Dès son arrivée, Jean-Pierre est confronté à l’épreuve du saut en parachute après quinze jours d’un entraînement sévère qui impose à tous les stagiaires, quel que soit leur grade, l’acquisition des mêmes gestes, des mêmes réflexes pour « passer la porte » et atterrir dans de bonnes conditions. Jean-Pierre est à l’aise, sa forme physique est excellente et son
désir d’action, depuis longtemps réprimé, enfin satisfait. Cela lui permet de se jouer des difficultés moins faciles à surmonter pour d’autres.
Il a toujours été insensible aux vertiges et retrouve quelques-unes des sensations ressenties à Nevers au cours de certains exploits sportifs de son adolescence. A l’époque, il savait fort bien prendre des risques spectaculaires mais calculés. A Philippeville, le spectacle est absent;
reste la victoire sur soi-même…se jeter dans le vide n’est pas un geste ordinaire mais il est sans risque lorsque la leçon a été bien apprise. Il n’en éprouve pas moins, comme les autres, une réelle satisfaction après chaque saut réussi. Après un entraînement sans histoire,
il effectue les six sauts règlementaires depuis un JU 52 et reçoit le brevet n°31.938.
Il effectuera deux sauts supplémentaires d’entraînement en septembre et en octobre avant le départ pour l’Extrême-Orient.

Mais pour Jean-Pierre,
le parachute doit rester un moyen de transport original permettant la mise en place chez l’ennemi, de préférence par surprise, de combattants déterminés, rompus à toutes les formes du métier des armes.
Source:LNT-COL Jean-Pierre "Soldat de légende"
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1er RCP - 257.174