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 ALERTE AU 19 MARS !!

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Brigitte
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MessageSujet: ALERTE AU 19 MARS !!   Jeu 11 Oct 2012 - 18:16

Salut à tous,

Le 19 Mars va-t-il être décrété Journée Nationale en 2013 ?

Loi sur le 19 mars 1962 ?!
Une proposition qui divise les Français.



Le Comité d’Entente des Associations Patriotiques apprend avec surprise que le Sénat va examiner, le 23 octobre 2012, une proposition de loi de 2002 visant à faire du 19 mars une journée nationale du souvenir et de recueillement de la guerre d’Algérie et des événements en Tunisie et au Maroc.

Aucune concertation n’a prévalu dans l'action menée par quelques Parlementaires et le Comité y voit un risque grave de division de la communauté nationale.

Déjà en décembre 2001, le Secrétaire d’Etat aux anciens combattants avait préconisé de ne pas retenir cette date, en raison de la forte opposition d’une majorité d’associations d’anciens combattants, ce qui est toujours le cas aujourd’hui.

Le Comité rappelle qu'il existe déjà une journée nationale concernant cette période de l'histoire, le 5 décembre. Un monument a été érigé au quai Branly.

Il rappelle que seules, deux associations, ont choisi le 19 mars pour leur recueillement. C'est leur choix, cela n'a pas été celui des Présidents de la Vème République y compris le Général de Gaulle et François Mitterrand.

Il rappelle que la loi du 28 février 2012, votée par la très grande majorité des Parlementaires, assure que la mémoire de TOUS les Morts pour la France est honorée le 11 novembre en même temps que la Victoire et la Paix.

En conséquence, le Comité d’Entente, avec les 32 associations signataires représentant 1,2 millions membres, met en garde contre ce projet qui ne peut que raviver des divisions anciennes que l'élan de tant de Français et de Parlementaires pour honorer tous ceux qui sont morts pour la France avait fait oublier.

Le sérieux, la lucidité et le souci de l'intérêt général doivent l'emporter pour qu'enfin le calme s'impose dans le souvenir de ces moments douloureux de notre histoire nationale.

Général de corps d’armée (2S) Dominique DELORT
Président du Comité d’Entente
Président de la Saint-Cyrienne

PS : L'UNP fait partie de ce comité d'entente de l'ASFA.
Ceux, nombreux j'espère, qui désireraient interpeller les Sénateurs trouveront , gràce au lien ci-dessous, la liste des E-Mails de ces Messieurs:

http://www.senat.fr/elus.html

N'hésitez pas à solliciter également vos proches car si le Gouvernement ne constate pas une réaction puissante sur ce sujet sensible du 19 Mars nous risquons aussi de le voir inviter
l'Armée du FLN au Défilé du 14 Juillet prochain

Cordialement,
Brigitte
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NDL
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MessageSujet: Re: ALERTE AU 19 MARS !!   Jeu 11 Oct 2012 - 23:07

merci Brigitte pour l'info!
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FOUQUET66
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MessageSujet: Re: ALERTE AU 19 MARS !!   Ven 12 Oct 2012 - 13:33

Voila qui revient encore sur le tapis...Je croyais que cette affaire était terminée et qu'une date définitive avait été fixée?

Le Président de la République,
sur le rapport du Premier ministre et de la ministre de la défense,
vu l'article 37 de la Constitution, Décrète :

Article 1

Il est institué une journée nationale d'hommage aux « morts pour la France » pendant la guerre d'Algérie et les combats du Maroc et de la Tunisie.

Cette journée est fixée au 5 décembre.

Article 2

Chaque année, à cette date, une cérémonie officielle est organisée à Paris.

Une cérémonie analogue a lieu dans chaque département, à Mayotte, en Nouvelle-Calédonie, en Polynésie française, à Saint-Pierre-et-Miquelon et dans les îles Wallis et Futuna, dont l'organisation est laissée à l'initiative du représentant de l'Etat.

Article 3

Le Premier ministre, le ministre de l'intérieur, de la sécurité intérieure et des libertés locales, la ministre de la défense, la ministre de l'outre-mer et le secrétaire d'Etat aux anciens combattants sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'exécution du présent décret, qui sera publié au Journal officiel de la République française.

Fait à Paris, le 26 septembre 2003.
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http://www.legionetrangere.fr/
dulac
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MessageSujet: Re: ALERTE AU 19 MARS !!   Ven 12 Oct 2012 - 13:40

Il faut toujours se méfier des politiques, soyons sur nos gardes
"un para qui sommeille est un para mort"
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ROUGE1
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MessageSujet: Re: ALERTE AU 19 MARS !!   Ven 12 Oct 2012 - 16:46

Le lobbies FNACA ne désarme pas, soyons vigilant.
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Fombecto
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MessageSujet: Re: ALERTE AU 19 MARS !!   Ven 12 Oct 2012 - 17:28

ROUGE1 a écrit:
Le lobbies FNACA ne désarme pas, soyons vigilant.

_________________
« A la Grèce, nous devons surtout notre raison logique. A Rome, nos maximes de droit et de gouvernement. Mais à l'Evangile nous devons notre idée même de l'homme. Si nous renions l'Evangile, nous sommes perdus. » Maréchal de Lattre de Tassigny (mort le 11 janvier 1952).
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gervez alexis
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MessageSujet: ALERTE AU 19 MARS!!   Ven 12 Oct 2012 - 17:35

Fallait s'y attendre ,avec un gouvernement issu du parti des Porteurs de Valises du F L N ,que les Cocos complices de ce même F L N allaient remettre ça . Les Pieds-Noirs se mobilisent déja aussi j'espère que les Anciens Combattants et principalement les Parachutistes en feront autant ,mais j'ai des doutes sur le sujet !!!! il est loin le temps ou une association que je ne nommerai pas et ou son président adversaire sérieux contre le 19 mars n'hésitait pas à nous faire descendre dans la rue pour nous opposer à cette date et à la FNACA . J'ai l'impression que cette époque et révolue !!!!beaucoup de beaux discours et écrits ,mais rien sur le terrain et ce n'est pas avec des discours que nous gagnerons cette bataille ,mais bel et bien dans la rue ,surtout avec ce gouvernement . Jusqu'à preuve du contraire: discours , écrits et palabres n'arrêteront ni le gouvernement ,ni les communistes et encore moins la FNACA qui n'a jamais baissé les bras sur cette date et qui ne le fera JAMAIS . Aussi si nous ne voulons pas voir la date du 5 décembre remplacée par celle du 19 mars en 2013 ,nous avons tout intérêt à nous bouger le train quitte à descendre dans la rue comme le font tous les citoyens de ce pays pour se faire entendre ,c'est le seul moyen pour obtenir satisfaction appliquons les méthodes de la gauche et de la CGT ,sinon l'an prochain se sera le 19 mars et la victoire de la FNACA .
Un chant Para ne dit-il pas : La rue appartient à celui qui y descend . Si nous ne le faisons pas ,il sera inutile APRES de nous lamenter sur notre sort.
______________________
Para un jour,Para toujours
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R.Mathieu
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MessageSujet: Re: ALERTE AU 19 MARS !!   Ven 12 Oct 2012 - 19:17

Merci à Brigitte, je crois que ça va remuer

A l’attention des Présidentes et Présidents d’Associations de Français rapatriés, d’Anciens combattants et patriotiques opposées à la commémoration du « 19 mars 1962 – fin de la guerre d’Algérie »



Mesdames les Présidentes, Messieurs les Présidents, Cher(e)s Ami(e)s,



Nous vous prions de trouver, ci-après, le courriel que nous avons adressé à M. Kader ARIF, notre ministre de tutelle, fils de Harki rescapé des massacres du 19 mars 1962, afin qu’il reçoive en urgence une délégation, la plus élargie possible, des associations d’anciens combattants, de rapatriés harkis et pieds-noirs et patriotiques hostiles à la commémoration du 19 mars 1962.



Une action par courriel, téléphone, lettre ou télécopie de chacune de nos associations auprès du Cabinet du Ministre Kader ARIF ne peut que renforcer cette demande d’audience qui nous paraît indispensable pour clarifier la décision inacceptable du Sénat.



Une demande de mise au point a aussi été faite auprès du Chef de l’Etat, du Premier ministre et du Président du Sénat qui serait la bienvenue le 16 octobre 2012 à l’occasion de l’hommage de la Nation en mémoire du Soldat inconnu d’Algérie.



Restant à l’écoute de vos propositions et suggestions,



Nous vous prions de croire, Cher(e)s Ami(e)s, à l’assurance de nos dévouées amitiés.





Taouès TITRAOUI – Elue locale

Membre du Haut Conseil des Rapatriés depuis sa création



Bernard COLL, Secrétaire général

JPN -BP 4 – 91570 Bièvres

Tel : 06 80 21 78 54

Site : http://jeunepiednoir.pagesperso-orange.fr/jpn.wst/

Courriel : jeunepiednoir@wanadoo.fr





M. Kader ARIF

Ministre délégué aux Anciens Combattants et aux Français rapatriés

Fils de Harki, rescapé du massacre du 19 mars 1962

37, rue de Bellechasse – 75007 Paris – Tel standard : 01 44 42 10 00

Tel de son secrétariat particulier : 01 44 42 10 01 - courriel : natalia.malavasi@defense.gouv.fr



CABINET DU MINISTRE

Directeur de Cabinet : Maurice BRAUD

Directeur adjoint de Cabinet : Pascal PIAT

Chef de Cabinet : Guy BONO



CONSEILLERS « RAPATRIES » DU MINISTRE

M. Serge BARCELLINI (que les anciens connaissent bien du temps de Maurice BENASSAYAG, en 1988-89) – Tel : 01 44 42 13 77

Courriel : serge.barcellini@defense.gouv.fr

Mme Kheira DRISSI, conseiller rapatriés du ministre – Tel ligne direct : 01 44 42 13 36 – Secrétariat : 01 44 42 10 30

Courriel : kheira.drissi@defense.gouv.fr



Toutes les adresses mail sont sur le format : prenom.nom@defense.gouv.fr



De : JPN [mailto:jeunepiednoir@wanadoo.fr]
Envoyé : vendredi 12 octobre 2012 13:37
À : BRAUD Maurice perso DC Arif
Cc : BONO Guy ; ; pascal.piat@defense.gouv.fr; 'serge.barcellini@defense.gouv.fr'
Objet : TRES URGENT : Demande d'audience d'une délégation des Associations représentatives de Français rapatriés par M. Kader ARIF, Ministre des AC et des Français Rapatriés - JPN 111012



Objet : TRES URGENT : NON A L’OFFICIALISATION DU 19 MARS 1962 – FIN DE LA GUERRE D’ALGERIE - Demande d'audience d'une délégation des Associations représentatives de Français rapatriés par M. Kader ARIF, Ministre des AC et des Français Rapatriés



Monsieur le Directeur de Cabinet,



Nous vous serions reconnaissants de bien vouloir transmettre cette demande d’audience en urgence auprès de M. le Ministre délégué aux Anciens Combattants et aux Français Rapatriés.



Cette demande fait suite à la vague d’indignation provoquée dans les Associations d’Anciens Combattants, Patriotiques et de Français Rapatriés et Amis, par l’annonce de l’examen par le Sénat, en vue de son vote à la sauvette, de la loi 188-2002 officialisant le « 19 mars 1962 » comme date de commémoration de la fin de la guerre d’Algérie. Une loi restée dans les tiroirs de cette assemblée durant plus de 10 ans à la suite de la sage décision de Lionel JOSPIN alors premier ministre. Depuis cette date, nous tenons à le rappeler, le Parlement a voté la loi du 23 février 2005 et officialisé les journées nationales du 25 septembre et du 5 décembre depuis 2003 désormais inscrites au calendrier officiel des commémorations françaises, sans aucune contestation.



En 2002, une délégation des Associations représentatives avait été reçue par le gouvernement et tous les partis politiques. Elle était composée des associations nationales suivantes :



- L’ANFANOMA, l’AMR, le Cercle Algérianiste, le CLAN, le GNPI, le Comité National des Français Musulmans, la MAFA, Jeune Pied-Noir, le RECOURS, l’UNC



Ces Associations, sauf l’UNC, sont toutes membres du Haut Conseil des Rapatriés depuis sa création en 2002. Elles ont participé depuis plusieurs décennies à toutes les rencontres Etat/Rapatriés. Elles disposent du soutien de plus de 200 associations d’Anciens combattants, patriotiques et de Français rapatriés représentant plus de 1,5 millions d’adhérents. Elargie aux nombreuses associations de Harkis et Pieds-Noirs qui viennent de témoigner publiquement leur opposition au 19 mars 1962 comme AJIR, GMH, le Conseil National des Rapatriés, l’USDIFRA, Véritas et bien d’autres, leur audience, par M. le Ministre lui permettrait de prendre conscience du rejet unanime de la date du 19 mars 1962 par l’ensemble des associations d’anciens combattants, patriotiques et rapatriés, sauf deux la - FNACA et l’ARAC - qui regroupent moins de 300.000 adhérents.



Les associations de Français rapatriés ont exprimé publiquement, de septembre 2008 à septembre 2012, par la campagne de presse sans précédent « Vérité et Justice pour les Français rapatriés » de 12 annonces «dans Le Monde et Le Figaro (cf. pièce jointe) la réalité des drames vécus par les Français d’Algérie après le 19 mars 1962. Là aussi sans aucune contestation.



Les déclarations du Chef de l’Etat, notamment son message du 25 septembre 2012, ne laisse plus aucun doute sur la réalité criminelle du 19 mars 1962 qui marque pour l’ensemble des Français d’Algérie, Harkis et Pieds-noirs, le début de leur « abandon volontaire », selon l’expression même de M.François HOLLANDE, et celui des massacres, enlèvements, assassinats, spoliations et autres exactions dont ils furent les victimes. Des faits désormais reconnus par tous les historiens de la première guerre civile d’Algérie de 1954-62.



Vouloir le contester, n’est-ce pas courir le risque de se voir condamner par l’Histoire comme complice d’un « crime d’Etat » suivi d’un « crime contre l’Humanité » comme viennent de le démontrer deux récents colloques organisés début 2012 par la LDH, la LICRA, deux organisations humanitaires pourtant proches du FLN et restées silencieuses durant 50 ans, et le Conseil national des Rapatriés et Jeune Pied-Noir. Sans aucune contestation à ce jour des historiens spécialistes de la « guerre » d’Algérie, d’intellectuels, philosophes et humanistes, de journalistes ou d’hommes politiques de gauche ou de droite.



Comme l’a souligné avec force le Président de la République : « Mon premier devoir, c’est de dire la Vérité aux Français ». Les Français rapatriés veulent que la « Vérité » sur les conséquences criminelles du 19 mars 1962, connues de tous, soient dites à tous les Français, comme si est engagé François Hollande dans sa lettre du 24 janvier 2012, et reconnue par la Nation par le vote d’une loi de reconnaissance la responsabilité du gouvernement français dans l’abandon volontaire des Français d’Algérie dont plus de 100.000 furent sacrifiés à la raison d’Etat. Sauf à démontrer le contraire, ce que personne n’a fait à ce jour.



Ne serait-il pas plus logique que le Parlement examine de nouveaux les amendements à la loi du 23 février 2005 proposés par les parlementaires, dont M.Alain NERI pour le Parti socialiste, qui demandait le 11 juin 2004 à l’Assemblée nationale (cf. pièce jointe) :



« La France reconnaît ses responsabilités envers les Français rapatriés et dans l’abandon des supplétifs. Elle reconnaît l’ampleur des massacres commis (par le FLN) après les accords d’Evian à l’égard des civils français, des militaires et des civils algériens engagés à ses côtés, ainsi qu’à l’égard de leurs familles. La France reconnaît également ses responsabilité dans l’histoire des harkis et les difficultés de vie qui ont été les leurs et prend l’engagement de tout mettre en œuvre pour leur rendre l’honneur de leur engagement. »



Une exigence Vérité et de Justice que n’ont pas manqué de rappeler à de multiples reprises, dès 2007, les parlementaires socialistes à Nicolas Sarkozy, alors Président de la République. Des parlementaires dont M. François Hollande.



Dans l’attente d’une réponse favorable de votre part et restant à votre disposition pour tout complément d’information,



Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Directeur de Cabinet, l’assurance de nos salutations distinguées.



Taouès TITRAOUI – Elue locale

Membre du Haut Conseil des Rapatriés depuis sa création



Bernard COLL, Secrétaire général

JPN -BP 4 – 91570 Bièvres

Tel : 06 80 21 78 54

Site : http://jeunepiednoir.pagesperso-orange.fr/jpn.wst/

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MessageSujet: Re: ALERTE AU 19 MARS !!   Ven 12 Oct 2012 - 19:24

Merci Marjadou pour ce renvoi.

Le : 10 Octobre 2012
Pensée militaire - La désinformation (4e partie)

désinformation debatcontreversé omission armée algérie

Les opérations de désinformation récentes à l’encontre de l’armée française ont marqué les événements tragiques d’Ouvéa (mai 1988) et du Rwanda (été 1994) (1). Elles restent sans commune mesure avec celles de la guerre d’Algérie. Un demi-siècle après la fin de la décolonisation dramatique de cette partie du Maghreb, les plaies demeurent à vif en raison des contrevérités entretenues méthodiquement. Depuis cinquante ans, la repentance à tout prix alimente des discussions enflammées qui mortifient les rapatriés d’Algérie, les Harkis et les militaires.
MK
________________________________________________________________________________________

Les premiers estiment qu’ils ont été chassés brutalement de leur terre où ils ont tout perdu, les seconds qu’ils ont été abandonnés honteusement par le pays qu’ils avaient servi et les troisièmes ont toujours pensé qu’on leur avait volé leur victoire indéniable sur le terrain et qu’ils avaient été les otages des palinodies cyniques d’un pouvoir politique dépassé par la tournure des événements. En prétendant vouloir jouer les pompiers pour éteindre les feux d’un passé cruel, les bonnes volontés se sont souvent transformées en pyromanes. Le débat controversé a ainsi atteint le but contraire à son intention : en croyant réconcilier, il a divisé, pire, déchiré.

Le discours convenu repose essentiellement sur les « horreurs » objectives, de la colonisation et en particulier celles, évidentes, commises par les soldats français pour mater la rébellion. Cette prise de position excessive et déséquilibrée ignore, voire exonère, la violence de la guerre de libération dont le principal enjeu fut le contrôle par la terreur de la population et qui conduisit à une double guerre civile, algéro-algérienne et franco-française. Or, tous les historiens s’accordent à reconnaître qu’il y eût des atrocités des deux côtés et que les moments les plus effroyables se sont produits à la fin après le cessez-le-feu avec les massacres des Harkis et des Européens en violation flagrante des accords d’Évian. Qui plus est, le pouvoir installé à Alger en juillet 1962 n’a pas hésité à imposer sa propre version de l’Histoire, de laquelle, d’ailleurs, il a voulu tirer sa légitimité. Dans les écoles algériennes on enseigne toujours que le conflit a fait 1,5 million de morts alors que la plupart des analystes évaluent les pertes à 400 000. En outre, les manuels scolaires occultent les règlements de compte sanguinaires entre dirigeants du FLN et du MNA (le mouvement national algérien de Messali Hadj), ainsi que la tragédie finale des Harkis. Cette confiscation de la vérité a été dénoncée courageusement par le journal Al Watan, un quotidien qui fait toujours preuve de liberté de ton à l’égard des différents pouvoirs : « L’Histoire qu’on a enseignée, c’est celle qu’on a triturée et soumise aux manœuvres du pouvoir. Donc, elle n’a jamais été la vraie » (2). Elle fut et reste un enjeu.

La désinformation donne également une image réductrice de la présence française dans ses anciens départements d’Afrique du Nord. Cette présentation simpliste, fréquemment véhiculée doit être corrigée par des données objectives dont la France n’a pas à rougir et que l’Algérie n’a jamais déplorées. Parmi les réussites incontestables, on peut citer : la découverte des hydrocarbures et la mise en place d’un socle énergétique moderne qui procure aujourd’hui à l’Algérie plus de 90 % de ses recettes d’exportation, l’assèchement et l’assainissement de la Mitidja et l’accroissement considérable des surfaces cultivables, le développement des structures médicales (Institut Pasteur, hôpitaux, centres de soins et de vaccinations essentiellement mis en œuvre par les médecins militaires français), etc.

Le procédé de désinformation par omission de réalités patentes est complété par le martèlement de préjugés. Dans la longue liste des opinions préfabriquées figure la caricature construite du colon présenté comme un profiteur patenté. Or, toutes les études sérieuses menées sur la sociologie des « Pieds noirs », en particulier les recherches de l’ethnologue Germaine Tillion (1907-2008), sont plus nuancées. Dans leur immense majorité, les Européens d’Algérie, les Algériens comme on les nommait alors, vivaient de petits métiers et disposaient de ressources modestes. Ces « petits Blancs » avaient un revenu nettement inférieur à celui des Français de métropole. Les richesses colossales mises en exergue et dénoncées ne concernaient qu’une petite minorité (moins de 5 %). Ce sont l’exemple de quelques grandes familles (Georges Blachette, propriétaire de milliers d’hectares de plantations d’alfa, l’armateur Laurent Schiaffino et Henri Borgeaud, héritier d’une dynastie fortunée et bâtisseur d’un empire économique dans le vignoble, le textile et le tabac) qui ont édifié la légende tenace des colons milliardaires. Ce paramètre biaisé a servi de support aux désinformateurs pour construire un amalgame désormais installé dans l’histoire.

À l’instar des récits sur la guerre d’Algérie, beaucoup de comptes-rendus d’événements historiques sont altérés par un microcosme qui s’emploie à orchestrer une véritable OPA sur la pensée collective. Très souvent, ces consciences argumentent au nom d’une finalité bienveillante : on leurre le public mais c’est pour son bien ; on égare l’opinion mais c’est dans son intérêt. Pour ce faire, la pensée unique trouve des caisses de résonance efficaces dans les nouveaux vecteurs médiatiques, en particulier Internet qui, en raison de l’absence d’un code de conduite, peut engendrer des séquences mensongères et des excès ravageurs. Ce couloir de propagande efficace constitue un terreau idéal pour colporter les rumeurs et toutes sortes de contrevérités. Le réseau numérique, formidable creuset d’échanges de connaissances, peut ainsi se transformer en un fourre-tout d’idées mensongères. La technique est d’autant plus fallacieuse que cet instrument performant de la communication d’influence favorise la mise en scène de son ego : les timides s’expriment plus facilement, les solitaires y trouvent une occasion de s’ouvrir au « grand large » sans courir de risques, les audacieux survoltés y voient une possibilité de s’autoriser toutes les initiatives et les extrémistes peuvent diffuser à tous crins un prosélytisme insidieux. Les « stakhanovistes » de la Toile se comportent de la sorte en compagnons de route des désinformateurs, ces fameux « idiots utiles » si bien utilisés par Lénine, l’un des pères fondateurs des principes de la désinformation.

Nouveau phénomène de société, le vandalisme numérique fausse ainsi le jugement de l’homme. Il constitue donc une agression de sa personnalité, car si « l’information est l’oxygène de l’intelligence humaine » (3) la désinformation en est son gaz toxique.

Michel Klen
Revue Défense nationale
Octobre 2012, n°753
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MessageSujet: Re: ALERTE AU 19 MARS !!   Ven 12 Oct 2012 - 20:16

La FNACA en question...........!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

ASAF

Mémoire et vérité

Une proposition de loi en faveur du 19 mars. Il y a urgence !


Le comité d’entente qui s’est réuni le 5 octobre 2012 a débattu de la conduite à tenir vis-à-vis de la proposition de loi adoptée par l’Assemblée nationale le 22 janvier 2002, qui sera soumise au Sénat le 25 octobre 2012, soit 10 ans après. Cette initiative des élus du Sénat est survenue récemment sans aucune concertation.

Cette proposition de loi est « relative à la reconnaissance du 19 mars comme journée nationale du souvenir et de recueillement à la mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d’Algérie et des combats en Tunisie et du Maroc ».

Il a été décidé par l’ensemble des participants à la réunion de réagir rapidement compte tenu des délais, et massivement. Chaque association devra diffuser aux sénateurs le communiqué mis au point en séance qui figure en annexe. Il est donc demandé aux correspondants et délégués de l’ASAF de faire écho à cette protestation en rencontrant dans leur département les sénateurs afin de les convaincre que cette date ne correspond pas à la fin des combats et que la loi divisera à coup sûr les Français. Cette action est à mener dans la mesure du possible, en concertation avec les autres associations locales patriotiques ou d’anciens combattants, sans oublier les représentants de la communauté harki.

Il peut être utile de rappeler que la date du 5 décembre avait été choisie par le Président de la République a inauguré le 5 décembre 2002, le monument du quai Branly en présence des représentants de l’ensemble du monde combattant. Puis, sur le rapport de la commission présidée par M. Jean Favier, membre de l’Institut, qui avait procédé à une large concertation avec les associations d’anciens combattants la journée commémorative avait été fixée à cette date du 5 décembre. Seule la FNACA (qui revendique 345.000 adhérents mais qui n’en a réellement que 65.000 au plus) s’était déclarée favorable au choix du 19 mars. Par ailleurs, la récente loi du 28 février fixant au 11 novembre la commémoration de tous les morts pour le France précise qu’il est alors rendu hommage à tous les morts pour la France et que cet hommage ne se substitue pas aux autres journées de commémoration nationales (donc la journée du 5 décembre reste valable mais ferait double emploi).

La Fnaca, tout en demandant que la commémoration du 19 mars soit légalement reconnue, revendique aussi l’attribution de la carte du combattant pour 120 jours de présence en Algérie, commencée avant le 2 juillet 1962, ce qui est contradictoire puisque cela implique que les combats ont continué au-delà du cessez-le-feu.

Mais surtout, nous ne pouvons accepter la date du 19 mars qui marque le début du massacre de nos camarades harkis et qui n’a pas fait cesser les meurtres et les enlèvements de pieds noirs.

Le communiqué du comité d’entente vous sera envoyé dès qu’il aura reçu l’agrément des membres du comité, sous forme Word afin de pouvoir être adapté par chacun de vous (mardi soir sans doute).

Yves de Blignières

Délégué national ASAF
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MessageSujet: Re: ALERTE AU 19 MARS !!   Ven 12 Oct 2012 - 20:22

La FNACA en question...........!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

ASAF

Mémoire et vérité

Une proposition de loi en faveur du 19 mars. Il y a urgence !


Le comité d’entente qui s’est réuni le 5 octobre 2012 a débattu de la conduite à tenir vis-à-vis de la proposition de loi adoptée par l’Assemblée nationale le 22 janvier 2002, qui sera soumise au Sénat le 25 octobre 2012, soit 10 ans après. Cette initiative des élus du Sénat est survenue récemment sans aucune concertation.

Cette proposition de loi est « relative à la reconnaissance du 19 mars comme journée nationale du souvenir et de recueillement à la mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d’Algérie et des combats en Tunisie et du Maroc ».

Il a été décidé par l’ensemble des participants à la réunion de réagir rapidement compte tenu des délais, et massivement. Chaque association devra diffuser aux sénateurs le communiqué mis au point en séance qui figure en annexe. Il est donc demandé aux correspondants et délégués de l’ASAF de faire écho à cette protestation en rencontrant dans leur département les sénateurs afin de les convaincre que cette date ne correspond pas à la fin des combats et que la loi divisera à coup sûr les Français. Cette action est à mener dans la mesure du possible, en concertation avec les autres associations locales patriotiques ou d’anciens combattants, sans oublier les représentants de la communauté harki.

Il peut être utile de rappeler que la date du 5 décembre avait été choisie par le Président de la République a inauguré le 5 décembre 2002, le monument du quai Branly en présence des représentants de l’ensemble du monde combattant. Puis, sur le rapport de la commission présidée par M. Jean Favier, membre de l’Institut, qui avait procédé à une large concertation avec les associations d’anciens combattants la journée commémorative avait été fixée à cette date du 5 décembre. Seule la FNACA (qui revendique 345.000 adhérents mais qui n’en a réellement que 65.000 au plus) s’était déclarée favorable au choix du 19 mars. Par ailleurs, la récente loi du 28 février fixant au 11 novembre la commémoration de tous les morts pour le France précise qu’il est alors rendu hommage à tous les morts pour la France et que cet hommage ne se substitue pas aux autres journées de commémoration nationales (donc la journée du 5 décembre reste valable mais ferait double emploi).

La Fnaca, tout en demandant que la commémoration du 19 mars soit légalement reconnue, revendique aussi l’attribution de la carte du combattant pour 120 jours de présence en Algérie, commencée avant le 2 juillet 1962, ce qui est contradictoire puisque cela implique que les combats ont continué au-delà du cessez-le-feu.

Mais surtout, nous ne pouvons accepter la date du 19 mars qui marque le début du massacre de nos camarades harkis et qui n’a pas fait cesser les meurtres et les enlèvements de pieds noirs.

Le communiqué du comité d’entente vous sera envoyé dès qu’il aura reçu l’agrément des membres du comité, sous forme Word afin de pouvoir être adapté par chacun de vous (mardi soir sans doute).

Yves de Blignières

Délégué national ASAF
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Brigitte
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MessageSujet: A propos du 19 Mars   Mar 16 Oct 2012 - 9:46

Salut à tous,
Je relève une imprécision dans la liste des associations donnée dans plusieurs sites d'Anciens Combattants qui annoncent 32 associations seulement qui seraient signataires de la protestation au sujet du 19 Mars.
En fait cette liste ne comprend pas seulement 32 signataires mais bien quarante sept comme vous pourrez le constater sur le lien ci-dessous qui ouvre sur le site de l'ASAF :

http://www.asafrance.fr/actualites/1385--information-communique-du-comite-dentente


Par ailleurs j'ai été censuré sur le site de Régis Juanico , Député de la Loire, qui a peut-être trouvé les termes employés dans ma protestation un peu trop virulents ?
Je vous laisse le soin d'en juger:

"par coquille - 11 octobre 2012 a 12:00
Your comment is awailingg moderation.

Monsieur le Député.

J'appartiens à l'Association des Anciens de Cherchell (ANCCORE) qui regroupe plus de 1500 Officiers de Réserve dlnfanterie « Appelés du Contingent »en Algérie.

ww.emicherchell.com/accueil/accueil.html

Comme l'a précisé le général Bernachot. dernier Commandant de l'Ecole Militaire d' lnfanterie de Cherchell. nous représentions alors "70 pour cent des Chefs de Section d'unités Opérationnelles d' lnfanterie en Algérie"

De part notre activité à la tête de nos hommes. eux-mêmes appelés du contingent dans leur immense majorité. nous croyons être aussi qualifiés que la plupart de ceux qui prétendent les représenter au sujet de cette date du 19 Mars.

Notre Association se veut strictement apolitique ce qui n'empêche pas que l'immense majorité d'entre nous est carrément hostile à cette date. y compris nombre de ceux parmi nous qui. très minoritairement. ont adhèré à la FNACA.

Cette date n'est surtout pas. comme vous le croyez. de nature à nous donner la " juste reconnaissance à laquelle nous aspirons" et certainement pas celle qu'auraient choisi la majorité de ceux de nos camarades tombés au combat et
que la FNACA embauche. à notre avis. un peu trop rapidement dans ses rangs.

Je vous serais reconnaissant. Monsieur le Député. de bien vouloir réfléchir aux conséquences de ce choix qui est loin d'ëtre , comme vous le voudriez, "serein et dépassionné", car nous considérons ,en notre âme et conscience,
qu'il ne peut être totalement honorable pour notre pays et pour ses soldats .

Coquille
Chef de section en Algérie.
Orphelin de Guerre"


Enfin, si vous ne vouliez contacter qu'un seul Sénateur je vous suggère d''écrire à Jean-pierre Bel, Président du Sénat : bel1.jean-pierre@wanadoo.fr
Tenez-lui un propos modéré car , issu d'une famille communiste, une vitupération en provenance d'anciens Paras serait plus de nature à le réjouir qu'à le convaincre.

Amitiés Parachutistes de Brigitte

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Montaner
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MessageSujet: Re: ALERTE AU 19 MARS !!   Mer 17 Oct 2012 - 16:44

Un article de Bernard Coll

Bernard Coll
Secrétaire général de Jeune Pied-Noir

50 ans après les accords d'Évian: un silence d'État pour masquer un crime d'État?
Publication: 19/03/2012 05h00

50 ans après la signature des "Accords" d'Evian, l'Etat français se trouve-t-il toujours devant la même situation qu'en 1962: trahir ses nationaux pour maintenir la relation de complicité entre les Etats français et algérien créée par le pacte du 19 mars 1962?

Les archives officielles démontrent aujourd'hui que ces accords fictifs ont été imaginés, préparés et réalisés par le gouvernement français, à la demande du général de Gaulle, pour lui permettre de disposer d'un cadre politique et juridique lui permettant de se débarrasser au plus vite du "boulet algérien". Et ceci, au nom de la "raison d'Etat", quelles qu'en soient les conséquences humaines pour les Français d'Algérie de toutes origines. Des conséquences tragiques annoncées par le général de Gaulle lui-même qui, dans sa conférence de presse du 23 octobre 1958, avait prophétisé: "Quelle hécatombe connaitrait l'Algérie si nous étions assez stupides et assez lâches pour l'abandonner". C'est pourtant ce qu'il fit.

Dès le 19 mars 1962 au soir, les harkis désarmés, comme ceux de Jean-Pierre Chevènement à Saint-Denis-du-Sig en Oranie, sont massacrés. Aujourd'hui, plus aucun historien ne conteste les drames résultant de l'application des "accords d'Evian" par ses deux seuls signataires, l'Etat français et le FLN. Déjà Jean Lacouture, témoin visuel du massacre des harkis, reconnaissait dans Télérama du 13 septembre 1991: "Ce tabou-là n'est pas près d'être levé. 100.000 personnes sont mortes par notre faute. Un massacre honteux pour la France comme pour l'Algérie. Le déshonneur est trop lourd à porter".

Malgré la dénonciation publique de ce "mensonge français" en 2003 par Georges-Marc Benamou dans son ouvrage, ce "silence d'Etat" sur ce "crime d'Etat" n'est, semble-t-il, pas prêt de cesser tant que l'Etat français est tenu par le FLN par le pacte du 19 mars 1962 scellé par le sang de 100.000 Harkis, de milliers de pieds-noirs et soldats français sacrifiés à la décision préméditée du général de Gaulle.

Celui-ci, pour faire aboutir sa nouvelle politique d'indépendance de l'Algérie, décidée par lui seul, a dû commettre un crime d'Etat qui s'est accompagné d'un crime contre l'humanité. Crimes que plus personne ne conteste puisque G-M Benamou a pu déclarer dans Paris-Match N°2841 du 30 octobre 2003: "La France a jeté les harkis dans les basses-fosses de l'Histoire. Il y a eu 80.000 harkis morts. Paris a systématiquement entravé leur sauvetage. De Gaulle est bel est bien le complice d'un crime contre l'humanité".

La LICRA et la Ligue des Droits de l'Homme viennent d'organiser à Paris, le 4 février dernier, un colloque international, animé par Audrey Pulvar, sur le thème: "La tragédie des Harkis: un crime contre l'humanité?" En posant la question, ces instances humanitaires apportaient la réponse. Il est donc possible, comme le fait Jeune Pied-Noir depuis 1990, d'accuser publiquement le général de Gaulle du pire des crimes pour un chef d'Etat, celui de "crime contre l'humanité", sans être poursuivi en justice par sa famille, ses proches ou les défenseurs de sa mémoire. C'est parce que, tout simplement, cela est désormais incontestable.

Il est assez fascinant de penser que depuis 50 ans, en dehors de quelques exceptions, les historiens, les journalistes, les hommes politiques, des intellectuels et philosophes, qui disposent depuis 1962 des preuves irréfutables de la responsabilité criminelle du général de Gaulle, se taisent. Car tout le monde connaît la vérité depuis la publication dans le journal Combat, dès avril 1962, des articles du professeur Maurice Allais, prix Nobel d'économie, puis, en juillet 1962, de son ouvrage "L'Algérie d'Evian" (Edition du Fuseau, 1962 - réédition JPN, 1999 avec une nouvelle préface de l'auteur). Le professeur Maurice Allais fut en effet la première des grandes personnalités françaises à avoir compris que les accords d'Evian étaient des accords fictifs conduisant au "génocide" -le mot est de lui- programmé des Français d'Algérie.

Ce qui rend encore plus forte la démonstration scientifique et juridique du professeur Allais c'est qu'il n'était pas partisan de l'Algérie française. Mais simplement un homme juste, horrifié par les conséquences prévisibles des accords d'Evian. Sa prise de conscience vient du rapprochement qu'il fit entre l'ouvrage d'Alain Peyrefitte Faut-il partager l'Algérie?, paru chez Plon en octobre 1961, et le texte des accords d'Evian. A la page 109 de l'ouvrage se trouve le plan d'abandon de nos départements algériens, conçu par l'auteur à la demande du général de Gaulle. Ce plan fut intégralement et méthodiquement appliqué. Il précise: "Pour réussir la prise du pouvoir simultanée sur l'ensemble du pays, il faut qu'ils (les dirigeants du F.L.N.) amènent le gouvernement français à éliminer lui-même tous leurs adversaires; à organiser lui-même l'évacuation de la communauté européenne en métropole; à sacrifier lui-même à l'autorité exclusive du F.L.N. les autres tendances (musulmans élus sur les listes "Algérie française", musulmans à tendance "association" ou "soutien au général de Gaulle", M.N.A., etc.); à installer lui-même un exécutif provisoire unitaire, qu'ils ne peuvent accepter que s'il est composé de leurs doublures; à créer lui-même les conditions d'une dictature du F.L.N. Les objectifs du G.P.R.A. peuvent se résumer en un seul: obtenir de la France un fidéi-commis pour toutes les populations algériennes". Les "lui-même" sont soulignés par Alain Peyrefitte dans le texte original. Il expliquera dans la revue Historia N°400 de mai 1980 la genèse de ce plan établi suite à ses entretiens avec le général de Gaulle.

Les preuves de l'exécution intégrale de ce plan ressortent dans les faits, dans les mémoires des acteurs, dans les archives officielles et aussi dans les témoignages des victimes, harkis, pieds-noirs et soldats français sacrifiés à la nouvelle politique algérienne du général de Gaulle. Les procès des généraux qui se révoltèrent contre le parjure du Chef de l'Etat, notamment ceux des généraux Salan, Challe, Zeller et Jouhaud, comme celui du colonel Bastien-Thiry et des autres officiers fidèles à leurs engagements, ont été des tribunes pour ces victimes de la "raison d'Etat". D'autre part, les écrits de Georges Bidault, successeur de Jean Moulin en 1943 à la tête de la Résistance française, ou de Jacques Soustelle, un des premiers "gaullistes" de 1940, comme les déclarations du Bachaga Boualam à l'Assemblée nationale, ou celles du maréchal Juin à la presse avaient largement informés l'opinion française dès 1962. Car, ce qui peut paraître paradoxal, malgré la censure de l'époque, la grande presse était alors plus libre qu'aujourd'hui. Ou, peut-être, certains journalistes étaient-ils plus courageux ? 50 ans après, les "révélations" de l'historien Jean-Jacques Jordi dans son ouvrage "Un silence d'Etat" (Soteca, 2012) ne font que confirmer, par les archives officielles, ce que tout le monde savait depuis 1962.

Beaucoup de Français "rapatriés" victimes de ce "tabou" d'Etat depuis 50 ans ont pensé sincèrement que l'engagement du candidat Nicolas Sarkozy du 31 mars 2007 devant plus de 200 représentants de la communauté, réunis en son siège de campagne, allait être le moment historique de la "rupture" avec ce silence d'Etat déshonorant la France. En déclarant : "Si je suis élu Président de la République, je veux reconnaître officiellement la responsabilité de la France dans l'abandon et le massacre des Harkis et d'autres milliers de "musulmans français" qui lui avaient fait confiance, afin que l'oubli ne les assassine pas une nouvelle fois", Nicolas Sarkozy reconnaissait la nécessité d'en finir avec ce "mensonge français". Malheureusement, en cinq ans de pouvoir, le Président Sarkozy n'a pas tenu son engagement qu'il avait pourtant affirmé vouloir honorer avant la fin 2007 lors d'une réunion privée avec les représentants de la communauté "pied-noir", le 13 avril 2007. Il aura fallu attendre le 9 mars 2012 pour que, devant un parterre choisi de "rapatriés", il prononce à Nice quelques phrases sans portée historique et juridique. En affirmant : "Pour que vous puissiez excuser, il vous faut un pardon : c'est fait !" puis "Le gouvernement de l'époque a été indigne envers vous", le Chef de l'Etat croît-il se sortir de son engagement du 31 mars 2007 et tourner ainsi définitivement la page pour se consacrer désormais la grande réconciliation franco-algérienne préparée par l'Elysée en secret pour juillet 2012 ? Serait-il assez ingénu pour penser avoir ainsi contenté définitivement les 4 millions de Français rapatriés et descendants qui vont voter en 2012 ?

Ce que veulent les Français rapatriés ce ne sont pas des paroles qui s'envolent, mais des écrits qui restent. S'il y a eu faute de l'Etat, il faut que l'Etat la reconnaisse officiellement. Or l'Etat, en démocratie, c'est le Peuple souverain représenté par le Parlement, non par le Président de la République, représentant provisoire dans les Institutions françaises. Qui peut aujourd'hui dire que le successeur de Nicolas Sarkozy, si celui-ci n'est pas réélu, se sentira engagé par les propos du 9 mars 2007 du candidat-président ou du président candidat Nicolas Sarkozy?


Face à la vérité historique nous portons tous à la fois une responsabilité individuelle et collective. Comme le disait Charles Péguy "Qui ne gueule pas la vérité, quand il la sait, se fait le complices des menteurs et des faussaires". Il appartient à chacun de dire et favoriser la connaissance de cette vérité autour de soi. Le rôle de ceux qui ont une action publique et d'utiliser tous les moyens dont ils disposent pour faire connaître cette vérité.

En ce qui concerne Jeune Pied-Noir, nous menons depuis 3 ans, avec l'aide de 42 associations et 1600 donateurs, une campagne de presse dans les quotidiens Le Monde et Le Figaro qui en est à sa 11e annonce. Nous avons aussi réalisé, en coproduction avec l'ECPAD, le DVD "Harkis, les sacrifiés" (JPN, 19€ port compris) présentant les preuves des crimes commis contre nos compatriotes. Pour le 50e anniversaire du 19 mars 1962, nous avons organisé le 17 mars à Paris un colloque de synthèse: "Les Accords d'Evian: crime d'Etat et/ou crime contre l'Humanité ?" dont les actes sont disponibles auprès de JPN - BP4 - 91570 Bièvres - jeunepiednoir@wanadoo.fr. - Téléphone au 06 80 21 78 54 (Prix 20 euros).



lu dans le Huffingto Post
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avellaneda
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MessageSujet: Re: ALERTE AU 19 MARS !!   Mer 17 Oct 2012 - 20:16

Après la reconnaissance ce jour par le président de la répression musclée du 17 octobre 1961 d'une manifestation du FLN à Paris, il n'y a plus d'illusion à se faire.
Le 19 mars sera reconnu également comme jour officiel de la fin de la guerre d'Algérie.
Il faut à tout prix que la gauche socialo-écolo-communiste se rapproche du FLN de Bouteflika et préserve ainsi toutes ses chances de réélection future avec les voix des algériens de France.
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Brigitte
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MessageSujet: TROP TARD   Jeu 18 Oct 2012 - 9:03

Je crois bien que c'est foutu..............

Clic sur http://www.senat.fr/presse/cp20121017.html


Salut à tous

Brigitte
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FOUQUET66
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MessageSujet: Re: ALERTE AU 19 MARS !!   Jeu 18 Oct 2012 - 9:06

La repentance ça suffit!!

Mais où allons-nous donc ?? Serait-ce là une mise en bouche d’un prochain 14 juillet « algérianisé » ?
Amis, préparons nous
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MessageSujet: Re: ALERTE AU 19 MARS !!   Jeu 18 Oct 2012 - 9:10

Bonjour Brigitte,et merci pour le lien....Je suis complétement écoeuré par la tournure des événements : tout se délite en France.
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MessageSujet: Pour AVELLANEDA au sujet du 17 Octobre   Jeu 18 Oct 2012 - 10:43

Sur le blog Officiel de Bernard LUGAN ,

http://bernardlugan.blogspot.fr/2012/10/apres-lesclavage-le-17-octobre-1961-la.html

la manipulation de cette triste affaire ainsi que celle du nombre des victimes est clairement expliquée.

La qualité reconnue de Bernard LUGAN comme journaliste sérieux et bien documenté ne saurait être suspectée.

Salut à tous

Brigitte
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Claude Millet
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MessageSujet: Re: ALERTE AU 19 MARS !!   Jeu 18 Oct 2012 - 10:50

Bonjour Brigitte,
A samedi, ce ne sera certainement pas une question diverse de l'AG!

_________________

RASURA_________SER
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« Il n'y a pas de sens de l'Histoire, il n'y a pas de vent de l'Histoire car ce qui fait l'Histoire, selon notre conception occidentale et chrétienne qui est vérifiée par tous les faits historiques, c'est la volonté des hommes, c'est l'intelligence des hommes, ce sont leurs passions, bonnes ou mauvaises. »Colonel Bastien THIRY procès Petit Clamart
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MessageSujet: Re: ALERTE AU 19 MARS !!   Jeu 18 Oct 2012 - 11:16

Que ferons-nous le 5 décembre prochain?

Un document intéressant, le rapport de la Préfecture de Police ICI
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tante ju
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MessageSujet: Re: ALERTE AU 19 MARS !!   Jeu 18 Oct 2012 - 12:09

Il fallait s'y attendre, nos politiciens sans mémoire, ni conscience ont cédé à la pression du lobbies FNACA et peut-être que nos instances patriotiques divers n'ont pas su, n'ont pas vu venir le coup.
Battement zéro a écrit:
Que ferons nous le 5 décembre prochain?
C'est notre camarade Brigitte qui a vu venir le coup
Qu'ont fait nos instances, que vont-il faire???????????????
C'est dramatique, c'est notre honneur.
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MessageSujet: Re: ALERTE AU 19 MARS !!   Jeu 18 Oct 2012 - 12:16


" Le 19 mars, un déni de mémoire ", par le général Henry-Jean FOURNIER

La date de la commémoration de la fin de la guerre d'Algérie, ...

...comme l'appellation elle-même de cette « guerre », longtemps considérée seulement comme « les événements d'Algérie », a aussi longtemps fait débat en France, jusqu'à la décision prise par le Président de la République d'adopter la date du 5 décembre pour la journée nationale d'hommage aux morts de la guerre d'Algérie et des opérations au Maroc et en Tunisie[2].
Le choix de cette date a été le fruit du travail d'une commission, présidée par le Professeur FAVIER, de l'Institut et réunissant les douze associations les plus représentatives d'Anciens Combattants de toutes les guerres pour proposer une date commune. Après discussion et un vote démocratique, 10 associations (représentant 800 000 adhérents[3]) ont opté pour le 5 décembre, date à laquelle avait été inauguré, en 2002, le Mémorial A.F.N. du Quai Branly.
Le 5 décembre 2002, en effet, toutes les associations et fédérations étaient présentes, dans une même communion d'esprit, autour du seul souvenir de ceux qui avaient donné leur vie au service de la Patrie au cours de cette période des combats d'A.F.N.
La volonté d'apaiser les débats se manifestait ainsi dans un jour qui rassemble, exempt de toute considération politique, philosophique ou religieuse et respectant les sensibilités de chacun. Il ne s'agissait ni de commémorer une date, ni de célébrer une victoire ou de pleurer une défaite, mais tout simplement d'honorer ce jour là, sur l'ensemble du territoire national la mémoire de ceux qui, indépendamment de leurs propres convictions, avaient disparu dans ces combats et ces événements.
On peut certes contester le choix du 5 décembre, mais on ne peut refuser à cette date l'avantage d'être neutre et uniquement tournée vers l'hommage aux morts.
Cependant, malgré la quasi unanimité recueillie autour de ce choix, une association continue de militer pour que ce soit à la date du 19 mars que soit célébrée la mémoire des morts en Algérie.
La date du 19 mars est celle du cessez-le-feu décidé, en 1962, lors des entretiens entre le gouvernement français et des représentants du Front de Libération Nationale algérien, à Evian.

C'est là que commence toute une série de malentendus.....
Le premier malentendu tient au fait qu'il n'y a jamais eu d'accords officiels signés entre la France et un quelconque organisme représentant la rébellion algérienne :

1. Ce que l'on appelle « les accords » d'Evian ne porte même pas ce nom dans le document d'origine établi à Evian : les conclusions des entretiens qui se sont déroulés à Evian portent le nom de « déclarations »
2. Cette absence de référence à tout accord de type diplomatique ne confère à ces déclarations aucune valeur juridique au plan international et laissait, d'emblée, la porte ouverte à toutes les remises en cause, puisqu'il ne s'agissait que de déclarations d'intentions.
3. Ces « déclarations » ont d'ailleurs été immédiatement rejetées par les instances dirigeantes de la rébellion, qui ont désavoué les représentants qu'elles avaient elles-mêmes déléguées à Evian.
4. En l'absence de toute portée juridique, les conclusions des négociations d'Evian n'ont jamais pu être utilisées par la France et ses ressortissants vis-à-vis de la juridiction internationale pour faire respecter les clauses essentielles prévues (telles que, par exemple, les droits de propriété des européens d'Algérie, la participation d'européens aux affaires publiques, la parité de la mise en valeur du sous-sol saharien, l'usage de la langue française, etc...)
La mise en œuvre des « déclarations d'Evian » a donc été effectuée de manière strictement unilatérale, par la France seule, sans partenaire.
Ce fut notamment le cas de ce que l'on a appelé le " cessez-le-feu ".


Le second malentendu est en effet la notion de « cessez-le-feu » décrété à partir du 19 mars 1962.
Dans une guerre « normale », cette décision, qui s'apparente à la notion d'armistice entre deux belligérants, est appliquée sur le champ de bataille par les troupes en présence et conduit à une interruption des combats et à la mise en œuvre d'un certain nombre de procédures, permettant notamment de préserver les populations. Cette situation débouche ensuite soit sur la reprise des combats en cas de désaccord entre les diplomates négociant la fin du conflit, soit sur un accord de paix entre les parties.
Dans le cas de l'Algérie, la situation était fort différente de cette procédure : la guerre n'en était pas vraiment une et l'adversaire n'avait pas d'existence internationale légale. En outre, compte tenu du caractère même de la « guerrilla », l'ennemi sur le terrain n'obéissait à aucun commandement capable de faire appliquer un tel cessez-le-feu, d'autant plus qu'à l'époque, les combats étaient devenus rares, en raison de la mise hors-de-combat, précisément, de la plupart des rebelles, sur le territoire des départements d'Algérie.
Le cessez-le-feu ne fut donc mis en œuvre que par le commandement français, qui l'imposa à ses troupes, avec toute la rigueur d'une organisation militaire conventionnelle. L'armée française reçut l'ordre de s'enfermer dans ses cantonnements et de n'intervenir qu'en cas de légitime défense d'elle-même.
Le cessez-le-feu fut donc strictement unilatéral et les « combattants de la onzième heure du F.L.N. » eurent alors les mains libres pour se livrer à une application particulière d'un cessez-le-feu, non validé par les instances dirigeantes de la rébellion, réfugiées à Tripoli.
La date du 19 mars 1962 a donc été le signal d'une période particulièrement douloureuse de la tragédie algérienne, puisqu'il y a eu, à partir de cette date et jusqu'à l'exode total des Européens d'Algérie, plus de victimes, (d'origine européenne ou algérienne) que durant toute la guerre. Assassinats et enlèvements, qui avaient été pratiquement éradiqués, ont connu une virulence accentuée par la sauvagerie et le caractère irrationnel des actes commis. Aujourd'hui encore, de nombreuses familles de pieds-noirs ne savent toujours pas ce que sont devenus ceux des leurs qui ont été enlevés à ce moment-là et qui ont été estimés à plus de 3000 personnes (contre 2788 tués et 875 disparus pour la période 1954-1962).
En ce qui concerne les harkis, qui avaient le statut légal de supplétifs de l'armée française, on évalue le nombre de leurs morts, dans des conditions particulièrement atroces (égorgements, ébouillantements, écorchages vivants, émasculations, etc....) à un chiffre officiel compris entre 60 et 70 000 victimes, massacrées sous les yeux de l'armée française dans les rangs de laquelle ils combattaient quelques semaines avant.
Sans parler des populations d'origine algérienne qui s'étaient engagées aux côtés de la France et qui ont également été impitoyablement massacrées dans leurs douars, au fond des montagnes, sans que l'on puisse avancer un chiffre qui ferait sans doute horreur.
Enfin, et ce n'est pas le moindre fait au regard de la démarche de mémoire que recherchent aujourd'hui les Anciens Combattants de cette époque, la Direction de la Mémoire, du Patrimoine et des Archives (DMPA) du ministère de la Défense a recensé 386 militaires français ayant trouvé la mort après le 19 mars 1962 et pas seulement dans des accidents en service.

Le troisième malentendu est d'origine plus récente, car, dans l'imaginaire populaire français, qui ne connaît pas vraiment l'histoire de cette période, on a facilement tendance à placer la commémoration de la fin de la guerre d'Algérie au même niveau aue l'armistice du 11 novembre 1918 (qui a été demandé par l'adversaire en raison de la victoire, sur le terrain, des troupes alliées) ou que la Victoire du 8 mai 1945 (qui a été imposée par les Alliés à l'Allemagne totalement vaincue).
Il est bien compréhensible, en effet, que les deux millions de jeunes Français qui ont été envoyés défendre les couleurs de la France en Algérie veuillent aujourd'hui commémorer la fin d'un événement qui a marqué leur jeunesse.
Mais, après avoir vécu une guerre qui n'a jamais voulu dire son nom, pourquoi faut-il qu'une minorité d'entre eux, certes organisés en une fédération très active, qui occupe puissamment l'espace politico-médiatique, mais qui demeure minoritaire, choisisse une date célébrant un faux armistice ?
Pourquoi faut-il, après avoir inutilement sacrifié une partie de leur jeunesse, qu'ils sacrifient aujourd'hui leur honneur en commémorant un faux anniversaire ?

La date du 5 décembre n'est sans doute pas très heureuse, mais elle a le mérite de se vouloir apaisante, quelles que soient les opinions.
S'il n'existait qu'une seule raison pour refuser la date du 19 mars, elle ferait appel à la mémoire de tous ceux qui sont tombés là bas avant le 19 mars et dont la mort n'a servi à rien. Elle ferait surtout appel à la mémoire de tous ceux qui sont morts après le 19 mars, parce que la France avait baissé les armes et les avait abandonnés à leurs tueurs.
Vouloir célébrer le 19 mars est un déni d'honneur à l'égard des premiers et un déni de mémoire à l'égard des seconds.

Henry-Jean FOURNIER
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MessageSujet: Re: ALERTE AU 19 MARS !!   Jeu 18 Oct 2012 - 15:19

Quelles consignes aurons-nous pour la 5 décembre à venir.


Citation :
La proposition de loi sera examinée par le Sénat en séance publique
le jeudi 25 octobre prochain.

Ce n'est pas encore joué, mais après la reconnaissance hier du 17 octobre 1961 par le président de tous les Français!

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MessageSujet: Re: ALERTE AU 19 MARS !!   Jeu 18 Oct 2012 - 15:43

Citation :
Le 19 mars 1962 ne marque pas la fin de la guerre. Pour certains, rapatriés et harkis, les souffrances s’amplifièrent. Il faut pourtant savoir, cinquante ans après les faits, respecter la douleur de chacun tout en recherchant l’apaisement et, surtout, le meilleur moyen d’assurer la transmission aux générations futures du souvenir de ces années de guerre et de leurs dizaines de milliers de victimes.

La proposition de loi sera examinée par le Sénat en séance publique
le jeudi 25 octobre prochain.


J'ai surtout noté:"Le 19 mars 1962 ne marque pas la fin de la guerre. Pour certains, rapatriés et harkis, les souffrances s’amplifièrent. Il faut pourtant savoir, cinquante ans après les faits, respecter la douleur de chacun tout en recherchant l’apaisement et, surtout, le meilleur moyen d’assurer la transmission aux générations futures du souvenir de ces années de guerre et de leurs dizaines de milliers de victimes."

La transmission aux générations futures de mensonges.
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MessageSujet: Re: ALERTE AU 19 MARS !!   Jeu 18 Oct 2012 - 16:06

Et pour compléter les documents précédents:


Maurice Faivre, La Bataille de Paris 17 Octobre 1961

lundi 15 octobre 2012

Sous le titre :le massacre du 17 octobre 1961, un article de l’encyclopédie en ligne Wikipedia fait le point de cette bataille qui a opposé 25.000 manifestants« algériens », fermement encadrés par le FLN, à 1.658 policiers et gendarmes engagés par le préfet Maurice Papon.

Cet article affirme que 32 à 325 manifestants ont été tués, des dizaines jetés à la Seine, en particulier au pont St Michel, 11.700 interpellés et tabassés, dont un certain nombre dans la cour de la Préfecture de Police.

L’auteur se réfère essentiellement aux ouvrages de Jean-Luc Einaudi (la bataille de Paris, le Seuil, 1999), de Jean-Paul Brunet (Police contre FLN, Flammarion, 1999), de Raymond Muelle (7 ans de guerre en France, Grancher, 2001) et à l’article de Paul Thibaud dans l’Express du 11 octobre 2001. Quatre autres auteurs sont cités (Sylvie Thénault, Jim House et Neil Macmaster, Linda Amiri et Benjamin Stora) et 6 réalisateurs de films. D’emblée, on notera que le chiffre de 32 tués est celui de Brunet, et 325 celui d’Einaudi.

Il apparaît ainsi que des sources importantes sont ignorées :

- un 2° livre de JL Einaudi : Octobre 1961, un massacre à Paris, Fayard, 2001,

- un 2° livre de JP Brunet : Charonne, lumières sur une tragédie, Flammarion, 2003,

- un article du colonel Raymond Montaner : la manifestation du FLN à Paris le 17 octobre 1961, dans la revue Guerres mondiales et conflits contemporains de 2002,

- le livre de Rémy Valat : Les calots bleus et la bataille de Paris, Michalon, 2007.

- les articles de Catherine Segurane : le 17 octobre 1961 : Essai de dénombrement des morts, et La propagande à l’œuvre, dans Agoravox d’octobre 2010 .

Professeur émérite d’Histoire à l’Université de Paris IV, JP Brunet est connu comme un auteur rigoureux. Il est le seul à avoir exploité toutes les archives, en particulier de la PJ, et à en avoir fait une critique historique, ce qui n’est pas le cas d’Einaudi, ni de Paul Thibaud, ni de Sylvie Thénault. Pris à parti de façon polémique par JL Einaudi, JP Brunet a consacré deux chapitres de son 2èmelivre à la manifestation du 17 octobre. Il souligne à nouveau les violences inadmissibles [1] des policiers, confirme les vengeances exercées par des policiers « activistes », mais estime que sur 75 morts conduits à l’Institut médico-légal (IML), la majorité est imputable au FLN.

Examinant cas par cas la liste des 325 noms, il confirme son évaluation de 32 tués : 14 certains [2], 8 vraisemblables, 4 probables et 6 possibles. Il avait précisé dans l’Histoire d’octobre 2001 : 30 morts en comptant large. Dans son Histoire de la guerre d’Algérie (1992), Benjamin Stora corrige son évaluation de centaines de victimes, et ne parle plus que de dizaines.

JP Brunet estime que les 246 morts signalés par Geronimi, correspondent aux 308 cadavres (dont 60 douteux) examinés à l’IML en 1961 : 141 sont enregistrés avant le 17 octobre, et 72 après le 19. Il en est de même des 109 décès du Service des successions musulmanes, dont 55 ont eu lieu avant le 17 octobre, et 22 sans date de décès déterminée. Dans son mémoire de maîtrise, Pierre Brichard, qui a étudié les listes de ce Service, en attribue une trentaine à la répression policière. Le séminariste Grange ne confirme pas la mort des neuf corps couchés à l’entrée du Palais des sports, et Linda Amiri, ayant eu accès aux archives de la Fédération de France du FLN, dément le matraquage des détenus dans la cour de la Préfecture de Police (ce que confirme Montaner).

Une seule noyade, au pont St Michel, a fait l’objet d’un constat. Au total, en septembre et octobre 1961, 34 cadavres ont été retirés de la Seine et des canaux, qui ne paraissent pas imputables à la répression de la manifestation. Vidal-Naquet reconnaît que le FLN n’hésitait pas à tuer et à jeter des cadavres dans la Seine.

Le professeur Brunet dénonce dans l’exploitation de cette affaire un mythe forgé pour les besoins d’une cause militante. Admirateur de Mao et de Pol Pot, l’historien du dimanche Einaudi se révèle un hagiographe du FLN, mouvement à visées totalitaires. On pourrait en dire autant d’autres auteurs.

Catherine Segurane observe les moyens employés pour faire croire à des centaines de meurtres :

- - jouer sur les dates en ajoutant au 17 octobre les mois d’octobre et novembre,

- - prétendre à un grand nettoyage destiné à faire disparaître les preuves,

- - présumer la culpabilité des policiers,

- - inventer des légendes d’épouvante de la population.

Un des premiers instruments de cette mythologie macabre est un tract anonyme du 31 octobre attribué à un groupe de policiers républicains, qui rappelle les procédés du parti communiste et de la CGT. On y évoque les cadavres jetés dans la Seine, les pendus du bois de Vincennes et les Algériens arrosés d’essence et brûlés. D’autres bobards citent les fosses communes imputées à la police, les enterrements clandestins par la famille, les corps jetés par avion dans la mer.

Historien de la guerre d’Algérie, vice-président de la Commission française d’histoire militaire, il me semble qu’il faut replacer cette bataille dans la stratégie générale du FLN, qui après avoir perdu les batailles d’Alger et des frontières, et se sentant humilié par les fraternisations de mai 1958, a décidé le 28 août 1958 de transporter la guerre en territoire français, et ordonné à ses commandos de combattre furieusement l’ennemi.

Cette décision faisait suite à la volonté, proclamée dès 1955, d’exterminer les messalistes, considérés comme des traîtres, en Algérie et en métropole [3]. Ces deux décisions se sont traduites par le massacre en métropole d’au moins 3.957 nord-africains, 150 Européens, 16 militaires et 53 policiers (le Monde du 20 mars 1962), auxquels s’ajoutent 48 harkis. Ces actions terroristes expliquent, sans les excuser, l’exaspération des policiers et les excès auxquels ils se sont livrés.

Quant à la décision de réagir, par une manifestation pacifique, au couvre-feu imposé le 6 octobre par la Préfecture de Police, elle n’a pas été approuvée par toutes les instances du GPRA. Mohamed Harbi écrit dans le Monde du 5 février 1999 :« ce qui a joué dans le déclenchement de la manifestation du 17 octobre, ce sont plutôt des enjeux internes, voire des ambitions personnelles…On était proche de la fin…Ce sont déjà des luttes pour le pouvoir dans l’Algérie indépendante ».

Les arrestations opérées le 17 octobre avaient été précédées d’opérations de démantèlement des groupes armés du FLN en région parisienne. Selon le Service de coordination des Affaires algériennes (rapports des 1er et 4 décembre), 205 armes à feu, 8 bombes, 26 plastics, 106 grenades et obus ont été saisis en deux mois ; 91 responsables de groupes armés ont été arrêtés, 2.545 militants politiques transférés en Algérie. Les liaisons internes ont été rompues et la Fédération de France du FLN a suspendu les attentats. Pour le présent, conclut ce rapport, la bataille de Paris ne tourne pas à l’avantage du FLN.

Maurice Faivre, le 10 octobre 2011

Sur PDF et publié sur Comité de liaison (CLAN-R)

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