mexicaine. On entend distinctement son père souffler à l'oreille de Florence "Surtout, là tu ne réponds pas non plus" et il l'entraîne. Ils se dirigent vers leur voiture.


L'avocat est toujours là, en retrait. Il est employé à plein temps l'avocat ? On a le sentiment très net que son père et lui sont collés en permanence à Florence pour l'empêcher de commettre un impair qui trahirait quelque chose. Quoi ? Ils ont réussi à berner tout le monde et il ne faut surtout pas que cette bavarde commette une bourde ? Possible. Je ne sais pas, mais comme le rappellent les journalistes, la Cour suprême mexicaine a relâché Florence parce qu'elle a été victime d'erreurs de procédure, pas parce qu'elle serait innocente (mais c'est possible).


A Mexico les victimes de Vallarta, en larmes, ont crié leur haine de "cette femme horrible" qui était là, qui sait tout, qui a participé et qui n'a rien avoué. Florence soutient même que Vallarta serait lui aussi innocent. "Il n'a pas été jugé", dit-elle. Elle a raison, tant qu'il n'est pas jugé, il est "présumé innocent".


Je suis allé sur deux sites, celui de Planet.fr et celui de Nouvel Obs +. Nombreuses réactions des internautes, très majoritairement négatives. Eux aussi ont de forts doutes et ont l'impression que tout cela n'est pas clair, que la justice mexicaine a commis des erreurs, certes, que l'annulation de la peine prononcée est justifiée, mais que Florence Cassez n'est pas l'oie blanche, naïve et amoureuse d'un si beau bandit mexicain solidement membré, "avec de beaux yeux si cruels", ni la pauvre victime de l'horreur carcérale tropicale qu'on nous décrit.


Maintenant, on peut penser qu'elle doit vivre dans l'angoisse, la Florence, ses parents et son avocat aussi : imaginez que Israël Vallarta, à son procès qui devrait avoir lieu prochainement, dise au juge et au jury que oui, Florence connaissait ses activités, que oui, elle vivait avec lui et qu'il l'entretenait, que oui, elle a vu les otages et n'a rien dit à la police et, peut-être, que oui, elle a participé aux enlèvements et aux séquestrations comme l'ont déjà dit les autres membres du gang (sous la torture, cela va de soi). Tout serait remis en question pour notre héroïne nationale.


Mais non, "elle est innocente", ses parents et son avocat n'en sont peut-être pas convaincus non plus, mais au moins ils l'affirment avec force.


Maintenant, on attend avec impatience son livre et son film, ça ne saurait tarder.

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Rivoil
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MessageSujet: Re: Florence Cassez   Ven 1 Fév 2013 - 16:32

Il ne faut pas se faire leurrer.

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MessageSujet: Re: Florence Cassez   Ven 1 Fév 2013 - 16:57

FLORENCE CASSEZ, la controverse !

Message par FLANDRE le Dim 27 Jan 2013 - 10:02
Le spécialiste français de l’Amérique latine Hugues Kéraly a donné de nombreux détails sur cette affaire, bien loin de la désinformation sur l’émotionnel que les médias français ont choisi d’utiliser.

Il s’avère que contrairement à ce qui est dit, à savoir que Florence Cassez serait victime d’une justice mexicaine cynique et corrompue (le Mexique, cette Russie d’Amérique du Sud ?), celle-ci aurait en réalité visiblement commis des actes plutôt graves. Elle aurait en effet rencontré, par l'intermédiaire de son frère, Sébastien Cassez, Israël Vallarta Cisneros, présenté aujourd’hui comme le kidnappeur en chef d’un gang très violent, le gang du zodiac ou Los Zodiaco.

Israël Vallarta serait suspecté d’enlèvements mais aussi de meurtre et est à ce jour toujours incarcéré au Mexique. Lors de leur arrestation en 2005 dans le ranch ou ils séquestraient leurs prisonniers, la police avait découvert des armes et des munitions de guerre, réservées aux forces armées, ainsi que trois otages enfermés dans une petite dépendance de la propriété.

Parmi les effets personnels de Florence Cassez, la police mexicaine avait saisi une liste de 20 noms et adresses de familles fortunées de la capitale.
L’une des trois otages était Cristina Ríos Valladares, enlevée le 19 octobre 2005 avec son mari et leur fils, et séquestrée avec son fils, pendant 52 jours jusqu'au 9 décembre 2005. Dans une interview cette victime oubliée des grands médias français déclare que son fils et elle reconnaissent Florence Cassez comme leur ravisseuse grâce à sa voix et son accent et que cette dernière a extrait du sang de l'enfant pour l'envoyer au père et a menacé la mère de la tuer.

Alors que les parents de Florence n’ont pas hésité pour leur part à mentir à la presse et au président de la République en affirmant qu’ils ignoraient tout, eux aussi, des activités criminelles d’Israël Vallarta Cisneros au point de ne l’avoir jamais rencontré, des photos publiées dans la presse mexicaine (puis sur des blogs français) semblent au contraire prouver les très joyeuses relations établies entre la famille Cassez et le chef du gang.

Le 27 avril 2008, Florence Cassez avait été accusée de quatre enlèvements, d’associations de malfaiteurs et de possession d’armes. Elle avait été condamnée à 96 ans de prison mais la peine effective était en réalité de 20 ans. Le 3 mars 2009, Florence Cassez récolte de sa demande d’appel 40 ans de plus et se retrouve donc condamnée à 60 ans, la peine maximale au Mexique. En mars 2011, son avocat mexicain dépose un recours pour inconstitutionnalité devant la Cour suprême du Mexique. Le 7 mars 2012, quatre juges sur cinq reconnaissent effectivement des irrégularités de procédure, mais seuls deux d’entre eux se prononcent pour libérer la criminelle dont la culpabilité a été établie.
Faute de majorité, une nouvelle réunion est prévue.
En janvier 2013, une proposition d’annulation de la condamnation de la Française est de nouveau transmise aux juges avec renvoi devant la cour d’appel.

Mercredi 23 la Cour examine l’affaire pour la seconde fois et libère Florence Cassez, sans toutefois confirmer son innocence, puisque semblable à la Cour de cassation française, la Cour Suprême du Mexique examine la forme des affaires de justice et non le fond.

Elle s’est donc prononcée sur les vices de forme émaillant le dossier de la Française mais pas sur sa culpabilité.

La politique une nouvelle fois semble avoir été au cœur de l’affaire. Le président Français, l’un des soutiens les plus actifs de Florence Cassez, choisira de dédier l'année du Mexique en France (2011) à Florence Cassez. Cela entrainera la colère du président du Mexique Felipe Calderón qui annoncera le retrait du Mexique de ces manifestations culturelles, entrainant l’annulation de l’événement. Coté Mexicain, Hugues Kéraly affirme avoir discuté avec un jeune ancien ministre du président Felipe Calderón qui lui aurait déclaré : « Florence Cassez ? On l’aurait bien laissé partir en France avant le printemps 2011, conformément à la convention de Strasbourg que nous avons imprudemment signée. Mais Sarkozy nous insulte. Delanoë nous conspue. Alliot-Marie en rajoute des tonnes face à son Parlement. Ce sont eux et personne d’autre qui viennent de condamner la petite Française à perpétuité ! Vous devriez vous en ouvrir à notre ami commun Nicolas Sarkozy, pour raisonner sa fougue, la prochaine fois qu’il viendra prendre galamment de vos nouvelles, au téléphone, dans la cellule de votre prison. »

Mais en décembre 2012, le très conservateur et intransigeant Felipe Calderón (qui avait notamment fait campagne contre la criminalité) voit lui succéder Enrique Peña Nieto.

Florence Cassez est donc rentrée en France, avec les honneurs et en bénéficiant d’une couverture médiatique exceptionnelle. Une foule de journalistes l’attendait lors de son arrivée en France et ceux-ci ont même été conduits dans une salle de presse du pavillon d'honneur de Roissy. C'est là qu'arrivent généralement les personnalités importantes comme les chefs d'Etats. Laurent Fabius lui-même est allé l’accueillir à l’aéroport, accompagné de Frédéric Cuvillier, ministre délégué aux Transports à l'aéroport de Roissy. La mère de Florence Cassez a reçu la visite de Valérie Trierweiler pendant que l’ancienne détenue a été reçue vendredi soir (25 janvier) avec toute sa famille à l'Elysée.

Si les médias français s’emballent, les médias Mexicains eux déchantent en rappelant que Florence Cassez est libre mais vraisemblablement… Coupable !
On peut évidemment disserter des heures sur le cas Cassez et sa culpabilité éventuelle ou non. Nous avons le droit de penser que sa peine est suffisante ou pas. Mais on peut se poser la question suivante : qu’est ce qui peut justifier de tels honneurs pour une jeune femme dont la culpabilité semble plus que probable ?
Est-ce une maladresse politique française pour froisser volontairement les mexicains ? Je frissonne en imaginant l’accueil médiatique guignolesque que pourrait recevoir les Pussy Riot si celles-ci, libérées, étaient faites citoyennes d’honneur de Paris voir naturalisées françaises comme le souhaitent certains responsables politiques de la majorité actuelle.
Je profite de cette tribune pour rappeler à nos élus que leur travail est en priorité de s’occuper de leur concitoyens et non pas de faire du Buzz médiatique.

Ceux-ci feraient donc bien de s’occuper en priorité des 2 216 français détenus à l’étranger, dont 7 sont du reste condamnés à la peine de mort.

Enfin il faut dire je crois à nos amis Mexicains la honte qui frappe les Français. La honte qui frappe la France après l’annulation de l’année croisée entre les deux pays bien sûr mais pas seulement. Au moment où Florence Cassez était reçue comme une star du Show-business, le corps de Yann Desjeux, l’otage français tué sur le site gazier en Algérie, est arrivé lui aussi à l’aéroport de Roissy-Charles de Gaulle. La dépouille a été accueillie par la famille du défunt lors d’une cérémonie intime. Ce dernier, selon les témoignages d’autres prisonniers, s’est comporté en véritable héros, notamment en rassurant les otages, en détournant d'eux l'agressivité des ravisseurs, et en parvenant même à désamorcer le détonateur de la charge explosive de la ceinture avec laquelle les terroristes l’avait attaché.

Pourtant seule la ministre déléguée des Français de l’étranger (SIC) avait fait le déplacement. Yann Desjeux n’a lui pas eu droit ni au pavillon d’honneur, ni à une couverture médiatique nationale que pourtant, il aurait sans doute bien plus mérité.

lu ici dans libre expression

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