Bravo le Major !
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> 12 janvier 2012
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> Mes chers médias.
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> Et, ayant écouté les infos de 20 h 00 sur France2, je m'adresse
> particulièrement à Monsieur David Pujadas.
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> Tout d'abord, je comprends parfaitement votre émotion devant la mort d'un
> des vôtres, et compatis volontiers à votre peine et m'incline devant la
> douleur que provoque cette disparition soudaine.
>
> Je la partage d'autant plus que depuis des mois je ressens la même peine à
> chaque fois que j'apprends la mort au combat d'un de mes jeunes camarades
> soldats. D'un de ceux qui sont tombés au champ d'honneur sans faire de bruit
> au service de notre pays, de notre Patrie à l'ombre de notre drapeau.
>
> Cela dit, je trouve profondément indécent que vous fassiez la une de votre
> journal de 20 h, ce 11 janvier 2012, sur cette disparition, dramatique, en
> nous assommant avec les témoignages de ses camarades. De leurs commentaires
> dithyrambiques. Ils sont certainement mérités et, peut-être, en deçà de la
> vérité. Du rappel de sa carrière de ses qualités humaines et
> professionnelles.
>
> Pourtant, je ne peux que m'étonner de ce battage médiatique sur une mort
> brutale, mais sommes toutes, dramatiquement normale et tristement banale. Je
> vous reproche de faire de cette mort une mort particulière en faisant de
> votre confrère un martyr de l'information durant plus de vingt minutes, à
> une heure de grande écoute, alors que vous ne rendiez compte de la mort d'un
> de nos soldats, qu4après des grands titres, parfois oiseux, durant HUIT
> ridicules petites secondes.
>
> Ainsi, force m4est de constater que la vie d4un journaliste, aussi bon
> soit-il, a beaucoup, beaucoup plus d4importance a vos yeux que celle d'un
> soldat au service de sa Patrie.
>
> J4étais déjà révolté lorsque vous avez eu l4outrecuidance de faire la fête
> pour le retour de vos deux imbéciles qui étaient allez, de leur propre
> initiative, apporter le soutien des journalistes de gauche aux talibans, et
> qui sont responsables de la mort de soldats qui, à cause deux, ont été
> exposés anormalement aux coups mortels de nos adversaires.
>
> Je suis également révolté lorsque vous annoncé, toujours lors d'un journal
> de 20h00, la mort d'un de vos collègues de travail décédé dune longue
> maladie alors que vous ne vous êtes pas étendu sur la disparition du dernier
> de nos grands soldats qu'était le général BIGEARD. Nous aussi nous avons des
> camarades qui disparaissent après avoir lutté contre un cancer et nous ne
> l4annonçons pas sur les ondes des chaines que nous payons.
>
> Voyez-vous, nous soldats, nous pleurons la disparition de nos frères dans la
> dignité, dans le silence de nos cœurs meurtris, dans le respect du sacrifice
> qu'ils ont acceptés de faire pour que VOUS, journalistes, puissiez vivre et
> exercer votre métier en toute liberté.
>
> Il est profondément indécent que vous étaliez vos états d'âmes au vu et su
> de tous. Que vous mettiez en avant les risques de votre métier et les
> présentiez comme des risques exceptionnels. Ce n'est pourtant, qu'un
> dramatique mais banal accident de travail.
>
> En effet, il y a une différence fondamentale entre la mort de votre
> journaliste et la mort au combat. Un reporter de guerre qui meurt dans
> l'exercice de son métier, meurt pour que l'information nous arrive. C'est
> beaucoup pour l'information, je vous l'accorde sans arrière pensée mais
> c'est bien peu pour une Nation. Si nous n'avions pas cette information, cela
> ne remettrait pas en cause notre société, notre liberté, notre civilisation.
>
> En revanche, la mort au combat de nos soldats est toujours une mort qui est
> consentie pour que nous restions LIBRES. Pour que les valeurs, héritées de
> nos pères au siècle dernier, de nos aïeux en 1789, de nos ancêtres en 732,
> soient transmises et que notre civilisation perdure.
>
> Je suis triste de la mort de cet homme qui laisse femme et enfants et, le
> chrétien que je suis, déplore toujours la perte dune vie humaine car elle
> est, par essence, profondément injuste.
>
> Je pense, et j'en terminerais là, que vous vous trompez de guerre. Ce n'est
> pas en Syrie qu'il faut que vos grands reporters agissent, mais chez nous.
>
> Vous ne rendez pas compte de la guerre qui s installe dans notre pays et
> vous en taisez les combats qui ne vous servent pas. Je n'en veux pour preuve
> parmi d'autres, que celles que vous pouvez connaitre en suivant ces liens
> et en visionnant le clip joint:
>
>
http://www.lavoixdunord> fr/Locales/Dunkerque/actualité/Secteur_Dunkerque/2012/01/06/article_le-feu-a-
> etruit-l-interieur-de-l-eglise.shtml
>
>
http://www.afriquejet> com/explosion-de-leglise-sainte-therese-au-nigeria-2011122530373.html
>
>
http://www.dailymotion> com/video/xnibye_nouvelle-preuve-de-courage-du-maire-de-marignane_news
>
>
http://www.capital> fr/enquêtes/dérapages/l-incroyable-derive-financiere-de-la-mairie-de-paris-54
> 730
>
> En conclusion monsieur Pujadas, je pense que vous nêtes pas un bon
> journaliste. Vous faites trop ressortir votre sensibilité politique en
> souhaitant, durant un 20h00, à Madame Brochen/Aubry d'être présidente de la
> République. En vous faisant le complice dune falsification, grotesque, d'un
> texte par Mademoiselle Fourest lors de votre émission « des paroles et des
> actes » avec Marine Le Pen. Pour ne citer que ces deux exemples.
>
> Vous n'êtes pas objectif, vous n'êtes pas un vrai journaliste. Vous usez de
> votre position pour abuser et imposer aux français des sujets qui ne les
> intéressent pas en utilisant des moyens que vous reprochez à vos adversaires
> d'utiliser. C'est détestable.
>
> Ayez monsieur, si possible, plus de respect pour votre beau métier cela
> ferait du bien à la France….
>
> Croyez, monsieur Pujadas, en l'expression des meilleurs sentiments
> démocratiques d'un vieux soldat profondément attaché à la justice et à
> l'honnêteté.
>
> Major (er) …
>
> DUCLOS Gérard
>
>
dcsgerd@gmail.com