CHEMIN DE MEMOIRE DES PARACHUTISTES
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 LA FORMATION...

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RAGUS60
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MessageSujet: LA FORMATION...   Mar 18 Oct 2011 - 12:05

Bonjour à tous,

Comme le sujet de ce forum est pointu et sensible et qu'il vaut mieux "rester dans les clous", je me contente de vous retranscrire, mot pour mot, le texte que l'on trouve dans l'excellent livre de Philippe POULET, "Forces Spéciales Terre"...


LA FORMATION


Dans un premier temps l’E.T.A.P. de Pau délivre un brevet « élémentaire » de parachutiste militaire, après une formation de base de six sauts en Ouverture Automatique dont, un de nuit, un avec l’ouverture du parachute de secours et un « en charge » avec une « gaine » constituant le paquetage de combat.
Ce brevet atteste que le militaire peut être mis en place sur un théâtre d’opération par aérolargage.

Après quelques années de services et une trentaine de sauts « régimentaires » en ouverture automatique, le parachutiste peut postuler au stage G.C.P. (Groupement de Commandos Parachutistes). En complément de sauts très spécifiques : 50 sauts en charge, des sauts de nuit et des infiltrations Sous Voile, le candidat doit aussi réussir les stages Commando, niveau 1 et 2 au Centre Commando de Mont-Louis. Le stage spécifique de chuteur opérationnel dure ensuite 3 mois.

Après une dizaine d’années de carrière, le chuteur OPS peut ensuite s’inscrire à la formation S.O.T.G.H.
Cela nécessite d’excellentes bases de chuteurs, mais également une aptitude médicale a supporter l’inhalation d’oxygène pur. Des tests en caisson sont donc effectués dans divers centres médicaux de l’armée dont le plus connu est celui du Centre d’Essai en Vol de Btétigny-sur-orge dans le sud de la région Parisienne.
La formation spécifique S.O.T.G.H. est ensuite dispensée soit à l’E.T.A.P. soit en interne au sein du C.O.S. (Commandement des Opérations Spéciales) mais de toute façon la validation ne sera effectuée qu’à l’E.T.A.P.

Amitiés parachutistes
RAGUS60


Dernière édition par RAGUS60 le Mar 18 Oct 2011 - 20:53, édité 2 fois
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MessageSujet: LES CHUTEURS OPERATIONNELS...   Mar 18 Oct 2011 - 17:07

Bonjour à tous,

Comme le sujet de ce forum est pointu et sensible et qu'il vaut mieux "rester dans les clous", je me contente de vous retranscrire, mot pour mot, le texte que l'on trouve dans l'excellent livre du Lieutenant Benard-Crozat, "E T A P", aux éditions Crépin-Leblond.


LES CHUTEURS OPÉRATIONNELS

Le stage de chuteur opérationnel dure 14 semaines et il est divisé en quatre parties bien distinctes. La première est consacrée à une phase d’évaluation technique de chaque stagiaire en saut à ouverture commandée individuel qui comprend 3 à 5 sauts d’évaluation de la maitrise de la chute libre et du pilotage sous voile et 6 à 8 sauts de position rapprochée de sécurité (PRS). La PRS consiste à faire chuter un stagiaire à proximité d’autres chuteurs afin qu’il maitrise tous les déplacements latéraux et verticaux dans le but d’éviter un contact violent à grande vitesse au cours de la phase de chute libre.

Après cette phase individuelle et essentiellement technique (environ 15 jours), le stagiaire « chut ops » va débuter une phase opérationnelle. En commençant, tout d’abord, par l’instruction au pliage sur le parachute d’arme G9. A partir de ce moment là et jusqu’à la fin de son stage, chaque stagiaire réalisera tous ses sauts dans des conditions opérationnelles avec le parachute G9, sa gaine de transport et son armement.

La première étape de la phase de saut opérationnel débutera par 8 à 10 sauts individuels de maitrise de la chute libre en gaine et d’apprentissage du pilotage de la voile du parachute G9. Chaque stagiaire devra exécuter un certain nombre d’exercices en chute et sous voile dans le but d’appréhender sereinement et en toute sécurité les situations d’instabilité en chute avec gaine (exercice de déséquilibre volontaire) et de pilotage sous voile à proximité d’autres parachutistes. Par la suite, après cette phase individuelle, vient une phase de saut opérationnel en équipe. Au cours du stage, cette période sera déterminante car les stagiaires seront confrontés progressivement à la réalité du saut opérationnel en équipe constitué. Il s’agira, pendant 8 à 10 semaines, de faire évoluer 8 à 10 stagiaires en chute à proximité les uns des autres, de jour comme de nuit, dans le but de poser cette équipe constituée sur une zone de mise à terre de plus en plus restreinte (un terrain de 30 mètres sur 30)

Les deux dernières semaines du stage seront consacrées à l’apprentissage de l’Infiltration Sous Voile (I.S.V.). Très technique, ce type de saut ne constitue pas malgré tout une difficulté particulière pour le chuteur. C’est en réalité la préparation préalable de ce saut qui s’avère particulièrement délicate. En effet, pour effectuer un saut de ce genre, il faut déjà prévoir une demi-journée principalement dédiée à l’étude des cartes, des messages météorologiques et aux calculs de points. Ces calculs de points consistent à mettre en œuvre le système de navigation des chuteurs opérationnels (S.N.C.O.) – composé d’une calculette, d’un G.P.S. et d’un compas boule – en intégrant les données suivantes : forcez, direction et puissance des vents, à partir du largage du parachutiste jusqu’à son arrivée au sol (en relation avec le message météo de la cellule météo de l’armée de terre de Satory), la finesse (distance horizontale parcourue par rapport à la distance verticale subie) de la voile du parachute et enfin la masse équipée du parachutiste. Ainsi, l’équipe pourra fixer le point de largage à partir duquel, après le déploiement des parachutes, cette dernière commencera son Infiltration Sous Voile. Le but reste avant tout d’utiliser les vents à bon escient afin d’atterrir dans les meilleures conditions sur la zone préalablement définie avant le saut. Au FL 120 (environ 3.600 mètres), sans bouteille d’oxygène, le chuteur peut effectuer, en moyenne, une infiltration d’environ 12 kilomètres. En revanche, au FL 240 (environ 7.200 mètres), la distance moyenne d’infiltration est de 30 kilomètres.
Cette technique présente, évidemment, un grand intérêt sur le plan tactique. En effet, elle permet, dans certaines conditions, de larguer une équipe de chuteurs à partir d’un espace aérien sécurisé et de mettre en place ces derniers en zone hostile.

A quoi servent les « chutops » au sein d’une unité ?...

Les chuteurs opérationnels sont généralement mis en place en avance de phase des unités et ceci dans le but de mener des missions de renseignements, d’action derrière les lignes ennemies, la combinaison des deux permettant généralement de préparer la mise à terre d’autres éléments, le plus souvent par aérolargage. Ils doivent donc être entrainés à évoluer en autonomie complète dans un milieu tactique et géographiquement très hostile. A ce titre, on exige que ces derniers possèdent un remarquable niveau physique et technique. La réussite de leur mission sera déterminante pour les missions des unités mises en place par la suite. Ces chuteurs appartiennent à des équipes très spécialisés dont chaque élément maitrise parfaitement son domaine d’emploi et doit, le cas échéant pallier l’absence d’un coéquipier.
Ainsi, une équipe de « chuteurs ops » se composé généralement d’un officier, de deux transmetteurs, d’un infirmier, d’un binôme « renseignement/photo », d’un binôme « appui et tireur d’élite », et enfin d’un binôme « franchissement et mobilité ». Cependant, en fonction des unités et des missions, cette organisation peut être très différente.

Comment choisir ces futurs chuteurs ?

Dans les unités, les officiers, les sous-officiers et les EVAT aux capacités intellectuelles, techniques, physiques et psychologiques supérieures à la moyenne sont d’abord sélectionnés. La formation, par la suite, sera longue et exigeante et impliquera la maitrise de nombreux savoir faire : les transmissions, les soins d’urgence, l’armement et le tir, les cadres de missions, le franchissement, le corps à corps, l’effraction, la manipulation des explosifs, la survie ou encore le saut opérationnel à grande hauteur.

Au total, entre la formation en équipe aux différentes techniques et le stage "chuteurs opérationnel", il s'écoule pratiquement un an...


DES ÉQUIPES D’ÉLITE CHEZ LES PARACHUTISTES


Un régiment parachutiste de la 11ème Brigade Parachutiste compte environ 20 commandos pour 1.000 hommes. De même, sur les 7.000 parachutistes de la brigade, seuls 160 sont chuteurs opérationnels. Ils sont tous volontaires, motivés et prets à réaliser des missions tactiques et techniques très pointues, souvent dans un milieu hostile et éprouvant.

Amitiés parachutistes
RAGUS60


Dernière édition par RAGUS60 le Mar 18 Oct 2011 - 18:29, édité 2 fois
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RAGUS60
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MessageSujet: LA FORMATION S.O.T.G.H.   Mar 18 Oct 2011 - 18:24

Bonjour à tous,

Comme le sujet de ce forum est pointu et sensible et qu'il vaut mieux "rester dans les clous", je me contente de vous retranscrire, mot pour mot, le texte que l'on trouve dans l'excellent livre du Lieutenant Benard-Crozat, "E T A P", aux éditions Crépin-Leblond.


LE SAUT OPÉRATIONNEL A TRÈS GRANDE HAUTEUR (S.O.T.G.H)


Ce stage a lieu deux fois par an, à raison de 12 chuteurs par cession. Par cession. Par conséquent, les places pour y participer sont particulièrement recherchées.

Quelle est la différence entre le SOTGH et le SOGH ?

Le saut opérationnel à très grande hauteur peut être réalisé jusqu’à une hauteur de 7.300 mètres (FL 240) et nécessite que tous les chuteurs soient équipés d’appareil d’oxygénation. Ainsi, pour l’infiltration sous voile sous oxygène, les chuteurs opérationnels peuvent atteindre une distance de 30 kilomètres en étant largués à 7.300 mètres d’altitude. C’est un stage délicat avec toutes les contraintes liées aux hautes altitudes telles que le froid ou le manque d’oxygène.

Pour postuler à ce stage, il faut bénéficier d’une longue expérience de chuteur opérationnel en équipe. La formation portera essentiellement sur les calculs de points de relaxation, des dangers liés à l’oxygène, l’infiltration sous voile à très grande hauteur et la pratique des sauts avec équipement. Il faut 45 minutes de vol sous oxygène avant d’effectuer le saut de façon à ce que l’organisme assimile l’inhalation d’oxygène. C’est donc un saut très particulier et très technique, qui nécessite une préparation parfaite et un soutien irréprochable au profit des dériveurs y compris à l’intérieur de l’aéronef : spécialiste en matériel parachutiste, un médecin qualifié oxygène et- largeurs spécialisés. A l’heure actuelle, le SOTGH est une spécialité très recherchée qui nécessite beaucoup de moyens spécifiques par ailleurs comptés.

La plupart des stagiaires proviennent des forces spéciales mais cette formation peut s’étendre également à quelques chuteurs opérationnels de la 11ème B.P. et CIRP, dans le cadre, en particulier, des campagnes d’entrainement SOTGH au Sénégal, à Cognac ou encore à Orléans.

Amitiés parachutistes
RAGUS60
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zriri
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MessageSujet: le Brevet des Chuteurs "Ops"   Mar 18 Oct 2011 - 19:35

Salut à tous,
(ma petite contribution)
zizi

Pour le plaisir des yeux,

le Brevet Chuteur d'un Copain et les écussons du GIGN 1 & 4 (les chiffres pour les Régions Militaires, le 4 était une des composante de l'Escadron Parchutiste à Mont de Marsan : 2 GIGN ont été crées simultanément le N° 1 était basé lui en Région Parisienne à Maisons-Alfort mais n'était pas TAP à l'époque il a fallu attendre Février 1976 et avec beaucoup de pugnacité de la part de Christian PROUTEAU pour y arriver !
Finalement , les 2 Groupes fusionnent à MAISONS-ALFORT au sein du 2ème Groupement de Gendarmerie Mobile. Le 1er Sept.1982, le GIGN s'installe à SATORY (VERSAILLES) puis intègre le G.S.I.G.N. formé de l'EPIGN (Ex Escadron Para) et du GSPR (Groupe de Sécurité de la Présidence de la République) et aussi du Groupe Instruction (menbres issu des 3 unités)
la caserne du GIGN à Versailles-Satory prendra le nom de PASQUIER RAYMOND : le 1ER MORT DU GIGN, et ancien du GIGN 4 de Mont de Marsan) Le MDL/C Raymond PASQUIER, a été mortellement blessé, le 23 avril 1977, au cours d’un exercice d’entraînement particulièrement périlleux, sous les yeux de ses proches. il a également donné son nom à la 95ème Promotion d'élèves-Gendarmes de Montluçon en 1995, mais pas d’insigne réalisé



le Brevet Chuteur Ops Balanger Michel N° 454 en 1974, envoyé au stage car affecté au GIGN N°4 ( jeune unité créée le 3 Novembre 1973)




les rarissimes écussons des GIGN 4 & 1
le N°1 gentiment Dédicacé par Prouteau lors du 20ème anniversaire

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