CHEMIN DE MEMOIRE DES PARACHUTISTES
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 SCHOENDOERFFER Pierre

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Claude Millet
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MessageSujet: Re: SCHOENDOERFFER Pierre    Ven 16 Mar 2012 - 15:02

Sans trahir le secret de la correspondance, je vous fais partager le message de notre camarade Lucien Piers:

Citation :
Salut Claude,
Sur le site je vois que certains demandent des informations concernant la date des obsèques de Pierre Schoendoerffer
LUNDI 19 MARS 2012 - 10 Heures à Saint Louis des Invalides.

Aujourd'hui 16 mars, il y a 58 ans le 6° B.P.C sautait pour la 2° fois sur Diên Biên Phu. C'est aussi un triste jour pour moi qui serais blessé pour la 2° fois et mis hors de combat en compagnie de notre ami Jean-Paul Hamel notre chef de groupe. Nous ne sommes que les deux seuls survivants sur 12. André Lepoitevin mon frère avec je faisais équipe depuis plus d'un an et nos Vietnamiens - Tran van Chuong - Nguyen van Ly - Nguyen van Bo - Nguyen van Thu - Tous seront tués sur le coup par les obus viets. Cet épisode est gravé dans ma mémoire et le restera jusqu'a mon dernier jour. Qu'ils reposent en PAIX. Lucien
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Courcelles
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MessageSujet: Re: SCHOENDOERFFER Pierre    Ven 16 Mar 2012 - 19:27

Hommage à notre grand cinéaste Pierre Schoendoerffer!
"La 317e section" film qui a hanté ma jeunesse de n'avoir pas connu cette grande épopée car à 20 ans "rien d'impossible"

Lucien Piers a écrit:
Aujourd'hui 16 mars, il y a 58 ans le 6° B.P.C sautait pour la 2° fois sur Diên Biên Phu. C'est aussi un triste jour pour moi qui serais blessé pour la 2° fois et mis hors de combat en compagnie de notre ami Jean-Paul Hamel notre chef de groupe.
Merci Lucien de nous le rappeler!


Dernière édition par Courcelles le Ven 16 Mar 2012 - 19:31, édité 1 fois
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Bertrand
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MessageSujet: Re: SCHOENDOERFFER Pierre    Ven 16 Mar 2012 - 19:30

L’adieu aux armes.
Le réalisateur et écrivain Pierre Schoendoerffer est mort tôt dans la matinée ce mercredi, à l'âge de 83 ans, à l'hôpital Percy à Clamart. Membre fondateur des César, Pierre s'était fait le témoin scrupuleux de la grandeur et de la misère des combattants.



Ce que le cinéaste met en scène, c'est le destin tragique de ces hommes de guerre, héros égarés ou "soldats perdus", frères d'armes de combats où ils sont souvent pris, non pas entre le Bien et le Mal, mais entre deux formes du Bien: la discipline et l'honneur.
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Courcelles
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MessageSujet: Re: SCHOENDOERFFER Pierre    Ven 16 Mar 2012 - 19:34

Bravo Bertrand!
Pour nous qui n'avons pas ton talent.
Merci d'immortaliser Pierre Schoendoerffer
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Camp d'Idron
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MessageSujet: Re: SCHOENDOERFFER Pierre    Ven 16 Mar 2012 - 23:47

Pensée pleine de tristesse pour notre camarade Pierre Schoendoerffer.

_________________
       
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« La France n’est plus que silence. Elle est perdue quelque part dans la nuit, tous feux éteints, comme un navire. Sa conscience et sa vie spirituelle se sont ramassées dans son  épaisseur » (Antoine de Saint-Exupéry)
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Claude Millet
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MessageSujet: Re: SCHOENDOERFFER Pierre    Sam 17 Mar 2012 - 18:32

Retrouvée au hasard des recherches par image Google

Pierre Schoendoerffer et le général Le Boudec aux Invalides le 21 septembre 2011

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Marcus
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MessageSujet: Re: SCHOENDOERFFER Pierre    Sam 17 Mar 2012 - 19:46

En académicien :



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Pérignon
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MessageSujet: Re: SCHOENDOERFFER Pierre    Sam 17 Mar 2012 - 19:58

En mai 2004, à l'occasion des cérémonies du cinquantenaire de Dien Bien Phu, Pierre Schoendoerffer recevait les insignes de commandeur de la Légion d'honneur des mains du Président de la république Jacques Chirac :

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Kéo
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MessageSujet: Re: SCHOENDOERFFER Pierre    Dim 18 Mar 2012 - 11:01

Merci Pérignon pour cette photo que je ne connaissais pas.

Site officiel 1er RCP
Décès de Pierre SCHOENDOERFFER
Mis en ligne : 14/03/2012 16:48
Le 1er RCP a la douleur d'apprendre le décès ce matin de Pierre SCHOENDOERFFER, réalisateur et écrivain français à l'âge de 83 ans. Surnommé "la sentinelle de la mémoire" Pierre SCHOENDOERFFER a été un témoin essentiel de la Guerre d'Indochine et de la Guerre du Vietnam. Il a marqué l'histoire et le patrimoine français en laissant derrière lui une oeuvre précieuse, véritable témoignage de toute une génération.

Engagé dans le service cinématographique de l'armée, Pierre SCHOENDOERFFER fut fait prisonnier à Diên Biên Phu après avoir sauté et combattu aux côtés des parachutistes français. Grand ancien des troupes aéroportées, il a entretenu durant toute sa vie une relation étroite avec le 1er régiment de chasseurs parachutistes dont il était soldat de 1ère classe à titre honorifique.
D'abord reporter-photographe de guerre, Il s'est ensuite lancé dans le cinéma et réalisa entre autres une autobiographie, « Diên Biên Phu », basée sur son expérience en Indochine. Le film aura été réalisé avec la participation du 1er RCP.
En 2007, Pierre Schoendoerffer est retourné en Afghanistan, à l'invitation du 1er RCP, cinq décades après y avoir été amené par Joseph Kessel. Il y restera deux semaines aux côtés de ses paras français afin de témoigner dans les colonnes du Figaro du service rendu par les forces françaises positionnées à Kaboul.
L'émotion causée par la disparition de Pierre Schoendoerffer est générale au quartier capitaine Beaumont et au sein des troupes parachutistes du 1er RCP. Son "régiment de coeur" comme il aimait à le dire, présente ses sincères condoléances à sa famille et souhaite s'associer entièrement à sa peine.

source: site officiel 1er RCP
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Camp d'Idron
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MessageSujet: Re: SCHOENDOERFFER Pierre    Dim 18 Mar 2012 - 14:09

Claude Millet j'ai retrouvé cette photo Wink


Pierre Schoendoerffer et Claude Millet - Mémoire des Parachutistes cérémonie Dien Bien Phu le 7 mai 2010 à l'Etoile

_________________
       
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« La France n’est plus que silence. Elle est perdue quelque part dans la nuit, tous feux éteints, comme un navire. Sa conscience et sa vie spirituelle se sont ramassées dans son  épaisseur » (Antoine de Saint-Exupéry)
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Alerte Guépard
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MessageSujet: Re: SCHOENDOERFFER Pierre    Dim 18 Mar 2012 - 19:58

Triste nouvelle, que st Michel reçoive notre camarade.
Condoléances à sa famille.

Claude Millet tu peux être fier d'avoir eu la chance d'être au coté de Pierre Schoendoerffer notre cinéaste immortel.

De retour avec un PC, je vais pouvoir reprendre ici, le "boulot"
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Pérignon
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MessageSujet: Re: SCHOENDOERFFER Pierre    Lun 19 Mar 2012 - 0:29

Les dernières lignes de Pierre Schoendoerffer, en préface d'un livre sur les harkis:

Citation :
"On vous a abandonnés, trahis, nous la France, notre France....Vous restez fidèles à la France. Vous, les survivants, vous gardez l'espérance, et cela atténue la tache noire sur le drapeau tricolore."

A lire ici :

http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2012/03/17/les-dernieres-lignes-de-pierre-schoendoerffer-en-preface-d-u.html
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Marcus
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MessageSujet: Re: SCHOENDOERFFER Pierre    Lun 19 Mar 2012 - 12:11

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Pérignon
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MessageSujet: Re: SCHOENDOERFFER Pierre    Lun 19 Mar 2012 - 18:32





Intervention du Premier ministre François FILLON
aux obsèques de Pierre SCHOENDOERFFER
Hôtel national des Invalides
Lundi 19 mars 2012


Citation :
Il nous revient aujourd'hui l'honneur et l’émotion d'accompagner une dernière fois le
compagnon de gloire et d’infortune de ceux pour qui le drapeau justifie tous les sacrifices.
Drapeau vainqueur, drapeau vaincu, il nous revient d’accompagner une dernière fois l’homme
qui aimait les hommes engagés, ces chevaliers des ultimes combats.
D’accompagner l’homme qui discernait dans l’âme des soldats, la part de lumière et la part
d’ombre où s’entremêle la vérité de la vie et de la mort.
D’accompagner l’homme de culture au regard inspiré sur les déchirures du siècle passé.
Pierre SCHOENDOERFFER, ce sont ses propres mots, avait de toute évidence quelque chose
à dire, à nous dire.
Il fut le témoin puis le peintre des sagas lointaines et décriées.
Et toute sa vie de combattant, de reporter, d’écrivain, de cinéaste atteste l’étendue de son
talent et la profondeur de son humanisme.
S'il choisit d’abord le cinéma parce qu'il ne jugeait pas sa plume à la hauteur de son ambition,
s'il choisit d'entrer au Service cinématographique des armées parce que les portes des
producteurs restaient fermées, il fit de ces choix une vocation sublime.
Sublime car elle servait un intérêt supérieur, un intérêt qui n'était ni le sien, ni celui de la
pensée dominante, ni celui de la myopie politique qui ne sut ni éviter la tragédie des conflits
coloniaux, ni célébrer l’honneur de ceux qui en revinrent déchirés par l’épreuve.
Un intérêt qui s'incarnait alors en ces hommes et ces femmes à l'engagement sacrificiel, prêts
à mourir sur un sol qui n'était pas le leur pour ne pas trahir les couleurs qu'ils portaient.
Un intérêt qui était tout simplement celui de l'Humanité, tant le regard que Pierre
SCHOENDOERFFER portait sur ces combattants qui mouraient en héros alors qu’ailleurs on
ne croyait plus au héros, sur ces abîmes de cruauté, sur ces élans de dignité, oui, tant son
intérêt se distinguait et se distinguera toujours par sa portée universelle.
Il connaissait l'âme humaine pour l'avoir vu s'exposer là où l'horreur est la plus crue, pour
l'avoir écrite et filmée inlassablement.
Il avait mis sa sensibilité et sa subtilité au service de ceux qui chaque jour donnaient de la
destinée humaine une image héroïque et tragique à la fois.
De ses trois années de guerre en Indochine, où il partagea toutes les épreuves de ses frères
d’armes, des sauts sur Diên Biên Phu avec le 1er Régiment de chasseurs parachutistes au camp
de prisonniers, il disait qu’elles avaient de quoi remplir une vie entière.
Tant de bravoure et tant de souffrance, tant de fraternité et tant d’amis disparus, tant
d’amertume et pourtant tant d’amour pour ces terres d’Indochine : oui il y avait là de quoi
remplir une vie entière.
Mais de ces trois années, Pierre SCHOENDOERFFER fit alors une oeuvre d’art dont la lueur
scrutait le coeur battant et vacillant des hommes de devoir.
Après tout, rien ne destinait ce baroudeur, cet homme pudique, à devenir l’une des grandes
figures du cinéma français.
A l’image de Joseph KESSEL, qu’il admirait tant, il se fit pourtant le fidèle reporter des
servitudes et de la grandeur humaine.

La 317ème Section, ce film dont la puissance authentique bouleversa les tabous intellectuels et
les habitudes cinématographiques d’alors, ce film vrai, ce film qui nous plonge dans le repli
désespéré d’une unité où le destin de chaque soldat se double d’une quête personnelle, ce film
est immortel.
La 317ème Section, le Crabe Tambour, Diên Biên Phu, sont les volets magistraux de cette
oeuvre qui rendit leurs lettres de noblesse à l’engagement de nos militaires, à cette jeunesse
dont on ne dira jamais assez combien elle souffrit de l’incompréhension, du rejet et parfois de
l’oubli de certains de nos compatriotes.
Parce qu’il fut l’un des leurs, parce qu’il s’exposa aux mêmes dangers et aux mêmes
souffrances, Pierre SCHOENDOERFFER noua des liens très forts avec ses frères d’armes.
Distingué par la médaille militaire, par la croix de guerre des théâtres d’opérations extérieures
et par la croix du combattant volontaire, il devint soldat de 1ère classe d’honneur du 1er
Régiment de chasseurs parachutistes en 2006.
Pierre SCHOENDOERFFER conjuguait sa bravoure à une formidable générosité. Il entretint
des amitiés avec les plus grands, du roi du Cambodge Norodom SIHANOUK à son maître
japonais Akira KUROSAWA.
Par « plus grands », il entendait naturellement ceux qui avaient la passion de la vie et de
l’humanité, de la culture et de la création ; ceux qui étaient indéfectiblement dévoués à leurs
semblables, investis pour une cause qui les dépassait ; au fond, tous ceux qui, comme lui,
avaient quelque chose à dire.
Si profondément français, Pierre SCHOENDOERFFER avait le goût du «grand large», cet
idéal d’aventure et de liberté qui entraine les hommes là où s’engouffre le vent de l’Histoire,
là où ce vent élève les actes et les âmes par delà l’étroitesse de nos vies.
Il parcouru le monde, du Cambodge à Haïti, de l’Algérie à l’Afghanistan où il réalisa son
dernier reportage de guerre à l’âge de 79 ans.
Cet idéal, il l’a retranscrit avec fureur et mélancolie dans Le Crabe Tambour qui obtint le
grand prix du Roman de l’Académie Française.
Entre la chaleur douloureuse de l’Indochine et les glaces des grands bancs de Terre Neuve, ce
film nous emmène vers un rendez-vous impossible entre des héros blessés, écartelés entre le
passé et le présent.
En 1982, le film « l’honneur d’un capitaine » viendra sceller la quête de vérité et de justice
qui accompagne toute tragédie militaire.
« On peut toujours plus que l’on croit pouvoir » assurait le premier de ses maîtres, Joseph
KESSEL.
Nul doute que Pierre SCHOENDOERFFER fit de cet adage une exigence, une discipline de
vie qui nous laisse aujourd’hui un précieux héritage.
Bien sûr, il a filmé son époque… mais il était bien plus qu’un grand reporter ou un réalisateur
de films d’action.
Il savait révéler ses personnages de l’intérieur et sublimer leurs détresses.

En un temps où le doute gagnait la France, où l’on disait des morts qu’ils étaient morts pour «
rien », l’oeuvre de Pierre SCHOENDOERFFER apparaît, avec le recul, comme un monument
du courage français, et disons-le, du courage tout court.
Nous devons en concevoir une responsabilité pour l’avenir, car s’il est un message que nous
adresse Pierre SCHOENDOERFFER à travers son oeuvre, c’est un message d’engagement et
un appel à la plus vive conscience.
Honneur, courage, sincérité, voilà les couleurs de cette oeuvre universelle qui se mêla aux
couleurs de la France.
Cette oeuvre lui survivra car les grandeurs et les tourments qu’elle évoque sont intemporels,
mais l’homme nous manquera.
Sa noblesse manquera à tous ceux qui eurent la chance de le connaître et de partager son
parcours d’exception, elle manquera au monde de l’art et de la culture, elle manquera au
monde combattant, elle manquera à la France.
Mais ensemble, nous sommes là pour témoigner à Pierre SCHOENDOERFFER que ses frères
d’armes, ses admirateurs, ses compatriotes, ont mesuré toute l’espérance que nous offre à
jamais le souffle de sa vie.

http://www.gouvernement.fr/premier-ministre/francois-fillon-a-assiste-aux-obseques-de-pierre-schoendoerffer

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Marcus
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MessageSujet: Re: SCHOENDOERFFER Pierre    Lun 19 Mar 2012 - 19:12

Merci Pérignon!

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Marcus
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MessageSujet: Re: SCHOENDOERFFER Pierre    Lun 19 Mar 2012 - 19:17

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Claude Millet
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MessageSujet: Re: SCHOENDOERFFER Pierre    Lun 19 Mar 2012 - 19:19

Merci Marcus, merci Pérignon pour ces photos.
J'étais parti en repos la veille de l'annonce du décès, je n'ai pu assurer le reportage.
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BBL
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MessageSujet: Re: SCHOENDOERFFER Pierre    Mar 20 Mar 2012 - 10:30

Merci à tous, pour vos belles photos.
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Bertrand
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MessageSujet: Re: SCHOENDOERFFER Pierre    Mar 20 Mar 2012 - 10:39

Merci pour le reportage photos en hommage de Pierre Schoendoerffer.
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Claude Millet
Fondateur
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MessageSujet: Re: SCHOENDOERFFER Pierre    Mar 20 Mar 2012 - 11:21

Merci à Gérard Dufour qui m'adresse ce très beau reportage:




















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Pérignon
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MessageSujet: Re: SCHOENDOERFFER Pierre    Mar 20 Mar 2012 - 11:52


Crédits photo : JACQUES DEMARTHON/AFP
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Bertrand
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MessageSujet: Re: SCHOENDOERFFER Pierre    Mar 20 Mar 2012 - 12:19

Bravo à Gérard Dufour magnifique le reportage!
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MessageSujet: Pierre Schoendoerffer   Mar 20 Mar 2012 - 13:15


Voici ce que j'ai reçu:


Hôtel de Matignon – 57, rue de Varenne 75007 PARIS
PREMIER MINISTRE
___________
SERVICE DE PRESSE
Intervention du Premier ministre François FILLON
aux obsèques de Pierre SCHOENDOERFFER
Hôtel national des Invalides
Lundi 19 mars 2012

Il nous revient aujourd'hui l'honneur et l’émotion d'accompagner une dernière fois le
compagnon de gloire et d’infortune de ceux pour qui le drapeau justifie tous les sacrifices.
Drapeau vainqueur, drapeau vaincu, il nous revient d’accompagner une dernière fois l’homme
qui aimait les hommes engagés, ces chevaliers des ultimes combats.
D’accompagner l’homme qui discernait dans l’âme des soldats, la part de lumière et la part
d’ombre où s’entremêle la vérité de la vie et de la mort.
D’accompagner l’homme de culture au regard inspiré sur les déchirures du siècle passé.
Pierre SCHOENDOERFFER, ce sont ses propres mots, avait de toute évidence quelque chose
à dire, à nous dire.
Il fut le témoin puis le peintre des sagas lointaines et décriées.
Et toute sa vie de combattant, de reporter, d’écrivain, de cinéaste atteste l’étendue de son
talent et la profondeur de son humanisme.
S'il choisit d’abord le cinéma parce qu'il ne jugeait pas sa plume à la hauteur de son ambition,
s'il choisit d'entrer au Service cinématographique des armées parce que les portes des
producteurs restaient fermées, il fit de ces choix une vocation sublime.
Sublime car elle servait un intérêt supérieur, un intérêt qui n'était ni le sien, ni celui de la
pensée dominante, ni celui de la myopie politique qui ne sut ni éviter la tragédie des conflits
coloniaux, ni célébrer l’honneur de ceux qui en revinrent déchirés par l’épreuve.
Un intérêt qui s'incarnait alors en ces hommes et ces femmes à l'engagement sacrificiel, prêts
à mourir sur un sol qui n'était pas le leur pour ne pas trahir les couleurs qu'ils portaient.
Un intérêt qui était tout simplement celui de l'Humanité, tant le regard que Pierre
SCHOENDOERFFER portait sur ces combattants qui mouraient en héros alors qu’ailleurs on
ne croyait plus au héros, sur ces abîmes de cruauté, sur ces élans de dignité, oui, tant son
intérêt se distinguait et se distinguera toujours par sa portée universelle.
Il connaissait l'âme humaine pour l'avoir vu s'exposer là où l'horreur est la plus crue, pour
l'avoir écrite et filmée inlassablement.
Il avait mis sa sensibilité et sa subtilité au service de ceux qui chaque jour donnaient de la
destinée humaine une image héroïque et tragique à la fois.
De ses trois années de guerre en Indochine, où il partagea toutes les épreuves de ses frères
d’armes, des sauts sur Diên Biên Phu avec le 1er Régiment de chasseurs parachutistes au camp
de prisonniers, il disait qu’elles avaient de quoi remplir une vie entière.
Tant de bravoure et tant de souffrance, tant de fraternité et tant d’amis disparus, tant
d’amertume et pourtant tant d’amour pour ces terres d’Indochine : oui il y avait là de quoi
remplir une vie entière.
Mais de ces trois années, Pierre SCHOENDOERFFER fit alors une oeuvre d’art dont la lueur
scrutait le coeur battant et vacillant des hommes de devoir.
Après tout, rien ne destinait ce baroudeur, cet homme pudique, à devenir l’une des grandes
figures du cinéma français.
A l’image de Joseph KESSEL, qu’il admirait tant, il se fit pourtant le fidèle reporter des
servitudes et de la grandeur humaine.

La 317ème Section, ce film dont la puissance authentique bouleversa les tabous intellectuels et
les habitudes cinématographiques d’alors, ce film vrai, ce film qui nous plonge dans le repli
désespéré d’une unité où le destin de chaque soldat se double d’une quête personnelle, ce film
est immortel.
La 317ème Section, le Crabe Tambour, Diên Biên Phu, sont les volets magistraux de cette
oeuvre qui rendit leurs lettres de noblesse à l’engagement de nos militaires, à cette jeunesse
dont on ne dira jamais assez combien elle souffrit de l’incompréhension, du rejet et parfois de
l’oubli de certains de nos compatriotes.
Parce qu’il fut l’un des leurs, parce qu’il s’exposa aux mêmes dangers et aux mêmes
souffrances, Pierre SCHOENDOERFFER noua des liens très forts avec ses frères d’armes.
Distingué par la médaille militaire, par la croix de guerre des théâtres d’opérations extérieures
et par la croix du combattant volontaire, il devint soldat de 1ère classe d’honneur du 1er
Régiment de chasseurs parachutistes en 2006.
Pierre SCHOENDOERFFER conjuguait sa bravoure à une formidable générosité. Il entretint
des amitiés avec les plus grands, du roi du Cambodge Norodom SIHANOUK à son maître
japonais Akira KUROSAWA.
Par « plus grands », il entendait naturellement ceux qui avaient la passion de la vie et de
l’humanité, de la culture et de la création ; ceux qui étaient indéfectiblement dévoués à leurs
semblables, investis pour une cause qui les dépassait ; au fond, tous ceux qui, comme lui,
avaient quelque chose à dire.
Si profondément français, Pierre SCHOENDOERFFER avait le goût du «grand large», cet
idéal d’aventure et de liberté qui entraine les hommes là où s’engouffre le vent de l’Histoire,
là où ce vent élève les actes et les âmes par delà l’étroitesse de nos vies.
Il parcouru le monde, du Cambodge à Haïti, de l’Algérie à l’Afghanistan où il réalisa son
dernier reportage de guerre à l’âge de 79 ans.
Cet idéal, il l’a retranscrit avec fureur et mélancolie dans Le Crabe Tambour qui obtint le
grand prix du Roman de l’Académie Française.
Entre la chaleur douloureuse de l’Indochine et les glaces des grands bancs de Terre Neuve, ce
film nous emmène vers un rendez-vous impossible entre des héros blessés, écartelés entre le
passé et le présent.
En 1982, le film « l’honneur d’un capitaine » viendra sceller la quête de vérité et de justice
qui accompagne toute tragédie militaire.
« On peut toujours plus que l’on croit pouvoir » assurait le premier de ses maîtres, Joseph
KESSEL.
Nul doute que Pierre SCHOENDOERFFER fit de cet adage une exigence, une discipline de
vie qui nous laisse aujourd’hui un précieux héritage.
Bien sûr, il a filmé son époque… mais il était bien plus qu’un grand reporter ou un réalisateur
de films d’action.
Il savait révéler ses personnages de l’intérieur et sublimer leurs détresses.

En un temps où le doute gagnait la France, où l’on disait des morts qu’ils étaient morts pour «
rien », l’oeuvre de Pierre SCHOENDOERFFER apparaît, avec le recul, comme un monument
du courage français, et disons-le, du courage tout court.
Nous devons en concevoir une responsabilité pour l’avenir, car s’il est un message que nous
adresse Pierre SCHOENDOERFFER à travers son oeuvre, c’est un message d’engagement et
un appel à la plus vive conscience.
Honneur, courage, sincérité, voilà les couleurs de cette oeuvre universelle qui se mêla aux
couleurs de la France.
Cette oeuvre lui survivra car les grandeurs et les tourments qu’elle évoque sont intemporels,
mais l’homme nous manquera.
Sa noblesse manquera à tous ceux qui eurent la chance de le connaître et de partager son
parcours d’exception, elle manquera au monde de l’art et de la culture, elle manquera au
monde combattant, elle manquera à la France.
Mais ensemble, nous sommes là pour témoigner à Pierre SCHOENDOERFFER que ses frères
d’armes, ses admirateurs, ses compatriotes, ont mesuré toute l’espérance que nous offre à
jamais le souffle de sa vie.
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MessageSujet: Re: SCHOENDOERFFER Pierre    Mar 20 Mar 2012 - 13:58

Cérémonie Invalides 19 mars 2012 Pierre Schoendoerffer
merci les amis pour toutes ces photos et à Alain Hautrive pour l'intervention du ministre!
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MessageSujet: Re: SCHOENDOERFFER Pierre    Mar 20 Mar 2012 - 20:59

Bonsoir,
Merci pour les photos.

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« A la Grèce, nous devons surtout notre raison logique. A Rome, nos maximes de droit et de gouvernement. Mais à l'Evangile nous devons notre idée même de l'homme. Si nous renions l'Evangile, nous sommes perdus. » Maréchal de Lattre de Tassigny (mort le 11 janvier 1952).
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MessageSujet: Re: SCHOENDOERFFER Pierre    

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SCHOENDOERFFER Pierre
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