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 L'armée de terre tente d'éviter le décrochement stratégique

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tango uniforme
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MessageSujet: L'armée de terre tente d'éviter le décrochement stratégique   Mer 21 Déc 2011 - 23:34

Un renvoi de Jacques Torres qui mérite notre attention

---------- Message transféré ----------
De : Christian Birault
Date : 16 décembre 2011 06:55
Objet : Fw: Armée Française
À :



L'armée de terre tente d'éviter le décrochement stratégique

Une Europe atone, une Amérique qui s'éclipse, toujours autant de guerres et une crise financière qui menace d'amputer à nouveau le budget de la Défense. C'est l'équation, a priori insolvable, sur laquelle ont planché cet automne les experts chargés de réviser le Livre blanc sur la défense de 2008, document stratégique de la France pour les prochaines années. C'est aussi l'énigme qu'a essayé de résoudre lundi l'armée de terre, à l'occasion d'un colloque du Centre de doctrine d'emploi des forces (CDEF) consacré aux futures guerres des années 2020 et aux capacités qui permettront - ou non - aux forces terrestres d'y répondre.
Dans l'histoire des guerres, les exemples de «myopie» stratégique ne manquent pas. En juillet 1914, Aristide Briand avait affirmé que les Allemands ne déclareraient jamais la guerre à la France… La veille de la guerre du Kippour, en 1973, Golda Meir, premier ministre israélien, dénonçait l'absurdité de ceux qui pensaient que les pays arabes pourraient franchir le canal de Suez… En citant ces deux perles historiques, le général Didier Castres, sous-chef d'état-major Opérations à l'état-major des armées, rappelle l'importance du concept de «surprise stratégique» dans les relations internationales.

«La guerre ne va pas s'arrêter», préviennent les responsables de l'armée de terre. Même si les Français ont entamé leur retrait d'Afghanistan, l'exemple libyen, les révolutions arabes et l'évolution du contexte stratégique vont maintenir les armées françaises sous pression. Contre terrorisme, contre insurrection, conflits de haute intensité… «Nos prochains engagements sont imprévisibles. Mais il est certain que les intérêts de la France dépassent le continent européen et le pré carré africain», commente Etienne de Durand, directeur du centre des études de sécurité de l'Institut français des relations internationales (IFRI).

Nouveaux risques
Le général Castres identifie trois «zones de crise» particulièrement sensibles pour la France. La rive sud de la Méditerranée, avec la longue et dangereuse période de recomposition qui s'annonce et la poursuite possible de l'effet domino des révolutions arabes. La modification de l'environnement sécuritaire d'Israël, déstabilisée par les changements dans le monde arabe et l'intransigeance iranienne. Enfin, le territoire national, sur lequel les militaires seront plus souvent appelés à intervenir, notamment en raison des changements climatiques.

Contraintes à couvrir un spectre de crises très large, les armées françaises doivent aussi tenir compte de l'évolution du caractère de la guerre et des réponses de leurs adversaires, qui utilisent de vieilles tactiques - engins explosifs - ou les techniques modernes - internet - pour s'adapter et réduire l'avance technologique des Occidentaux.

Face à ce nouvel environnement stratégique, la France doit faire face à un délitement relatif de ses alliances. Eux aussi confrontés à des restrictions budgétaires, prenant acte du basculement de puissance vers l'Orient et l'Asie, les Etats-Unis envisagent désormais, selon les mots d'Etienne de Durand, une «présence à éclipses» auprès de leurs alliés européens. Alors que le budget de la Défense chinois a augmenté de 189% ces dix dernières années, les vieux pays européens ont amputé le leur. Avec la crise, de nouveaux risques pèsent sur les armées, notamment françaises et britanniques.

«Les missions opérationnelles vont rester les mêmes. Les armées françaises seront sans doute soumises à de nouvelles restrictions. Or, les équipements, très consommateurs de nouvelles technologies, coûtent de plus en plus cher. Nous risquons un décrochement stratégique», prévient le général Bernard Guillet, sous-chef d'état major de l'armée de Terre en charge des Programmes. La situation a rarement été si tendue. «Nous vivons une situation de paradoxe: dans ce monde instable, les ambitions de la France vont plus que jamais s'opposer aux pressions comptables et économiques», résume le chef d'état-major de l'armée de terre (CEMAT), le général Bertrand Ract-Madoux.

L'armée de terre, dont le format a déjà été réduit, craint pour son avenir. «Il nous faut absolument garder un volume de forces conséquent. Nos forces sont déjà bien modestes pour un pays de 68 millions d'habitants comme la France», ajoute le général Ract-Madoux. Dans les milieux contraignants dans lesquels elles évoluent, les forces terrestres françaises (environ 120.000 hommes), que l'on prépare à des combats «plus durs et plus dispersés», ont pour l'instant réussi à conserver leur savoir-faire. Mais pour combien de temps, alors qu'on sait qu'il avait fallu trois semaines et 45.000 hommes aux forces américaines pour reprendre la ville irakienne de Falloujah aux islamistes en 2004. «Nous avons une armée de terre de poche, qui correspond à celle de Mazarin», prévient Etienne de Durand.

Or, comme le rappelle le CEMAT, «la guerre sans hommes sur le terrain demeure une utopie. Toute crise commence et se termine à terre». Il serait illusoire, préviennent les chefs militaires, de penser, en partant de l'exemple libyen, que les armées pourront compenser leurs faiblesses grâce à l'arme aérienne. «Aucune guerre ne ressemble à la précédente», poursuit le Cemat.

Pour résoudre l'équation, les chefs de l'armée de terre proposent des pistes. La première consiste à travailler davantage en coalition et à s'associer avec les plus proches alliés européens. La seconde, plus technique, est le programme Scorpion, qui vise à moderniser et à remettre à niveau les unités de combat des forces terrestres tout en réalisant des économies d'échelle.


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le 6
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MessageSujet: Re: L'armée de terre tente d'éviter le décrochement stratégique   Jeu 22 Déc 2011 - 10:01


Merci " TU " pour le transfert de cette analyse au combien pertinente ...

- < les ambitions de la France vont plus que jamais s'opposer aux pressions comptables et économiques> ...

- < Nous avons une armée de terre de poche, qui correspond à celle de Mazarin», prévient Etienne de Durand. > ...
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ROUGE1
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MessageSujet: Re: L'armée de terre tente d'éviter le décrochement stratégique   Jeu 22 Déc 2011 - 11:49

Ce renvoi mérite bien notre attention, Merci Tango Uniforme!
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Marcus
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MessageSujet: Re: L'armée de terre tente d'éviter le décrochement stratégique   Jeu 22 Déc 2011 - 14:25

Le contenu de cet exposé est à prendre en compte en y ajoutant la "défense du territoire", concept qui semble complétement obsolète!

Tout le monde sait que la base de l'action est le renseignement, tout le monde sauf nos politiques qui depuis des décennies abandonnent des pans entiers de notre république que ce soit les cités urbaines, mais aussi les campagnes!
La diminution des effectifs de gendarmerie en zone rurale et la modification des missions de celles-ci en "répression" font que des zones complètes de milliers d'hectares ne sont plus visitées par les gendarmes ( avec toutes le conséquences possibles que je vous laisse imaginer)!! Dans ma commune le maire n'a pas vu les gendarmes pour autres choses que quelques soucis ponctuels de voisinage depuis plus de dix ans!
Quels sont les nouveaux résidents, que font-ils, qui passe, etc , cela n'intéresse plus!
Les anciens militaires ne sont pas connus (ou simplement par relation directe avec un gendarme lors d'un contrôle inopiné), le relais qu'ils constituaient est ignoré et n'intéresse pas la hiérarchie qui privilégie les statistiques éléments primordiaux de leur évaluation.
Nous sommes dans une situation intérieure inquiétante qui n'est pas prise en compte à sa juste mesure!
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MessageSujet: Re: L'armée de terre tente d'éviter le décrochement stratégique   

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